Drop In Bass découvre le Nexus

C’est la première soirée Dubstep indoor (en intérieur) à laquelle nous assistons depuis deux ans, et on frétillait d’impatience ! Avec un bien meilleur système son que celui de la Plage de Glazart, et au milieu d’un mapping projeté à 360°, il est l’heure de découvrir le Nexus sous les basses fracassantes de la Drop In Bass, après les drums galopantes de la Get In Step quelques semaines avant.  

Queue fluide, fouille convenable, bouchons d’oreilles à disposition au vestiaire, et nous voilà entrés dans le Nexus, à Porte de Pantin.

Roi Os ouvre cette soirée, devant un public encore peu nombreux – sûrement dû aux horaires inhabituelles d’ouverture à 22 heures. Le DJ a concocté un set de Deep Dubstep dark, aux wobbles résonnants et bien deeps. Il a notamment passé ses dernières releases Flins (Monsters Music) et Fuck HS (Juize Box). Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas entendu ce genre de profondeurs, et c’était parfait pour débuter en douceur cette Drop In Bass. 

Entre deux, nous passons faire un tour au fumoir. On adore le fait qu’il y ait un hall entre la salle et l’espace extérieur, mais déplorons l’absence de lumière dans ce dernier. Pour retrouver ses amis dans le noir, c’est un challenge ! Néanmoins, on a de la place et ça fait plaisir.

De retour à l’intérieur, après avoir pris une bière auprès des barmaids super sympas, on entend Hurtbox prendre la relève et commence à raviver la soirée avec un Dubstep plus vif et méchant ; l’heure de l’échauffement est arrivée et on commence à se mettre dans le bain.

Car, c’est qu’il faut bien se mettre en forme pour l’artiste suivant : CHIME. Le DJ nous avait offert une superbe performance il y a deux ans de ça au Carré Montparnasse, avec Modestep. Et nous sommes ravis de le voir arriver sur scène, flanqué de son Dubstep mélodique comme on l’aime et le connaît. Nous sommes néanmoins un peu tristes que la sono ne suive pas forcément au niveau des réglages nécessaires pour ce genre Dubstep aux wobbles vrillants et aux mélodies subtiles.

C’est ensuite Effin qui s’installe aux platines et le moins qu’on puisse dire c’est qu’on se prend une claque de nostalgie en plein corps ! On sent que le public attendait l’artiste, venu tout droit de Los Angeles, et à raison car c’est sa première date en France ! C’est donc aussi la première fois que nous entendons ses sons – d’habitude joués sur nos enceintes ou écouteurs – en live. On prend un malin plaisir à chanter sur Toxic de Britney Spears remagné par le producteur déchaîné. C’est avec joie qu’on se mange 1h30 de violence entremêlée de douceur, dans la continuité de son prédécesseur Chime. On apprécie particulièrement l’enchaînement des deux DJ. Le set se conclut par un sitting comme lors du set de Dirtyphonics and Friends à la Dream Nation 2021.

La salle se teinte de rouge et un nom apparaît sur le bandeau d’écrans qui nous entoure : INHUMAN. “C’est qui ?” chuchote une voix dans le public. On connaît pourtant bien l’individu qui prend le contrôle du Nexus, car il n’est autre que Code:Pandorum. L’artiste qui nous a habitué à du Dark Dubstep pendant des années change de bord et dévoile son nouveau projet sous le personnage Inhuman : “the overseer of a futuristic dystopian world” (le superviseur d’un monde futuriste dystopique). On entendra notamment son remix de Good News de Apashe, premier son publié avec sa nouvelle identité.
Bon il est vrai qu’on savait que ce serait différent mais, malgré quelques uns de ses anciens tracks Deathstep et Tear-Out (qu’on a kiffé), nous avons très majoritairement entendu de la Techno.
Bien que l’on adore la diversité que l’on peut trouver en soirée Dubstep (il n’est pas rare d’entendre de la Drum’N’Bass par exemple, ce qui n’est pas le cas dans tous les évènements qui se contentent souvent d’un seul style et de ses sous-genres), nous nous demandons s’il continue d’avoir sa place dans des soirées considérées Dubstep si la majorité de son set est axé Techno, Trap… Nous avons tout de même passé un bon moment, plein de découvertes et nous encourageons son renouvellement musical !

Pour les deux dernières heures, on finit par Akirah puis Bizo qui nous balancent du sale sur fond de visus sombres, têtes de mort… Le premier nous envoie ses doubles drops et ses wobbles bien résonnants qui lui sont propres, tandis que le deuxième nous termine en beauté avec des basses bien assassines (et on kiffe).
On apprécie d’ailleurs beaucoup les animations bien plus énervées que celles du set précédent et en adéquation avec le Dubstep et le Riddim qui se jouent. On a vrillé sur le remix de Angel Style de Svdden Death, et on a vraiment pu se défouler pour la fin de soirée ; si la fatigue se faisait sentir avant, elle s’est envolée pendant ce moment.

Pour résumer notre ressenti : malgré le gros potentiel du lieu et l’armada de virtuoses de la scène – soigneusement choisis comme toujours avec les line-up de 193 Records -, on regrette néanmoins une calibration peu nette et un manque de lumière qui nous font penser qu’il est possible d’encore plus exploiter le lieu et de savourer entièrement l’expérience auditive Drop In Bass.
Bien qu’on ai senti quelques moments de retenue, les artistes ont délivré avec force des performances éclectiques et nous ont totalement retournés ! On repart avec le sourire sur les lèvres et l’impatience de pouvoir retrouver la fréquence habituelle de soirées Dubstep… Merci aux orgas, au staff, aux artistes qui ont tout déchiré et à vous, le public !

BASS IS LIFE, BASS FOR LIFE

Crédits photo : Xerce, Drop In Bass

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