Dream Nation Festival 2021 : Une édition à couper le souffle

Il y a un peu plus de deux semaines, le Dream Nation Festival faisait son retour après deux années de sevrage forcé (tant pour les organisateurs que pour le public), et ce pour la 1ère fois en extérieur au Bourget. Nous avons passé la soirée du samedi soir sur la scène Bass Music, retour sur ce moment hors du temps.

Tout d’abord, un grand merci et un grand bravo aux organisateurs pour ce moment. Pour la 1ère édition en extérieur et sans infrastructures pré-existantes, le défi a été relevé avec brio ! L’entrée était fluide, l’équipe de sécu souriante, des stands de merch, des foodtrucks et les scénographies étaient de grande qualité, le site était très bien organisé : nous avons eu l’impression d’être dans un véritable festival. Le manège renforçait cette sensation, avec ses couleurs brillantes et les cris qui s’en échappaient.

On déplore légèrement le fait qu’il n’y avait pas de coin « chill » avec des tables ou chaises afin de pouvoir s’asseoir, on imagine qu’en cas de pluie le béton aurait beaucoup moins chaleureusement accueilli nos petits fessiers… Mais comme la météo est toujours clémente avec la Bass Music, il n’est pas tombé une seule goutte d’eau sur nos k-ways ; nous avons d’ailleurs pu les ranger aisément dans les casiers/lockers accessibles, puisque situés à l’intérieur du festival. Et ça, nous avons énormément apprécié ! Il y avait assez de toilettes pour tous, de bars, et une attente raisonnable par rapport aux 20k de participants présents ! En bref une réussite (et même si on les adore, ne retournez pas aux Docks, restez en extérieur).

Ceci étant dit, revenons aux artistes. Nous rentrons sur le site pendant le set de Niveau Zero et le français ne semble pas remarquer qu’il restait encore 8h de son derrière lui ! L’expérimenté boss de plusieurs labels sait manier les platines. Les bangers tombent déjà et le public, bien que pas encore nombreux, commence à s’échauffer la nuque. Les prémices d’une soirée dantesque se font sentir…

En effet, après la nuque se sont les jambes qui ont pu se chauffer. Pas de Majistrate, Upgrade et Nu:Elementz ? Pas de soucis et voici Sub Zero, Critical Impact et DJ Original Sin pour un set alliant Jump-Up, Roller ou encore Deep Drum’n’Bass. Et les réactions de la foule grandissante ne trompent pas, cela faisait du bien de skanker sur des bass lines si lourdes et des drumbeats si prenants ! Un énorme sourire et une sorte de libération se dégage de ce set de qualité et ce n’est que le début.

Et grâce à une timetable bien pensée, c’est dans cette bonne humeur ambiante que Phace et Misanthrop sont arrivés pour un B2B dans la continuité parfaite avec ce à quoi nous assistions. Et quel B2B ! C’est deux là parlent le même langage et leur complicité transpirait sur nous. Leur technique de mix n’est plus à démontrer et nous avons pu profiter d’un set d’une cohérence incroyable. Les releases du label Neosignal représenté par Misanthrop s’associaient parfaitement avec les sonorités de Phace sous un ciel finalement clément avec les festivaliers.

Et puis il y a eu Eptic. 4 ans d’absence dans l’hexagone, un retour de roi. S’il y a bien un set que l’on voudrai revoir c’est celui là. Les superlatifs nous manquent pour décrire ce qu’il s’est passé pendant cette heure. Une avalanche de bangers a déboulé et le Bourget s’est littéralement fait retourner ! Le Belge nous a gratifié d’une pluie d’ID et de collabs toutes plus monstrueuses les unes que les autres (Eptic si tu lis ces lignes, s’il te plais sors un album). On retiendra notamment le passage de « Shadow People », cette collab avec Svdden Death qui nous a scotché ou encore ce désormais célèbre son qui accompagne le moment wall of death du set. Le seul regret sera peut être les visuels qui n’étaient pas adaptés à la scène mais c’est un petit détail face au bonheur de ce moment.

Et que dire du public qui accompagnait chaque set ? Sans vouloir être chauvin, on vante très souvent le public français pour sa ferveur et cela c’est clairement vérifié lors de cette soirée. Quel plaisir de voir une foule en symbiose, vibrer pour chaque artiste, chaque drop, chaque prise de parole. Des applauses sincères pour chaque set et un bonheur plus qu’apparent sur chaque visage. Si cette soirée était spéciale c’est aussi grâce à vous !

Dirtyphonics ouvrent ensuite sur un drop de Dubstep bien gras et on sent qu’ils étaient attendus car la foule est toujours en feu après le passage de Eptic. Comme d’habitude ils balancent un set en alternance parfaite entre le dubsetp et la drum’n’bass. Un peu avant la fin de leur set, ils nous préviennent qu’il reste 5 minutes et alors s’organise un pogo dans la joie et la bonne humeur face à une scène toute de rouge vêtue. Nos français réaffirment ce qu’on savait déjà : ils sont une valeur sûre et ne nous déçoivent jamais !

C’est alors au tour de Doctor P de venir nous faire headbang. Et bien que nous ayons un peu critiqué ses sets (à tord ou à raison) depuis quelques années, nous avons ce coup-ci été bluffés ! Son mix a oscillé entre Oldschool et des bangers plus récents et nous avons adoré l’ambiance qui en a découlé. On retiendra notamment « Money », « Throwing Elbows » du Papa Excision et la réaction du public sur le remix de Skrillex de « Badman » qui montre que malgré les années et les critiques, il est toujours d’actualité dans les cœurs, et bien entendu cette collab de dingue avec Funtcase ! De plus contrairement à Eptic, les visuels de Doctor P étaient totalement adaptés à la scénographie pour un rendu qui collait parfaitement au set. Nous pouvons le dire, nous avons vraiment passé un bon moment durant cette heure.

Killbox réenergisent la foule qui vient pourtant de se faire assommer par les sets précédents, et nous offrent un set tout en cardio. On aura entendu entre autre l’incontournable Dead Limit de Noisia, ou encore Tarkin de Pythius ! Leur album sorti sur RAM Records passe aussi sur les ondes pour nous montrer que leur technique de production est aussi aiguisée que celle de mix. Les dnb lovers en prennent pour leur grade, et le duo – composé de Ed Rush et Audio – donne une cadence incroyable. Des visuels noirs et blancs très graphiques passent sur un fond de Neuro qui tabasse et on sentirait presque les pieds galoper à l’unisson sur le béton.

Deux nouveaux frenchies, SampliFire et Ivory, montent alors sur scène. Un set fait pour les amoureux du Riddim et du Dubstep bien sombre. Open énervé et assassin, c’est l’avant dernier set et on voit bien qu’il y a beaucoup d’énergie à revendre. Cela fait du bien de pouvoir extérioriser toute une violence musicale que nous n’avons pas pu décharger pendant deux ans… Les bangers s’enchainent avec leur derniers EP respectifs et quelques ID bien senties comme le nouvel EP d’Ivory ou cette collab à couper le souffle entre Samplifire et Versa ! En bref, une boucherie comme on en a l’habitude avec ces deux là.

Nous sommes bien entendu très tristes de ne pas voir le soleil se lever sur Trampa et Badklaat, ce qui aurait été un closing incroyable, mais nous ne sommes pas déçus du choix secondaire qui a du se faire pour cause d’empêchement des deux artistes : DirtyPhonics and friends qui sont venus ravir la scène lançant au micro : « Paris, pour la France ! ». Et pour cause, c’est une pluralité d’artistes français qui a pu prendre le contrôle des platines pour un set ON FIRE. On aura entre autres entendu Evilnoize, Ivory, Dr Ushuu, Ecraze, Graphyt Samplifire, Owlerz, HOL!… Un joyeux bordel sur la scène et dans la foule commençant à diminuer. Mais les survivants ont été gâtés car les artistes présents ont profité de leur passage pour nous balancer des IDs et des VIPs, avec notamment « Show Me » (WIP) de Zeden, et « Ain’t no time to fuck around » VIP » de The Fryks. C’est donc les jambes lourdes et la nuque douloureuse que nous nous quittons sur une magnifique dernière ovation.

Que dire pour clôturer cette soirée et cet article ? Nous voulons vraiment insister sur les REMERCIEMENTS sans fin qu’on donne aux orgas pour nous avoir immergés dans un festival comme cela faisait longtemps qu’on en rêvait ! La scène était incroyable, ornée de son X central et nous en a littéralement fait voir de toutes couleurs. Les artistes étaient clairement au rendez vous et le public a parfaitement accompagné ces retrouvailles. On a surtout pu enfin se défouler ensemble dans un espace ouvert et bien pensé. Nous repartons du Dream Nation Festival le cœur rempli, le sourire aux lèvres et la tête dans les nuages, emmenés par cette magnifique fusée éclairé par l’aube naissante.

Crédits photos : Tribudenuit, tomophotographics, Designatic, Xerce

BASS IS LIFE, BASS FOR LIFE

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