RAMPAGE OPEN AIR : LE DEBRIEF

C’était leur tout premier festival et on les attendait au tournant ! Avec une réputation comme celle de Rampage, les standards étaient hauts. Après avoir tout dévasté au Sportpaleis ces six dernières années, Rampage a décidé de passer à une  nouvelle formule. On vous emmène découvrir ou re-découvrir l’Open Air des 26 & 27 juillet dernier !

Découverte du festival

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C’est aux alentours de 14h30 que les bus Green Motion nous déposent sur le site. C’est donc chargés de nos backpacks et de nos tentes que nous nous dirigeons vers l’entrée du festival sous une chaleur écrasante. Il ne nous aura fallu que quelques minutes de patience afin de valider nos accréditations et de rentrer sur le site. Déjà un très bon point. Direction l’installation de nos petits lits douillets sous les massives éoliennes du site de Lommel. C’est alors que la découverte du festival peut commencer.

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L’ATTENTE
Deux son de cloches : ceux qui arrivent en milieu d’après-midi sont confrontés à une longue file d’attente, sans pour autant être démunis de leur enthousiasme à l’idée de goûter ce nouveau format Rampage. Pour les « retardataires » qui débarquent à 18 heures, il n’y a presque aucune queue, les bracelets et la fouille des sacs se déroule avec fluidité. Ces dernières sont plus ou moins rapides et précises, mais c’est une habitude présente dans presque tous les festivals.

Un point noir : ceux arrivés en fin de matinée et début d’après midi en pleine canicule (thermomètre frôlant les 37) comme Sacha constatent qu’il n’y a qu’un seul point d’eau sur tout le festival (camping et scène) et les bouteilles d’eau sont à 4€… La réponse du festival ? « Les secours sont là pour aider en cas de soucis ».

Pour entrer sur le site de la boucherie même, nous n’avons jamais attendu plus de cinq minutes ! Il n’y avait pourtant que deux files lors des fouilles durant les 2 jours de fest, on est obligés de tirer notre chapeau aux orgas !

Premières impressions : tout est facilement accessible et cela rapidement de par la petite taille du festival. Pas besoin de faire des kilomètres pour aller d’un point à un autre. Il ne nous faut que quelques minutes de patience supplémentaires pour rentrer dans le festival même. Le site n’est pas très grand avec, sur la droite le petit chapiteau qu’est la Fury Stage dédié à la Dnb, la Frenzy Stage pour le Dubstep à gauche, et la Main Stage au fond. On se dirige vers la scène où la première prestation que nous voulons voir commence : Da Force.

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Nous allons donc sur la Frenzy Stage ; une imposante scène faite d’armatures en métal et d’écrans LED en losanges. Premier mot venu à l’idée : original ! Un espèce de hangar où l’entrée se fait par l’arrière, des ouvertures semi partielles qui se situent sur les côtés, et permettent a l’air de circuler (ainsi que la pluie, mais vu la chaleur dégagée par tous les corps dansant à l’unisson, on en serait presque rafraîchis.)

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Après un bonne entrée en matière nous nous dirigeons alors à la Fury Stage, scène principale du festival en forme de dôme. Et là, niveau scénographie, pas déçu. Des lazers en veux-tu en voilà, tout un light system disposé à la verticale et le fameux grand logo Rampage au milieu surplombant le Dj. Bon, pas non plus la scéno du siècle mais nous n’en demandions pas plus pour satisfaire nos yeux. Pour ce qui est des oreilles, c’est le crew Distress Signal qui est aux platines. Composé de Kanine, K Motionz, Simula et IC3, ces quatre clampins ont réussit un set très rythmé en alternant Jump Up stridente et grasse puis quelques hits du moment comme hackers de Metrik. Bon et efficace !

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Déjà de retour sur la Frenzy Stage pour Ecraze & Graphyt où nos deux frenchies ont lâché une grosse bombe dès le début du festival avec un set remplie de Dubplates. On entendais les barrières de la première rangée s’accorder à 75 BPM surtout pendant Mega Punch VIP de Calcium. Bref, grosse ambiance comme d’habitude avec ces deux là. Bien que la salle soit peu peuplée, c’est une boucherie ! Quant à Savage Society, on peut dire qu’ils portent bien leur nom, puisque c’est à l’état sauvage qu’on retrouve la Riddim, assassine et violente.

La pluie s’arrête aux alentours de 21 heures, et nous permet d’errer un peu sur le festival. On constate avec plaisir que les orgas ont pensé à couvrir les infrastructures : les scènes, les tables, les bars et les points « chill » avec hamacs sont protégés de la pluie, et nous avec !

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Le temps d’assister à quelques figures de skate et de manger un hamburger (pas super bon) et nous nous retrouvons sur la Fury Stage avec AMC & Turno pour un set gonflé à bloc. Des hits Dancefloor double dropés avec des hits Jump Up, voici en quelques mots comment résumer ce que nous ont proposé les deux anglais et c’est là que nous nous dirigeons à nouveau vers la Fury stage pour ne plus en bouger.

« J’étais en train de fumer une clope sur les tables à côté de la rampe, lorsque je vois un skate littéralement voler pour venir finir sa course sur l’épaule d’un festivalier en train de manger ses pâtes. L’idée de base est sympa, mais pas très sécu dans la réalisation ! » Marine

Dubstep Session

Deux poids lourds du Dubstep – inscrits dans le game depuis des années – jouent depuis environ 20 minutes quand nous arrivons. Emalkay B2B Subscape. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas entendu un set pareil. Du bon gros dubstep pur et dur comme à l’ancienne. Oh que c’est bon !

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S’en est suivie l’arrivée de SVDDEN DEATH. Après son passage marquant à la Animalz, il était l’un des artistes les plus attendus de tout le festival. L’américain n’a évidemment pas déçu grâce à un set blindé de ses propres productions et VIP de celles-ci.  Après seulement 5 minutes, toute la foule headbang en rythme pour une collision incroyable !  Sans doute l’un des set les plus marquants du festival.

« Il sait exactement quoi faire et où appuyer pour nous faire jouir » – Anonyme entendu dans la foule

Encore un B2B juste après avec 12th Planet B2B Doctor P. De grosses prods et des bangers, la recette classique pour un set sans grande originalité mais qui parvient tout de même à nous satisfaire. Jump up et neuro sur la fin qui nous fait bien danser, nous et la foule avec. Allez accordé !

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Virtual riot s’installe aux platines et ouvre son bal sur un remix de Skrillex et Nero – Promises pour une intro appréciée et a enchaîné avec un set mélodique qui ressemble bien à son dernier mix.

Step Two

Les nuages nous permettant de ne pas nous faire tabasser par le soleil tôt le matin, c’est en pleine forme que nous nous levons après une bonne nuit de sommeil. Chose rare en festival ! Alors, bien que le soleil ne soit pas au rendez-vous, c’est un mal pour un bien.

« La partie même du camping est, à notre arrivée, légèrement décevante : les bénévoles nous placent en fonction des zones disponibles, c’est donc un peu compliqué de vouloir se placer avec ses copains et copines. On constate également que les tentes s’entassent les unes sur les autres, le point positif c’est que ça ne manque pas de convivialité ! » Léa

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Avant d’entamer la deuxième journée de festival, on mène notre petite vie sur le camping : douche chaude qui fait du bien, petit-déjeuner frugal (plus facile pour ceux ayant apporté leur nourriture sur le camp), un petit tour à la scène camping plutôt sympa (exclusivement Jump-up et Riddim) et surtout beaucoup de fesses posées sur des chaises de camping à écouter nos sons préférés (Sub Focus – Solar System) en fumant notre petite clope.

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Le début de la seconde partie du festival s’annonçant doucement, nous nous dirigeons vers 15h sur le site. C’est parti pour la deuxième journée ! Le premier set que nous sélectionnons est celui de Mollie Collins sur la Fury Stage, une jeune Anglaise folle de Jump-Up. Après quelques minutes, nous sommes ravis de constater une chose : NO REWIND ! En plus de ça, elle aura réussi à tirer son épingle du jeu par un set assez bien fini.

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Nous ne changeons cette fois-ci pas tout de suite de scène pour assister à Franky Nuts B2B NCT. La stage commence vraiment à se remplir pendant leur set variant Brostep Mélodique et Jump-Up. Étonnant mélange de style mais qui fonctionne surtout lorsqu’on sait à quel point les belges apprécient la Jump-Up. Mais c’est pendant All I Want de Franky Nuts lui-même que nous ressentons particulièrement une réaction de la foule. Normal, en même temps c’est un de ses classiques.

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Sur la Frenzy Stage, c’est Chime qui ouvre le jeu avec de la Brostep à l’ancienne, une dubstep euphorique et mélodieuse, aux vocaux qui rappellent presque ceux de la liquid par moments. 

De retour sur la Fury Stage, c’est Pegboard Nerds, très peu présent sur la scène française ces temps-ci qui explose tout avec un bon set Brostep comme on aime. On se met à d’autant plus kiffer lorsqu’ils passent pour l’une des premières fois depuis sa sortie «  Lost Souls » de Knife Party. Grandiose ! Les visus sont impressionnants lorsqu’on se situe en face, rappelant ceux de Rampage Indoors (leur plafond de LED nous manque par ailleurs).

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Le duo laisse alors place à Metrik qui nous sort un set toujours aussi bien calibré et fourni tant en nouveautés qu’en bangers. Son désormais culte « Hackers » , le très prometteur « Solar Sytem » de Sub Focus ou encore « Neighborhood » de Culture Shock y passent. À chaques fois, Metrik prouve qu’il à sa place parmi les meilleurs de la scène dnb Dancefloor. Indiscutablement. Mais notre programme nous fait bouger de scène puisque d’autres énormes poids lourds de Dubstep cette fois sont en train de se produire.

Figure B2B Midnight Tyrannosaurus. Alors là on s’en est clairement pris plein la gueule ! Drop sur Drop tous plus violents les uns que les autres, les deux américains ont su proposer ce qu’ils savaient faire de mieux. Du Dubstep aigu et distordu de Figure à celui bien graveleux de Midnight, le cocktail fut redoutable. Certainement le B2B le plus épique de ce festival. Et ils nous ont ravit en passant Don’t Stop Me Now de Queen! Ils ont fait chanter la foule en coeur et c’est un moment qui reste gravé dans les nôtres.

 

Dernière ligne droite

Au tour de Current Value d’enflammer la Frenzy Stage. Mauvaise nouvelle, pas de CVAV 2.0 suite à un souci. Bon, pas de panique, l’allemand est toujours là  et nous fait voyager dans un mix aux sonorités stridentes et métalliques. Difficile de ne pas s’imaginer un circuit imprimé en train de surcharger lorsque l’on écoute sa musique si singulière. Le culte « That Smile » retenti comme une bombe dans une ambiance sombre ou le lightshow assure tout à fait le coup. Juste après se produit Riot Ten, un Texan qui nous a sorti un set dubstep plutôt traditionnel mais où les tracks nous ont quand même fait danser comme son excellent « Mosh Pit » réalisé avec Sullivan King et remixé par Badklaat.

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Il est temps maintenant d’aller assister à l’un des sets les plus attendus du festival. Celui de Dirtyphonics. Et pas n’importe lequel pour eux car c’est la première fois qu’ils présentent leur tout premier lightshow. Les deux Français ont comme à leur habitude tout ravagé sur leur passage en passant du Dubstep à la Drum’n Bass. Deux styles qu’ils aiment bien entremêler. Comme promis, on assiste à des visuels déjantés et un light show bien quali. Pour nous la meilleur prestation du festival. Sans discussion !

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LE FAMEUX LIGHT SHOW

On s’était posé la question dans notre article annonçant Rampage : qu’en sera t-il du light show Outdoors qui a largement contribué à la renommée de la version Indoors?
Evidemment le plafond amovible du Sportpaleis n’a pas fait le voyage, mais les orgas ont su assurer car les visus de la Mainstage étaient impressionnants, notamment durant les sets de Pegboards Nerd et Dirtyphonics. Les massifs panneaux lumineux nous ont même semblé plus adaptés que la configuration qu’ils avaient lors de Rampage Indoors en mars dernier.

La fin du festival approchant, Feed Me ne nous aura malheureusement pas enchanté par son Electro House un peu soporifique. Il nous aura alors fallu attendre Matrix et Futurebound pour clore le festival tout en beauté. Un set Dancefloor puissant où la technique est d’une précision chirurgicale. Tout ce qu’on aime. La bonne vingtaine de lasers aura été déployée une dernière fois pour notre plus grand plaisir. Pendant ce temps-là, sur la Frenzy Stage Phaseone et Barely Alive se sont produits pour un dernier massacre. Bref, closing parfait !

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Première édition réussie pour Rampage Open-Air. Un festival bien organisé sur son ensemble et surtout des artistes aux sets ravageurs ! La réputation qu’ils ont su acquérir grâce à leur événements à Antwerp s’est bien confirmé cet été malgré de petits points à revoir. Mais difficile de faire parfait pour une première édition sous le format festival. C’est donc le sourire aux lèvres que nous quittons le festival avant d’effectuer notre trajet pour revenir en France. Merci Rampage !

Crédit photos : B2Photography – dluxfotografie

 

Bass is life, Bass for life

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