Skurt is dead, la plus belle manière de dire adieu à la meute de Dark Pack

C’est le cœur lourd que nous retournions au Bikini puisque que nous allions assister à la dernière soirée de Dark Pack, association qui aura fait vivre pendant 4 ans la Bass Music à Toulouse. Et autant vous dire que leurs funérailles auront été digne de leur réputation ! 

A peine arrivés, nous remarquons une scénographie à la hauteur de l’événement puisque nous nous croyons en plein cimetière, avec des cercueils et des croix en bois disséminés sur la scène.

La soirée commence avec un showcase des différents artistes Dark Pack (nidhogg, Void One, AntiHero, Droflam et Rematerialize) en guise de dernier hommage.  La boucherie démarre alors pendant 1h30 avec trois sets différents, nous emmenant écouter du Hardcore, de la Drum et du Dubstep. Ce set warm-up qui n’y ressemble pas est d’une rare violence. De plus le public est au rendez vous, nous n’avons pratiquement jamais vu autant de monde si tôt au Bikini ! Preuve de l’impact que Dark Pack a eu sur les habitants de la ville rose.

show

C’est alors à Diskirz de diriger cette dernière messe et il le fait d’une main de maître. La salle est déjà comble et clairement en feu. Les bassheads se donnent à cœur joie à la barrière et la chaleur ne fait qu’augmenter. Le Français nous envoie aussi bien des classiques du genre que ses propres productions, notamment sa dernière collaboration avec Nacha, «Axis», ou encore son dernier EP sorti chez Bassweight Records. Le style est brutal et l’on ne demande que ça pour continuer cette folle soirée !

diskirz

Le grand maître de la soirée arrive alors. Patron des labels Never Say Die et Black Label, SKisM va juste lâcher un cataclysme sur la foule ! Double drop, triple drop, mitraillage de bangers, la technique du géant n’est plus à démontrer. Le Bikini se transforme en un océan déchaîné et rien ne peut le calmer. En plus de nous présenter les dernières sorties de ses labels, l’Anglais nous balance des sons que l’on entendra seulement en live comme l’explosif VIP de SVDDEN DEATH de sa track «Behemoth»

Et il n’est pas venu seul car MC ILLAMAN est au micro. Et ceux qui étaient sceptiques de voir un MC accompagner SKisM ont vite changé d’avis ! Il a parfaitement réalisé sa mission et se calait idéalement au set de son acolyte tout en arguant la foule pour nous faire exploser. Sans aucun doute le set de la soirée !

skism

Vient le tour de BadKlaat, producteur solide du label appartenant à son prédécesseur. Son set est comme on pouvait s’y attendre, parsemé de violence et de drops retentissants, comme la très fameuse «Wraith», fruit d’une collaboration entre Yookie et Hekler.
De Calcium à Flix et Motus, l’Anglais lâche son répertoire Riddim, ainsi que son classique «UK Cheese», mais tente aussi des tracks un peu plus mélodiques aux drops génériques… Décevant ? Pas tant que ça, car le public s’emballe de plus belle en attendant le retour de Sadhu.

badkl

Ce dernier prend donc l’assaut du Bikini avec plusieurs retours dans le passé, illustrant parfaitement la diversité sonore que cette soirée nous a concocté : l’incontournable «Sandstorm» de Darude, trolle toute la salle qui, bon enfant, continue de s’éclater dessus. Juste avant, l’Allemand, connu pour ses boucheries, lâche évidemment «Baptism of Fire», qu’il a produit avec D-Jahsta et 12gauge.
Nostalgie est décidément le mot-clé de son set : son remix de «Barbie Girl» de Aquaman a enchanté toute la salle, mais aussi «Sound of Champion» de Trolley Snatcha et MC Juiceman, qui nous a clairement réchauffé avant le B2B2B à venir. Merci Sadhu !

sadhu

C’est déjà l’heure du dernier set et on se rend compte que le temps est passé trop, beaucoup trop vite. Shiverz, Obey et Badphaze exécutent un set rempli de pépites Riddim, comme on s’y attendait. De plus, grâce à la fameuse acoustique du Bikini, on se sent planer, notamment sur «Ninjas» de Grym, qui donne lieu à une réaction enchantée du public toulousain. S’en suivent les nombreuses retouches sur les classiques de Subfiltronik, on a également senti l’animosité monter quand le trio a balancé l’énorme «Pattern Screamer» de Phiso, revisité par Rattrix.

La soirée se termine en Riddim et en émotions lorsque toute la meute de Dark Pack monte sur scène pour partager un dernier moment de communion avec son public, qu’on voudrait faire durer pour l’éternité…

monsterz

C’est la fin de cette monstrueuse soirée et de Dark Pack qui nous aura fait vibrer pendant 4 ans. Cette aventure se conclue de la plus belle des manières avec un public qui a pu montrer son amour inconditionnel pour cette magnifique famille et des artistes qui ont su être à la hauteur de l’événement. Vous nous manquerez ! 

end

Crédits photos : Louis Derigon Photography

BASS IS LIFE, BASS FOR LIFE

 

 

 

 

 

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