Ambassad est clairement montée d’un level avec sa deuxième édition

Il y a quelques jours, nous nous dirigions vers le dock Eiffel afin d’assister à la nouvelle édition d’Ambassad, tout juste un an après son lancement. Revivez avec nous, à travers ce nouveau report, l’intégralité de la soirée, avec les sons phares qui sont passés, quelques exclus ou encore les différentes ambiances. 

C’est avec un peu de retard que cette nouvelle édition d’Ambassad ouvre ses portes, laissant une petite demie heure aux deux parisiens Quasar et Tinky pour échauffer les premiers guerriers.

C’est dans une atmosphère assez envoûtante, aux basses bien appuyées que nous redécouvrons ce fameux plafond étoilé que nous aimons tant. Rien de mieux pour accompagner ce set principalement orienté Deep Dubstep où nous retrouvons «Rikk», leur collaboration, mais aussi Truth avec «Lion», ou encore DistinctMotive et son magique «Worthy».
Avec des passages Trap et un peu wonky, on peut dire que c’était un bon début !

Après ce petit set d’échauffement, Quasar & Tinky laissent place à oddprophet. Et pour sa seconde date en France, on peut dire qu’il ne fait pas les choses à moitié ! En effet, s’il y a bien quelque chose à retenir de ce set, c’est le nombre de dubplates. Eh oui, plus d’une dizaine, toutes aussi violentes les unes que les autres.

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Alors certes, nous aurons le droit à certaines de ses productions récentes, telles que «Inconvenience» avec Mastadon, ou encore son remix de «Rock Like This» de Svdden Death et Yakz, mais difficile de jouer uniquement sur ses productions avec un tel nombre de transitions, de doubles drops et de séances de chops.
Le jeune gallois nous a offert, pour son deuxième passage dans la capitale, un set digne des têtes d’affiches qui viendront plus tard dans la soirée, un grand bravo à lui !

Le prochain nous vient de Los Angeles pour sa toute première date en Europe et est très attendu du public français ce soir : Somnium Sound ! Et notre ami Cody s’impose immédiatement, nous annonçant une heure de violence pure, en commençant avec «Masterpiece» issu de son dernier EP «Bloomkeeper» !
La folie est au rendez-vous dans le public, et ne cesse d’augmenter, surtout lorsque retentit «Rise» de Voyd, dont Somnium est fortement suspecté d’en faire partie.

Transcendant est l’adjectif qui nous vient quant à la qualité du set qui nous est offert, tout dans la violence. La technique est bel et bien présente également, nous pensons notamment au double drop entre «Rocket Fuel» et «Perish Song» ou encore «In The Pit» avec «Casket» du jeune Mastadon qui s’accordent parfaitement.
Evidemment, comment passer à côté de «Fate and Fortune» ou «On That» qui font partie de ses plus gros succès et la foule le fait comprendre !

Arrive la cerise sur le gateau de ce set, le moment le plus attendu, il achève sa performance par l’énorme version VIP de sa collaboration avec Svdden Death «Angel Style» et laisse alors la place à un deuxième Américain…

jPhelpz fait son grand retour après des années d’absence en France (Splash de février 2016), et ça fait clairement du bien. Le producteur de St. Louis s’improvise comme une vraie tornade en balançant des titres tels que «Throwin’ Elbows» de Space Laces et Excision, «Runners» de Trampa, ou encore la monstrueuse «Bad Habit» de Carbin qui dévoile toute sa puissance en live.

Avec «Leveled» et «Hollup» entre autres, il nous montre par ailleurs l’étendue de son talent quant à la production… Ainsi, le public ressent totalement cette violence inouïe, lors de ce set à nouveau quasiment parfaitement exécuté dans la lignée de ses prédécesseurs.
Ce set que l’on peut qualifier d’incroyable a retourné la salle déjà bien remplie, et ce même après la boucherie de Somnium Sound !

L’heure tant attendue par certains comme tant redoutées par d’autres est venue, Doctor P fait son entrée sur scène, accompagné de son acolyte Mc Krafty.

Et c’est un régal ! L’un des papas de la planète Dubstep fait plaisir au public de la soirée en commençant avec un enchaînement explosif : son récent «Serious Sound» suivi de «Bass Canon» par Flux Pavilion.
Il continue alors dans sa lancée et nous livre un set très réussi avec des transitions moins sèches qu’à son habitude. Quant au Mc, sa présence est plutôt agréable.

Nous nous absentons alors une vingtaine de minutes pour aller nous entretenir avec le jeune oddprophet pour une nouvelle Bass Interview que vous retrouverez prochainement.
À notre retour, nous découvrons que Picto est passé en mode Drum & Bass, une véritable bouffée d’air ! Dans une soirée 100% Dubstep, ce petit clin d’œil ravit le public qui sautille sans s’arrêter. Mais où sont les haters DnB ?? (Rires)

L’Anglais retourne vite sur ses terres et fait littéralement exploser la salle lorsqu’il enchaîne avec «Party Drink Smoke» et sa version VIP par Cookie Monsta. Traditionnellement, nous aurons également eu droit à nombre de ses classiques comme «Tetris», «The Champage Böp» ou encore la version VIP de «Flying Spaghetti Monster» que l’on attend toujours.

Et place à la seconde tête d’affiche de ce soir, le déjà grand Sullivan King, qui vient nous assurer un show live qui s’annonce purement incroyable. Accompagné de son micro et de son Ibanez bleue électrique, le jeune américain enchaîne solos et exhale screams avec un talent incroyable : on peut vous dire que le petit Sullivan devait être un sacré métalleux !

Il nous fait alors part de la quasi totalité de son album «Come One, Come All», dont les fameux «Dropkick» et «Don’t Go», devant un public frisant l’hystérie. Nous avons également le droit à une magnifique dubplate en collaboration avec Excision (nous avons hâte de sa sortie !). L’énergie dégagée par sa prestation est dantesque, il enchaîne très naturellement entre chaque instrument, jusqu’à un solo de guitare final explosif.
Il faut bien le dire, Sullivan a fait le show et restera dans les esprits pendant très longtemps.

Arrive ensuite sans doute l’artiste le plus déjanté du line up ce soir, Subtronics gravit les marches de la scène et entame sa performance par sa collaboration avec Dirt Monkey «Warp Drive», représentant fièrement Subcarbon Records, le label dont il fait partie.
C’est alors un set bourré de technique auquel nous faisons face. Doubles-drops, chops à tout va, les transitions sont minutieusement réfléchies, bref l’Américain nous en met plein la vue et tout ça avec une énergie plus que débordante !

Avec un mélange de quasi tous les sous-genre du Dubstep, il nous envoie alors de véritables pépites comme «Hit Em» avec son pote Boogie T, ou sa version VIP de «Revenge Of The Goldfish» avec Midnight T. Moment inoubliable lorsqu’il troll tout le monde en laissant penser qu’un drop de Skrillex arrive mais le remplace par son «Ocean Lab»… Avant de laisser la main au dernier artiste américain de cette soirée, Subtronics nous fait l’immense plaisir de nous envoyer sa collab avec Ganja White Night qui ne saurait tarder à montrer le bout de son nez !

Deuxième exclu européenne de ce line up, Kyle alias Kompany s’avance et prends le relais derrière notre ami de chez Subcarbon.
Alors que nous nous demandions si la technique serait au rendez-vous lors de ce set, il nous drop la dubplate de SweetTooth & Lev3l en double avec «Rumble», et quel résultat ! Ivory, déjà monté sur scène plusieurs fois dans la nuit, rejoint cette fois Kyle alors que leur collaboration se fait entendre pour la toute première fois.

L’éclectisme est bel est bien présent lors de cette nouvelle performance made in USA, nous héritons même d’un son Trance qui, à notre grande surprise, réveille une nouvelle dose de frénésie dans ce public infatigable. Tout comme son prédécesseur, nous avons le droit à une petite blague lorsqu’il troll ses fans sur du Skrillex lui aussi, et met la salle en délire avec «We Like To Party» de Vengaboys avant de finir quelques instants plus tard par son magnifique remix de «Free Fall» par Illenium !

Et c’est désormais au tour de Four Horsemen de prendre le contrôle des platines. Après un Kompany survolté, les quatre Français décident d’en rajouter une couche et nous délivrent un set d’une énergie incomparable. La foule est en délire et pète littéralement un câble lorsque retentit «ANIMALZ», la seule production du groupe à l’heure actuelle.

Leur niveau étant par ailleurs relativement égal, il n’est pas rare d’en oublier les transitions entre artistes.
Passant tour à tour devant les platines, les frenchies nous gratifient de leurs plus grands anthems et collaborations : «93 Style» avec Virus Syndicate pour Ivory, «Travis» pour SampliFire ou encore «Whiplash» pour Ecraze & Graphyt.

Le set est millimétré et l’on ressent immédiatement le plaisir de partager une affiche avec ses amis à travers des visages et une énergie extrêmement communicative. Les doubles-drops et chops sont très nombreux, offrant des drops au spectre sonore souvent très chargé, vous débouchant littéralement les oreilles.
Un grand moment tant pour le public que pour les artistes, qui saluent avec amour leurs supporters, avant de laisser place à la note finale de cette symphonie.

Aux premières lueurs du jour s’avance enfin le «God», Code: Pandorum, venu répandre son Deathstep dévastateur aux nombreux vaillants soldats encore debout. Comme vous pouvez l’imaginer, son set commence tout en douceur avec une première exclusivité : la version VIP de «FVCK RIDDIM» avec MurDa, annonçant directement la couleur. La foule faiblit à peine et, de chop en double drop, Code: P nous envoie la sauce comme personne : «Multitude», de la dernière compilation signée Raw Audio Distortion, ou encore la totalité de son dernier EP «Outclass», dont la très remarquée «Sealed Misery», produite avec son protégé Qoeit.

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Après une bonne partie du set, le jeune allemand est rejoint par un de ses amis de longue date, Autodrive, venu balancer son remix de «Neon Demon». Les jambes sont bien lourdes et le dock a déjà déversé une grande partie de ses soldats quand vient l’heure de se dire au revoir. Une salve d’applaudissement et de sifflets retentit pour remercier Code: Pandorum et les artistes l’ayant précédé. Les visages sont souriants, les poumons se libèrent un peu de l’étreinte de la chaleur, et l’on parle déjà de partie remise.

Cette deuxième édition d’Ambassad est maintenant (déjà) terminée, nous avons passé une soirée de folie, le light show était vraiment beau à voir et les artistes vraiment incroyables ! Mention spéciale tout de même à Subtronics qui pour nous a été le maître de cérémonie ce soir, que ce soit par sa tracklist, sa technique ou encore sa présence scénique.
On se donne rendez-vous pour la troisième édition que l’on attend avec impatience, et pour ceux qui seraient partis avant la fin, Milas nous l’a annoncé pour avant décembre !

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Crédits photos : Designatic, Stoner Music, Tomo Photograpics, Valou

BASS IS LIFE, BASS FOR LIFE

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