Animalz ne cessera donc jamais de nous impressionner…

Il y a quelques jours, nous nous rendions au dock Pullman à Paris pour assister de nouveau à la plus grosse soirée Bass Music de France, Animalz. Une édition encore une fois plus que réussie ! Nous vous invitons à revivre cette folle soirée avec notre report.

Lorsque nous entrons dans le dock, la soirée n’est pas encore ouverte, plus que quelques minutes à patienter pour le public. Nous découvrons alors l’installation de ce soir avec laquelle ils ont prévu de nous en mettre plein la vue. Des écrans géants où nous y retrouvons des visuels qui promettent d’être de grande qualité, des lights sur des supports suspendus ou sur rails, et des lasers. Nous avons hâte que tout ça s’allume !

C’est parti, le Cookerz Crew est aux platines tandis que les premiers bassheads font leur arrivée. Petit hic, Nacha a rencontré des problèmes de transport, il n’est donc pas là et n’arrivera pas à temps pour sa performance.Cependant ses trois confrères ont bien pour but de mettre le feu pour lui, et c’est chose faite avec un set survolté !

Chacun leur tour Answerd, Jiqzy et Playfull enchaînent avec des sons d’une violence… Le public encore peu nombreux mais vite grandissant est déjà au taquet sur des tracks comme «Head Crush» de Badklaat ou «Impact» par Algo. Answerd fait ressortir la folie en nous lorsqu’il drop «Wook Laser» de Subtronics ou encore sur sa toute dernière prod, en exclusivité, «Hubble» !

Arrive maintenant un des moments les plus attendus, malgré que ce soit l’un des artistes à la plus faible notoriété ce soir. L’énigmatique Soltan gravit les fameuses marches et fait son apparition masqué d’un bandana, de lunettes et d’une casquette. Le mystère est complet, impossible de savoir qui se cache en dessous !

Soltan se présente par l’intermédiaire d’une voix off lors de l’introduction «I am Soltan, I’m here to bring my sound to you… …Are you ready for that ? I am beginning…». Il nous invite alors pour un voyage lointain avec des sonorités et des chants venant du Moyen-Orient et nous drop des sons exclusifs lui appartenant dès son arrivée. La salle se remplie désormais à une vitesse folle avec un public plus que réceptif.

Le jeune Iranien, un peu stressé au début, se lâche un peu plus à chaque son passé et nous envois plusieurs de ses pépites comme «Papu», «Sick» ou «The Realm». À chacun de ses morceaux l’effet est toujours le même, une horde d’animaux complètement déchaînés. Nous nous surprenons même à voir presque tout le premier rang headbang par moment, comme sur «Balkan’s Hammer» ! Evidemment quelque classiques ou nouveautés sont de la partie, nous retrouvons Zomboy et 12th avec «Dead Presidents» qui fait toujours le même effet ainsi que «Boss» de AFK et Carbin qui est clairement l’un des sons du moment.

Malgré une technique de mix pas encore parfaitement maîtrisée, Soltan nous a émerveillé ce soir avec ses sons venus d’ailleurs et son style unique. Il termine alors sa performance avec son remix de «Move That Body» pour Pegboard Nerds, avant de laisser la main, sous les cris et applaudissements du public ! Place maintenant à la première partie DnB de la nuit.

C’est avec AMC & Turno que le premier set Drum and Bass de la soirée débute, il n’est que 23h mais c’est sans surprise que nous retrouvons un set survolté, actif et plein d’énergie. La technique et l’ambiance sont au rendez-vous, et nous laissent tout simplement subjugués devant tant de qualité. La légèreté du set, tout comme son côté profond, sont présents avec des kicks aigüs mais surtout bien placés.

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De nombreux hymnes sont joués, on retiendra entre autre «Invaderz» de Turno, «Fever» issu de leur collaboration, et l’incontournable «Mr Happy» de DJ Hazard. La chaleur se fait ressentir dans le dock pendant leur passage, c’est un public actif et survolté qui se présente sous les drops des deux artistes. Le set touche bientôt à sa fin, les lumières des briquets et des flashs s’allument à la demande des deux artistes pour l’envoi de leur dernier son. La bonne humeur, le sourire et la sueur qui perle sur le front des skankers prouvent encore une fois que ce duo fonctionne à merveille !

On continue sur de la Drum and Bass avec le deuxième set de la soirée qui arrive et laisse place aux Viennois sur la scène d’Animalz, le duo surpuissant, Camo & Krooked, vient à son tour prendre d’assaut les platines. La prestation s’entame par de nombreuses voix féminines, une ambiance nostalgique pose ses valises dans la salle et les sourires apparaissent sur les visages. C’est avec Mc Daxta, que nous les avions déjà vu durant leur live show lors de Rampage, que nos deux artistes prennent place.

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C’est à travers un set palpitant et très bien construit que Camo & Krooked fait voyager leur fans. Le Mc quant à lui nous assure d’une chose : son amour pour Paris et son ambiance en scandant «I love Paris !». Une bonne partie de leur dernier album «Mosaik» résonne dans le dock Pullman, on se souviendra du magnifique «Ember», mais également «The Nine» de Bad Company UK. Après leur succès détonnant à Rampage, c’est à Paris qu’ils nous régalent encore une fois en nous dévoilant une technique grandiose et une atmosphère magique.

Après ces deux heures déjantées de DnB, retentit dans l’antre du dock Pullman, l’intro de du récent «Absolute Fire». C’est le moment de passer une heure en compagnie de l’un de nos Canadiens préférés, Downlink. Sa dernière production fait clairement l’effet d’une bombe dans le public, et ce n’est pas lorsqu’il change pour «Rocket Fuel» de Trampa que la folie risque retomber !

S’en suit un set complètement fou, Downlink ne laisse de temps à personne pour respirer et enchaîne drop sur drop avec une technique assez incroyable. Tous ses gros sons, nouveaux comme anciens, y passent. Nous retrouvons sans surprise «Mosh Pit», suivi de son remix par Mark The Beast, inutile de vous préciser l’effet procuré aux bassheads. Sa collaboration avec Vaski «Rekt» réveille tous les fans de Rick et Morty dans la salle, tandis que «Hotel Trap» fait revenir quelques années en arrière.

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Comme il l’avait annoncé dans la journée, suite à la mort du Dj suédois Avicii, il rend un hommage en intégrant «Levels» dans son set, mais laisse tout de même place au remix de Skrillex histoire de rentrer les codes de la soirée. Nous sommes en admiration devant les visuels qui viennent définitivement de s’allumer une vingtaine de minutes avant la fin de sa performance. Des animaux en tout genre viennent s’animer derrière la scène, du troll géant au loup garou, en passant par des chimères enragées. Tout ça avec un lightshow magnifique, nous sommes bluffés !

On y est, l’arrivée du headliner de cette neuvième édition d’Animalz, Borgore ! Son dernier passage à Paris remonte en février 2017 pour la Buygore Night au Showcase. Les plus médisants criaient déjà au scandale car il aurait tendance à passer trop de Trap ainsi que de musiques plus ou moins commerciales. Néanmoins il a sorti d’énormes tracks récemment aux tendances actuelles du Dubstep, ce qui laisse songer d’un très bon set.

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Le DJ/Producteur israélien se lance directement avec «Svddengore», en collaboration avec Svdden Death, un track d’une violence extrême pour commencer, de quoi mettre tout le monde d’accord. Suit ensuite «Jotaro» de Phiso, un son que l’on a beaucoup entendu en 2017 mais que le public parisien reçoit toujours aussi bien ! Nous relevons également une grosse présence de son label Buygore avec Somnium Sound «Fate and Fortune» de la dernière compilation Freshblood, ou encore «Angel Style».

Borgore nous délivre un set totalement survolté d’une violence inouïe. Il réussit parfaitement à mélanger les plus gros tracks du moment («Headbang Gang», «The Paradox» ou encore «Cruise Control») et ses plus gros classiques tels que «Domino», «Blast Ya», «Ratchet» ou encore «Nympho» (qu’on a le plaisir de l’entendre chanter), mais également en variant les différents types de musique tels que le Rap avec Cardi B avec «Bartier Cardi» ou encore le Hardstyle. Quel pied !

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Mais il nous réserve plus d’un tour dans son sac, en effet il nous a réserver des petits trolls, par exemple avec la voix de Britney Spears dans «Toxic» en superposition de «UK Cheese» de Badklaat, le passage de «Cotton Eye Joe» ou encore «We Like To Party» des Vengaboys. Mention spéciale à sa demande de sortir envers les joueurs de Fortnite (Borgore étant un grand joueur de PUBG). Ce fut un set de très bonne qualité, de quoi mettre encore un peu plus le feu à la salle avant l’arrivée du duo déjanté, Midnight Tyrannosaurus et Megalodon !

C’est la première fois que les deux hommes présentent leur Jurassic Show en Europe après une tournée aux États-Unis et pour leur avoir parlé peu de temps avant de monter sur scène, nous pouvons vous dire qu’ils avaient hâte de détruire le Dock Pullman ! Une chose est sûre, ils sont énormément attendus par le public. Le set commence de manière attendue avec «Jurassic VIP», suivi d’un double drop avec «The Wonky Song». Les visuels sont juste à couper le souffle et la salle entre en ébullition !

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Midnight enchaîne ses classiques avec «Supreme Symbiote», «Planet Purge Pt.2» ou encore «Rat Jazz», en y ajoutant sa gestuelle très accentuée à en ravir ses plus grands fans. Du côté de Megalodon, il exécute des transitions parfaites, nous pensons notamment à cet enchaînement de folie passant de «Throwin’ Elbows» à «RIP». On retient également d’énormes drops sur «Drunken Master», «Feel It» ou encore «M.A.A.D. City» de Kendrick Lamar. Comme prévu, ce Jurassic Show tient toutes ses promesses, un set gras du début à la fin, avec en prime des exclusivités, comme celle de Midnight à base de samples du jeu Cuphead, mais aussi une de Megalodon qui nous a assuré ne jamais l’avoir joué avant. Place maintenant à un duo légendaire, fondateurs de Virus Recordings : Ed Rush et Optical !

On retrouve Ed Rush et Optical sur scène après le monstrueux passage de Midnight Tyrannosaurus et Megalodon. Malgré le fossé entre les deux genres, le public semble s’adapter très rapidement tant la folie qui y règne est démesurée. Le troisième set Drum and Bass de la soirée débute et nous retrouvons, encore une fois, une qualité et une technique au rendez-vous. Même si certains visuels semblent réticents au rythme du set, ceux-ci n’empêchent pas le génie et l’habileté de nos deux artistes accompagnés par leur Mc Ryme Tyme.

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Cœurs et corps vibrent sur les vibrations des subs durant le set. Le MC n’hésitera pas à nous rappeler où et quand nous sommes en scandant : «Animalz 2018 !» Un set Neurofunk plus que parfait lorsque l’on entend résonner dans les basses le remix de «Hold Your Color» de Pendulum par Noisia et le plus qu’indispensable «Dead Limit» également de Noisia. C’est avec une atmosphère énergique et effrénée que le set se termine, laissant place à quatre chevaliers mystérieux…

La dream team du Dubstep français, composée de Graphyt, ECRAZE, Ivory et SampliFire, nous fait l’honneur de sa présence pour ce premier show qui s’annonce déjà épique, si ce n’est hippique ! Les Four Horsemen se lancent avec un track qui a déjà fait beaucoup parler plus tôt dans la semaine : «ANIMALZ» ! Après huit heures de bass music dans les jambes, la salle fait face à la déferlante envoyée par les quatre hommes et tient bon le choc !

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Ils enchaînent avec des sons comme «Gospel» de Spag Heddy, «Bugbass» de Space Laces ou encore le remix de «Biterz» par Svdden Death, variant entre des sonorités Brostep, Riddim ou encore Darkstep d’une grande intensité ! Une chose importante à noter, c’est l’amusement et le plaisir qu’ils prennent sur scène, ils font des allers retours devant les platines afin de mettre encore plus l’ambiance. Ils nous font comprendre que ce n’est pas qu’un simple b2b2b2b. Le show continue avec des sons toujours aussi féroces comme les toutes dernières exclusivités du nouvel EP d’Ivory : «Next Level» et «Vengeance», mais aussi cet edit de «Runners» par Mighty Duck, à en tomber par terre
Le dernier set Dubstep de la soirée s’achève pour faire place à l’ultime show assuré par Agressor Bunx et Pythius. Un grand bravo aux 4 frenchies pour leur performance !

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Après 9 heures de danse, une chaleur folle et une ambiance démentielle, c’est un dernier b2b Neurofunk qui s’avance sur scène : Agressor Bunx et Pythius. Nos compères Néerlandais et Ukrainiens semblent se complaire sur la scène. On remarquera les visus qui donnent une ambiance plus que violente en duo avec les basses qui nous achèvent de plus en plus. C’est dans une atmosphère animale que les derniers survivants apprécient ce set qui clôture la neuvième édition d’Animalz.

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Un set survolté, puissant et des lazers à n’en plus finir survolent le dock Pullman. Nos artistes savent décidément comment mettre l’ambiance et surtout comment nous mettre une claque ! On se rappellera du passage de «Tour» de Macky Gee pour le côté Jump Up et également, un track hardcore «Sam’s Gospel» de The Outside Agency and N-Vitral ainsi que les classiques des deux artistes. C’est avec le sourire que l’on rassemble nos affaires et que l’on quitte cette soirée qui aura été tellement spéciale à nos yeux.

Et voilà maintenant le moment que l’on redoute tous le plus, cette nouvelle édition Animalz est désormais terminée. Une soirée exceptionnelle, tous les artistes étaient vraiment beaucoup trop chauds, merci à eux. Des sets de qualité et de l’énergie à revendre que ce soit venant des artistes ou du public. Quelle ambiance !

Un grand bravo à The Hybrid Project pour leur visuels bluffants et ce lightshow magnifique. Et encore une fois merci à toute l’équipe de Chwet pour nous offrir tous les 6 mois, des soirées de cette qualité. Big up !

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Prochaine étape, la 10e édition pour les 5 ans d’Animalz ! En attendant, une nouvelle Jungle Juice a fait son apparition…

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Crédits Photos : Wozniak, Designatic et Stoner Music.

BASS IS LIFE, BASS FOR LIFE

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