[REPORT] Venez (re)vivre Rampage 2018 !

Un an après la version 2017, Rampage revient avec deux fois plus de fun. Un jour de plus, plus de lights, plus de monde : bref toujours plus pour l’auto proclamée “plus grosse soirée Bass Music Indoors”.

On avait déjà été très impressionnés par les éditions précédentes et on savait donc qu’il fallait s’attendre à quelque chose de grandiose. Stoner vous emmène dans cette soirée à vivre au moins une fois dans sa vie !

 

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L’avant-guerre

 

Nous embarquons pour le second jour uniquement (ne pouvant pas assister à la soirée du vendredi) à Paris porte de Clignancourt dans les bus Greenmotion pour un voyage à direction d’Anvers, en Belgique …

Et tout le monde est déjà super chaud ! Deux pauses, deux stations services, et des enceintes pour enflammer les lieux à chaque fois… Plus on approche d’Anvers, plus l’excitation se fait ressentir.

À la sortie du bus, clopes au bec, les groupes de potes se mélangent, et spéculent sur la soirée : “quelles tracks Disciple vont-ils passer ? À quelle heure sera lancé le full light show… ? Y aura t-il de la queue au vestiaire ?” Un seul moyen de savoir !On se retrouve devant le SportPaleis et le mot  “fluide” ne suffirait même pas à décrire la file d’attente inexistante…

 

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La famille de bracelets s’agrandit encore

 

Une fois le bracelet Rampage passé au poignet comme la bague au doigt, il est l’heure de déposer ses affaires dans les casiers ; on ne voudrait pas être encombrés pour vivre cette soirée à 1000%.

On voit bien que Rampage a su trouver une solution à un problème récurrent des gros events : l’attente. Impossible de ne pas penser au calvaire des vestiaires de la Dream Nation 2017 (RIP nos affaires)… 

À la sortie du locker, on débouche directement dans la fosse du SportPaleis d’Anvers. Stupeur. Sidération. Chacun le décrira comme il veut, mais l’entrée dans la salle ne se fait pas sans émotion.

On s’y sent à sa place, en adéquation avec le lieu. C’est ici pendant 12 heures, qu’on va danser, chanter, vivre. La plus grosse salle de concert de Belgique dédiée aux amoureux de la Bass Music le temps d’un weekend…

 

L’avis de la rédac’

 

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Rampage s’auto proclame “ the world  biggest Bass Music event », et on aurait bien du mal à les contredire en terme de nombre de personnes présentes et du line up conséquent proposé.

On a entendu cependant pas mal de critiques quant au dit line up. Beaucoup auraient aimé une affiche plus pointue, précise et moins « mainstream » dans le genre.

Chez Stoner, on n’est pas vraiment d’accord avec ces critiques puisque Rampage reste un évènement ayant pour but de rassembler le plus grand nombre… Quoi de mieux pour ce faire que de ramener les plus influents de chaque genre ?

D’autant plus qu’il est proposé quelques sets pour les plus exigeants, on pense au showcase Methlab qui est venu exposer quelque chose de très osé et loin des goûts de la majorité.

On pense aussi a Camo & Krooked proposés en live : un effort apprécié dans la direction artistique. Alors oui, certes des artistes comme SASASAS ne font pas l’unanimité mais ce sont des sets qui plaisent à une partie du public et il en faut pour tous les goûts et débats … 

 

 

Put the lights on

 

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Arriver tôt est une bonne idée, car on a le temps de se familiariser avec l’endroit pendant le warm-up réalisé sur fond de DnB Liquid. Cette salle en forme de semi arène ressemble vite à une fourmilière, au fur et à mesure qu’elle se remplit.

Comme chaque année, pour se repérer, et avoir un point de chute, les français se sont donné rendez-vous devant à droite. Un endroit où il est agréable de se rendre pour être au plus proche de la scène, mais aussi de ses amis.

Mais il y fait vite chaud ; les cracheurs de feu maitrisent bien leur show. Alors, et parce que le changement est bon, nous nous sommes baladés dans l’enceinte, et nous sommes retrouvés au dernier étage, face à la scène…

C’est un véritable show : Les lumières quadrillent la fosse et les gradins alentours à une vitesse telle que notre cerveau a bien du mal à se focaliser. Les basses font vibrer la structure, et nos corps avec…

La scène, entourée d’énormes panneaux lumineux, découpés en petits carrés a été mieux utilisée que l’année dernière, malgré des beugs notables (écran verts, pauses…)

Beaucoup de lasers viennent strier la salle, et nous éblouissent d’une chorégraphie impressionnante. On a quand même eu un coup de coeur pour le light show de l’année dernière, que celui de 2018 n’a pas réussi à égaler… Nous se sommes pas les seuls :

“Les visuels étaient, comme toujours, incroyables même si j’ai eu une infime préférence pour celui de l’année précédente. Mais malgré ça, comme à chaque édition, ça ne m’a pas empêché d’aller m’asseoir au fond la salle pour rester, comme un enfant, devant un spectacle bien trop épique pour mes petits yeux” Thomas, basshead

 

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Mais on ne peut qu’applaudir, encourager et remercier les efforts que font Murdock et toute sa team pour nous proposer quelque chose de différent et de plus grand chaque année, tout en restant aussi maîtres de leur organisation.

 

Ready, SET, go !

 

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Rampage présente bien souvent un line up composé à 70% de DnB contre le reste de Dubstep. Malgré cette minorité parfois déplorée, les sets Dubstep étaient d’une telle énergie, d’une violence et d’une vivacité qu’on n’a pas pu passer à côté. On s’est pris une claque à chaque set, notamment celui de LifeCycle, et de Cookie Monsta B2B Funtcase…

Comme dit plus haut, on en aura pris pour notre grade avec Funtcase & Cookie Monsta qui comme à leur habitude, proposent une heure full bangers. Que des grosses tracks, des exclus qui ont enflammé le public. Enfin bref, on ne les présente plus c’est un duo qui a fait ses preuves. On vous laisse un lien du full set →

 

 

Le Disciple showcase régale également, c’est d’ailleurs le set Dubstep marquant de cette soirée… C’est bien mixé, nerveux et énergique comme on aime. Beaucoup d’exclus, le palais implose sur “Knuckle sandwich” de Badklaat. Un regain d’énergie se fait sentir dans le public: les sets dubstep font respirer dans cette soirée dopée à la drum and bass. Ce set aussi est disponible sur youtube

 

 

Maintenant le tour de nos frenchies préférés: Dirtyphonics! Un début sur les chapeaux de roue avec un bon 10 minutes de Dubstep avant de virer sur leur style de prédilection, pour notre plus grand plaisir : la Drum and Bass !

Un set aux couleurs de la prog de la soirée, oscillant entre différents genre et faisant respirer la salle, permettant aux aficionados des deux genre de se réunir sur un seul et même set. 

“Mention spéciale pour Dirtyphonics, qui nous ont arraché le cerveau !” Thomas

Côté Viper showcase, on a passé un bon moment lors de ce voyage au centre d’une dancefloor sur vitaminée. C’est un peu le « happyness time », et ça fait du bien, vu les sets explosifs qui s’annoncent après, la DnB très sombre du Methlab showcase, on est content de se préserver un peu.

Chase et Status, tête d’affiche très attendue de ce samedi soir, entame avec un double drop sur leur fameuse track “no problem”. Le duo n’est pas au complet, mais il annonce la couleur pour le reste du set qui continuera dans cette lignée.

On est très contents de ce choix d’artiste, puisqu’il met en avant une vibe trop peu représentée. Le Sportpaleis vibre au son de tracks deep, dancefloor ou encore des classiques indétrônables de C&S. On entendra quelques tracks de Culture Shock comme “Low frequency” ou encore “Bunker” qui comme d’habitude font fumer le soundsystem.

On regrette vite la présence du MC qui délivre une performance mitigée : on le trouve trop insistant, avec des phasés pré faits pas forcément adaptées, il se fait d’ailleurs recaler par le DJ en demandant un rewind dès la première track … Pour les curieux : 

 

 

Voilà maintenant l’arrivé du Methlab showcase : on est très impatients de voir ce show composé de 30 min de Current Value Audio Visuals et de 30 min de Billain presents HYPERBINARY. On regrette ce découpage et seulement 30 minutes de chaque mais avec autant d’artistes sur le line up, difficile de faire autrement.

Le shift démare avec Current Value, fidèle à ses productions il propose une tracklist cohérente et bien dans la veine de ses récentes productions. On est très content de voir qu’il ne cherche pas à séduire la plus de monde possible mais qu’il joue du pure Current Value, un set donc forcément un peu élitiste. On entendra certains très vieux classiques ou certaines tracks de son dernier album sorti sur Invisible recordings.

CV nous promène dans son monde si particulier teinté d’une texture sombre et agressive. Côté visuels, c’est du Methlab tout craché et c’est plutôt bien orchestré, avec un Jef lab aux commandes très minutieux. Pas assez de lights à notre goût pour profiter à fond du CVAV : on est, comme très souvent, un peu déçus des shows visuels qui n’ont rien de vraiment dingue.

 

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Vient ensuite le tour de Billain, poulain de Bad Taste venu représenter l’écurie Methlab celui-ci continue dans une vibe semblable à celle de CV, quand même un peu plus incisif. Toujours dans le darkside, un set avec un gros parti pris, ce showcase Methlab tire décidément bien son épingle du jeu.

Des tracks qu’on entend peu souvent, attisées par le retour des lights plongeantes: Avec CV, Billain marque et signe l’heure de la soirée pour les amateurs du genre. Pas de bangers dancefloor, pas de changements abusifs parmi les sous genre, c’était le développement d’un thème, une épopée tumultueuse… On vous laisse écouter une de ses tracks, représentative de ce qu’il a pu proposer !

 

 

Cette première édition « Weekender » de Rampage s’achève sur un set très symbolique pour le public belge (qui on le sait, est adepte de Jump-Up) présent en nombre à domicile, avec la venue du duo iconique : Hedex & MC Skywalker.

Même si on en attendait plus niveau technique venant d’un des cadors du style Jump Up, les deux amis savent manier avec perfection l’art du show et c’est bien ce qu’il faut à 5h avec quasiment deux soirées dans les jambes.

Ça skank et ça chante durant une heure non-stop sur les tracks du tout frais « The Weekend LP », lors d’un set à 95% dédié aux tracks d’Hedex. Le fan service est une réussite pour une nation qui a fortement contribué à l’émergence de l’Anglais, à l’image du fameux triple drop mêlant « Forever » de lui-même, « Willow VIP » de Jayline et l’incontournable « Mr.Happy » d’Hazard.

 

 

Les lumières s’allument, les flammes s’éteignent et emportent avec elles une réussite totale immortalisée par un dernier selfie entre les deux hommes sur scène et les nombreux derniers survivants, que vous pourrez retrouver en dessous de l’article.

 

L’expérience Rampage

 

Qui dit renommée mondiale, dit (pas toujours) qualité. Chez Stoner, on n’est pas déçus. Que ça soit notre première Rampage ou non, l’effet de surprise est toujours indescriptible (mais on aura essayé).

Un son réglé aux petits oignons (et ce malgré un stade difficile à sonoriser) qui nous fait vibrer, peu importe le style de musique. En dépit de la chaleur créée par la foule et les cracheurs de feu, dehors le froid se fait ressentir, mais même là dessus, Rampage a pris soin de ses Basslovers et a installé des petits chauffages dans le fumoir… Si ça, c’est pas le luxe !

 

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Imagine toi devant à droite…

 

Peu importe que vous soyez en pleine forme, en béquilles, en fauteuil roulant, seul ou à plusieurs, Rampage assure un show de malade que vous pouvez contempler (attention aux yeux) juste en étant assis. On ne peut qu’applaudir, et frémir d’impatience en pensant à l’édition 2019, qui célèbrera les 10 ans de Rampage !

 

 

 

 

 

 

 

 

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BASS IS LIFE, BASS FOR LIFE

Tous les crédits photos vont à : WozniakJamie Neirynck Photography & Fille Roelants Photography Gert-Jan Vanhoorde.beet Tomo photograpics

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