Splash : Disciple fournit un show inoubliable

Il y a quelques jours se tenait la dernière Splash en compagnie du label Disciple, voici notre report sur cette folle soirée !

Après s’être bien échauffés lors du Chwet Lab, nous arrivons donc dans l’antre du Yoyo et retrouvons Myro aux platines devant quelques dizaines de personnes. L’ayant loupé au before et après son court passage dans le Disciple Showcase de Rampage, c’est un plaisir de le retrouver ici.

C’est avec la puissance du Dubstep old school qu’il chauffe les premiers arrivants, le public est encore peu nombreux mais se donne déjà sur de gros wobbles avec, par exemple, le remix d’Oliverse sur le mythique «After Life» de Tchami ! Il ne manque pas bien évidemment de nous passer quelques sons à lui comme «STFU» ou «Take Me Up» en collaboration avec Bar9.

Le fondateur de Disciple représente fièrement son label en jouant quelques sons de ses artistes comme Barely Alive avec son «Zombie Hunter», et nous passe des pépites inédites, les nouvelles de Oliverse et Chime font des ravages!

C’est au tour maintenant de The Others, un des artistes récemment signés sur Disciple. Il commence son set avec «Anamorphic» de Joker, un son exclusif qui sortira quelques jours plus tard, où l’on retrouve une intro mélodieuse à souhait et continue ensuite dans la lancée de son prédécesseur avec un début de set axé Dubstep old school et des ambiances assez deep.

En plus de nous présenter ses nouvelles productions, l’Anglais fait honneur à son pays avec Rusko et ses indémodables «Woo Boost» et «Walalangleng» qui propagent toujours autant de folie dans le public, Badklaat avec «UK Cheese» ou encore «Warfare» de FuntCase et Trolley !

C’est avec une fin tout en mélodie, où nous retrouvons encore des sons made in UK avec Flux Pavilion ou «Miss You» de Fox Stevenson, qu’il laisse la main au groupe de la soirée.

C’est désormais au tour de Virus Syndicate de faire trembler le Yoyo, augmentant encore un peu plus le niveau de violence de la soirée. Le duo est maintenant accompagné de Dyno, jeune talent recruté depuis quelques temps à la suite de nombreuses collaborations. L’ambiance change immédiatement lorsque les rappeurs arrivent sur scène avec une énergie débordante et commencent avec «Want It», leur collaboration avec Dodge & Fuski.

Après une bonne vingtaine de minutes arrive le moment que l’on attendait tous : l’inévitable et inoubliable «93 Style», produit en collab avec notre frenchie Ivory. Ils vous en parlent dans notre interview réalisée quelques jours avant la boucherie, n’hésitez pas à y jeter un œil !

C’est un vrai plaisir d’entendre cette prod scandée en live tant les MC’s sont de vrais kickeurs dans l’âme. On oublie très vite l’infâme redondance des «Put your hands in the air» dont certains de leurs confrères sont rois et ça, ça fait plaisir ! En parlant de collabs, ce sont clairement celles-ci qui seront mises à l’honneur pendant le set : «Cannon Fire» feat Oolacile, «Circle Pit» avec PhaseOne ou encore «Flat Line» avec Dodge & Fuski…

C’est non seulement tout le label qui y passe mais aussi la quasi intégralité de leur dernier EP : «The Mancunion Way». Nous pouvons désormais vous l’affirmer, JSD et Nika D font clairement partie des meilleurs MC’s de la scène bass et, petite surprise, ils n’ont pas fini de nous le montrer…

Un petit moment que le public parisien n’avait pas vu Dodge & Fuski sur ses terres. Qui plus est avec Fuski, qui s’était accordé une petite pause pour raisons personnelles. D’autant plus heureux de le retrouver derrières les platines mais un peu moins lorsque l’on vit qu’il n’était pas avec sa moitié Dodge. Mais bon, ne faisons pas les difficiles car la performance qui va suivre a été satisfaisante !

Introduisant son set avec «It’s Chodegang Motherfucker» de Chodegang, l’Anglais amorce un set aux transitions assez similaires et sans double drop mais qui s’est voulu efficace dans le choix des tracks. On a en effet pu voir un Dj ravi de revenir jouer devant un public réactif et connaisseur. Avec «Alien», collaboration avec Virtual Riot ou «Big Riddim Mariachi» remixé par FuntCase et Cookie Monsta, on est dans un Yoyo où des pogos se forment à chaque occasion !

Les lumières faiblissent et une ambiance rouge et sombre s’abat sur le Yoyo, après la tempête vient l’ouragan ! Les mots sont en effet faibles pour décrire le niveau technique du jeune Virtual Riot. Après nous avoir un peu annoncé la couleur au Lab quelques heures plus tôt, il reprend un set à la construction similaire, jouant la quasi totalité de son nouvel EP : «German Engineering». «Shindeiru» pointe vite le bout de son nez, suivi de «Pray for Riddim» puis de «Jump the Gun» un peu plus tard histoire de nous faire stepper un peu. Il n’en oublie pas pour autant ses prods plus anciennes : l’inévitable «Borg» avec FuntCase, «Leave it Behind» avec 12th Planet

L’accent est là encore mis sur ses propres productions, et au fond, c’est ça qu’on veut ! Au-delà de l’aspect technique et objectif que l’on peut sans cesse analyser, il est bon de se rappeler que nous aimons venir voir un artiste pour son travail, et partager notre vision de son art avec lui, lui rendre la pareille en quelque sorte. Et les artistes l’ont bien compris ce soir, un grand merci !

Les moments forts de son set resteront sans aucun doute la version live de «Show Up», réalisée en direct avec Virus Syndicate qui ne peuvent plus s’empêcher de sortir des backstages toutes les 20 minutes, ainsi qu’une incroyable session de chop en milieu de set et surprise, «Chop Chop» est de la partie. Bref, transitions longues, rapides, jeu sur les fréquences, chop, double, triple drop… Un éventail bien trop impressionnant pour un Palais de Tokyo qui va commencer à se vider doucement, laissant peu à peu redescendre la chaleur. All hail to the King !

C’est au tour de Barely Alive de prendre les platines, et quelle difficulté de passer après un tel carnage ! Heureusement la grande tête carrée ne démérite pas et va nous afficher de suite son plus beau smiley mécontent. La recette sera ici un peu différente, car l’homme masqué va bien plus souvent utiliser les prods d’autres artistes. On retrouvera bien sûr beaucoup de ses gros titres tels que : «Basement Dwellers» avec Virtual, «Send It» avec 12th Planet et PhaseOne ou encore leur remix de «4 Barz of Fury» pour FuntCase. On vous rassure, nous avons quand même eu le droit à notre lot de petites exclusivités qui fait plaisir !

Mais beaucoup d’autres sont sortis du lot. On pense notamment à «Knuckle Sandwich» de Badklaat, que l’on entend pour la seconde fois. On peut également retenir le remix de «Jotaro» de Phiso par Slushii, parfaitement adapté au style de Barely Alive dont le break Trap nous aura bien fait transpirer.

Un set un peu plus varié et orienté Bass Music dans sa généralité que les précédents, mais toujours aussi violent. C’est tout ce qui fait l’essence du duo dans ses prods qui se retrouve retransmis en live, un très bon set qui laisse habilement place au clou du spectacle.

Voici venu le temps d’achever cette soirée avec le dernier disciple de ce soir qui n’est autre que le mythique PhaseOne ! Et c’est peu de le dire, il arrive armé de son Heavy Dubstep et de ses quelques touches Métal pour terminer tout le monde et ne tarde pas à lâcher son légendaire «Welcome To Mayhem» !

C’est alors qu’il nous sort un set d’une perfection absolue. Tracklist de premier choix, une technique admirable et une énergie encore une fois débordante. La salle qui avait commencé à bien se vider remonte de quelques degrés et cela veut tout dire !

Passant de «Rampage» à son remix de «OG Purp» pour les Trickaz, PhaseOne nous extermine les uns après les autres, nous n’en pouvons plus.

Nous retiendrons ce magnifique troll que le jeune Australien nous a offert en chargeant le drop de «Kung Fu» avec Virtual Riot pour y glisser le classique «Kung Fu Fighting» de Carl Douglas. On peut dire que personne n’était prêt et c’était bien drôle à voir.

Il n’y a plus de son, les lumières se rallument, la salle se vide cette fois pour de bon. Et oui toute bonne chose a une fin, c’est donc la fin de cette nouvelle Splash qui fut comme toujours une réussite. Nous regrettons peut être un manque de lights mais c’est un détail vite oublié grâce à la puissance des artistes de ce soir.

Merci à Chwet pour cette belle soirée, on se retrouve pour Animalz !


Crédits Photo : Stoner Music et Olingue.

BASS IS LIFE, BASS FOR LIFE

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