Apashe : La puissance de sa majesté / The power of his Majesty

(English below)

Apashe signe un Requiem de trois œuvres musicales… À écouter de toute urgence !

Requiem. Le nom, à la fois élégant et éloquent, du dernier EP d’Apashe ne va pas sans faire écho à l’univers religieux. Originellement, le Requiem est une messe issue de l’Eglise Romaine Catholique, désignant la cérémonie qui a lieu juste avant un enterrement. Vous avez dit sombre et symbolique ? Apashe a signé trois morceaux s’imbriquant comme les pièces d’une symphonie : «Majesty», «Dies Irae» et «Lacrimosa» font trembler les fondations.

Signé : Apashe 

Pour les habitués, on reconnait bien la signature du Canadien avec toute une dimension orchestrale, accompagnée de vocaux qui nous donnent l’impression d’assister à une messe où les sermons ont fait place aux drops… C’est d’ailleurs aussi pour ça que le producteur aime intégrer des harmonies, ou des instrumentales issues du classique. Il nous avait expliqué, lors d’une Bass Interview : «faire des gros drops, il y a des moments où ce n’est plus très inspirant et bizarrement, le classique fait le boulot !»

«I am your higness please»

Le nom de son premier track reflète bien ce qu’il désigne : la majesté. Wasiu le rappelle : «I’m your highness please». Tout en onctuosité grâce à des boucles aux sonorités électro, Apashe nous offre la toute puissance aux cours de drops somptueux. Les vocaux «hachés», presque saccadés créent une sensation de frénésie, toujours amplifiée par des instruments de musique grandioses.

C’est la voix du rappeur Black Prez qui nous fait plonger dans l’univers de «Dies Irae». Le drop, précédé d’un «oh my god» qui ne va pas sans rappeler les allusions à la religion, s’éclate sur une vague Hybrid Trap du moment. Autre fait intéressant : on écoute un build up assez inhabituel, sans le «roll de kick» avant le drop auquel nos oreilles sont habituées.

Pause poésie

Pour la petite histoire, il faut savoir que Dies Irae signifie «le jour de colère» en latin, mais est aussi appelé « la prose des morts », car fait référence à un poème chanté lors des messes de Requiem. Et Apashe réussit à transmettre des émotions souvent reliées au thème lyrique de la poésie.

«Lacrimosa» aussi y va de sa petite histoire, puisque le titre désigne la 18e strophe du Dies Irae, une partie de la messe du Requiem. Inscrite dans la même tranche que ses deux homologues, le build up est bien marqué et les vocaux apportent toujours une dynamique entrainante. Apashe nous sert sur un plateau d’argent un style très particulier : une Trap teintée de multiples influences et aux reflets uniques. Des tracks comme il est le seul à nous en proposer !

L’art de Mozart

Comment ne pas remarquer l’hommage fait au classique ? Vous l’aurez compris, les références y sont nombreuses. On peut prendre l’exemple de «Dies Irae» où un orgue vient subtilement faire le pont entre le drop, et le build up qui lui succède. Un autre exemple avec les violons que l’on retrouve dans la plupart de ses tracks. Dans une interview pour Vice Quebec, le jeune producteur raconte pourquoi le classique a une si grande part dans son inspiration. Il confie qu’il essaie d’importer «le côté cinématographique et badass» qu’il y trouve et de l’implémenter dans son travail. Il cherche presque à donner plusieurs dimensions à ses sons. Les amateurs de musique classique l’auront reconnu : c’est bien le Requiem de Mozart qui se cache en fond sur ses trois dernières bombes. Apashe voit une certaine «profondeur dans les mélodies» du compositeur qu’il cherche à retranscrire sur ses propres productions. Le producteur nous a invité a découvrir un peu plus son univers, régnant d’une main de maître sur ses productions, et réussit son pari de faire du «plus réel et plus chaud».

BASS IS LIFE, BASS FOR LIFE


Apache signs « Requiem », a musical artwork of 3 tracks… You must listen to it immediatly !


Requiem. Elegant and eloquent, the name of the last Apashe’s EP obviously refers to the religious realm. Originally, a Requiem is a Catholic Roman Church mass, a ceremony preceding the funeral. Did you just say gloomy and symbolic ?
Apashe has just signed 3 songs interlocking each others like symphony pieces : « Majesty », « Dies Irae » and « Lacrimosa » shake litterally the foundations.

SIGNED : APASHE

For the regular fans, we identify well the Canadian’s touch, with all the orchestral dimension, featuring vocals, giving this feeling of attending to a mass where drops has substituted homilies.

That’s also why the producer likes to put harmonies, or instrumentals from Classical Music. He told us during a Bass Interview : « After a while solely producing hard drops gets a bit uninspiring and, bizarrely, classical music picks up the slack. »

« I AM YOUR HIGHNESS PLEASE »

The first track name reflects perfectly the representation of the word majesty. Wasiu insists : « I am your highness please ». Thanks to electro tones and loops, making the track very smooth, Apashe offers us the all-might with his splendid drops. The vocals are bumped, almost twitchy and create a frenesy feeling, always amplified by spectacular musical instruments.


It’s the rapper Black Prez’s voice which make us dive into the « Dies Irae » universe. The drop, preceded by a « OMG », always refering to religion, bursts on an actual Hybrid Trap wave. Another interesting fact : we can observe a pretty unusual build up, without the kick roll before the drop that we use to hear.

TIME FOR POETRY

You should know that Dies Irae means « Day of Wrath ». It is a Medieval Latin poem which describes the Last Judgment… This hymn is best known from its use as a sequence in the Requiem. Apashe succeeds in passing on emotions related to the lyrical poetry’s theme.

Lacrimosa also has a little story : it is the 18th stanza of Dies Irae. Following the same pattern as the two previous songs, the building up is well constructed and vocals still bring a catchy dynamic. It’s on a silver plate that Apashe serves us its particular style : a singular Trap with multiple influences and with unique highligths. Songs he’s the only one to offer !

MOZART’S ART 

How could we not talk about the tribute of classical music ? You heard it, references are numerous. Like in Dies Irae, when an organ subtly comes do the bridge between the build up and the drop after it. An other example with violins, that are found in almost each one of his tracks. Young producer told, in an interview for Vice Quebec why classical influences him that much. He says he’s trying to import in his productions a « cinematographic and badass » dimension that he founds in classical music. Fans of that style of music recognized him : Mozart’s Requiem is the main song inspiring his three last ones. The producer has invited us to discover his universe a bit more, prevailing with a master’s hand his productions and manages to succeed in his bet to make more « real and warm » music.

BASS IS LIFE, BASS FOR LIFE

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