Ganja White Night, retour aux sources avec The Origins ! (Fr)

Ce mois de février aura commencé avec le nouvel album de Ganja White NightThe Origins. C’est la septième fois que le duo belge ravit nos oreilles avec ses voyages musicaux, s’affirmant toujours un peu plus sur la scène Bass Music française… Ils se livrent une fois de plus, et n’ont pas hésité à se mettre à nu. Retour sur leurs origines !

Ganja White Night : les origines

Benjamin Bayeul et Charlie Dodson de leurs vrais noms. Mais ces super héros travaillent leurs productions durant de longues nuits blanches – qui ne vont pas sans faire écho à leur nom de scène – pour nous offrir leur substantifique moelle. Les «wobble brothers» règnent en maître sur leur empire depuis douze ans maintenant, et ont parcouru du chemin depuis. Ils reviennent aux origines de leur premier album, qui offrait des productions expérimentales originales. Aujourd’hui, ils sentent avoir le bon public pour se permettre de donner plus de temps et de détails à leurs tracks. Tout au long de l’album, on retrouve les sonorités du Dubstep old school, ce qui ne va pas sans rappeler les origines initiales du Dubstep. Cela confirme bien le retour aux sources du duo belge.

«Dans un sens, on en revient un peu à nos racines musicales avec cet album. Constructions mélodiques, wobbles… On sent qu’on est à un moment de notre carrière où on peut re-explorer nos sons, de manière plus profonde.» GWN pour Billboard

L’intro règne en maître

GWN le disent : ils aiment produire. Mais produire, c’est créer, se documenter… mais aussi imaginer. L’imagination se rattache souvent aussi à un univers bien particulier que le duo a su implanter dans ses musiques. C’est pourquoi, dès la première minute de leur premier track «The origins», on entend des vocaux féminins presque scandés.

Impossible de ne pas être hypnotisé par ces intros qui restent une constante tout au long de leur album. Les vocaux ethniques ne sont pas choisis au hasard, puisque le but de GWN est de nous emmener «dans le voyage de leurs idées». Il faut le dire, ils ont toujours su montrer une diversité étonnante sur les vocaux choisis pour introduire leurs musiques. Et maintenant, ils se sentent libres de nous emmener dans leurs voyages cosmiques, n’hésitant pas à faire des intros de deux minutes comme dans «Tengri» et «Chak Chel»…

«On pense que nos premiers albums n’ont pas atteint assez de personnes, car on explorait des idées plus expérimentales. Mais maintenant qu’on a plus de contrôle et un public solide, on peut emmener les gens dans le voyage de nos idées.» GWN

Un personnage, une histoire

Les «wobble Brothers» le disent eux même, Mr. Wobble donne encore plus de profondeur à leurs sons. Ou même plus de largeur, puisque ce personnage est un super héro obèse. Le design est signé EBO, un ami et collaborateur des deux hommes de la nuit. Mais Mr. Wobble ne va pas rester seul bien longtemps, car avec The Origins va suivre une flopée de super-héros… Pour l’instant, les previews des animations graphiques annoncent des personnages assez sombres et badasses… Mais GWN l’assure, on en saura plus sur les super-pouvoirs de ces héros très rapidement ! Pour ça, n’hésitez pas à aller voir les vidéos de Wobble MasterLFO Requiem ainsi que le teaser de The Origins Tour.

«On a toujours voulu faire de la musique forte de sens. The Origins est une continuité de ce voyage. EBO est incroyable et comprend ce que l’on veut achever. On continue de développer ensemble nos personnages depuis.» GWN

https://www.facebook.com/GanjaWhiteNight/videos/10156067930514233/

La puissance de Chak Chel

Il fallait s’attarder sur ce track. Le chant masculin subtilement mêlé aux douces plaintes féminines introduit une forte montée en puissance… Les oreilles les plus sensibles y entendront une histoire, celle d’un être qui crie à la vie, qui retrouve parfois des impulsions de joie, des pics de volonté…  Jusqu’au deuxième drop, où la détermination s’empare alors du petit corps chétif pour le soulever dans ses bras forts, au dessus du monde. Les wobbles électriques créent cette sensation de toute puissance, et même d’omniscience. Quoi qu’il en soit, on retrouve le même genre d’énergie dans les tracks Tengri et The Origins.

Des partenariats alléchants

Et l’on retrouve avec gourmandise la cerise – que dit-on, la corbeille de fruit ! – sur le gâteau ! Un feat avec Boogie T., encore un ! Pour les amoureux de GWN, vous vous souviendrez surement de leur titre «Flava», qui avait su séduire la majorité d’entre nous :

«C’est exotique et frais, leur track avec Boogie.T donne envie de se lever le matin sous un soleil radieux, prêt à affronter la journée, heureux !» Kristen, un fan de GWN

Et bien la collaboration a été remise au goût du jour, avec leur track «Reminisce», qui reste entièrement fidèle à leur fil rouge.

Sinon, c’est avec plaisir que l’on fait face au «No Escape» avec le grand Dirt Monkey que l’on attend depuis un an ! Et là, c’est encore un retour aux wobbles Dubstep très oldschool, avec des «sons ronds» et mécaniques bien marqués. «No place to run, no place to hide» : vous voilà juste devant le fait accompli, impossible de fuir.

«Cela fait longtemps que ces gars-là sont dans le top du monde de la Bass Music et ils détiennent quelques uns des grands classiques du genre.» Zeds Dead

Et comment ne pas parler de leur collab avec Zeds Dead … ? C’est lors d’une performance commune, un b2b, l’année dernière, que les quatre artistes se sont rendus compte qu’une énergie les rassemblait et qu’il serait intéressant de l’exploiter. Pour notre plus grand plaisir ! Et c’est le «Samourai» qui vient nous délivrer, après quelques douces notes de piano et une intro de deux minutes, le fruit d’un travail abouti entre les deux duos. GWN se sont concentrés sur le background et l’intro, qu’ils décrivent eux même comme «une intro dramatiquement longue» et ont laissé Zeds Dead compléter le son avec leurs drops connus et leur signature «iconique».

«Incorporer des émotions différentes dans la Bass Music et déterminer comment créer ce voyage avec plus d’une énergie ou d’un sentiment, c’est quelque chose qui nous attire tous les quatre.» Zeds Dead

Le p’tit mot de la fin

On l’aura compris, Ganja White Night, c’est des amoureux du Dubstep, des passionnés de travail, qui jouent sur la minutie de chaque détail pour donner à leur public la satisfaction qu’ils retirent de leurs nuits de productions. Sur leur album, on retrouve aussi leur collaboration avec Caspa, et leur feat avec Simona Brezanova, qui nous laisse un seul message : «leave or stay». Et nous, on reste !

«N’essayez pas d’imiter, trouvez votre propre chemin, faites entendre votre propre voix, vos propres sentiments, c’est ce qui vous donnera une opportunité unique…» GWN

Album disponible sur toutes les plateformes ici.

BASS IS LIFE, BASS FOR LIFE

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