I Love Techno, une Blue Stage frénétique avec des artistes surexcités !

Il y a bientôt un mois, nous nous rendions au Parc des Expositions de Montpellier pour assister au festival I Love Techno Europe et plus précisément à sa Blue Room, la scène Bass de ce festival qui a fait son apparition en 2012 ! La Blue Room est donc bien évidemment celle qui nous intéresse, vous l’aurez compris !

Nous entrons dans l’arène aux alentours de 22h, cette dernière étant la plus tardive à ouvrir (30 minutes plus tôt). Première impression, la lumière n’est pas bleue pour cet opening alors que les anciennes éditions essayaient de garder cet esprit de couleur propre à chaque salle. Cela se confirmera par la suite, la couleur bleue n’est définitivement plus la gardienne de cette salle, seul les écritos indiquant son nom nous la rappelleront.

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Concentrés sur cette couleur, nous n’avions presque pas remarqué l’une des grandes nouveautés de cette salle : un espace VIP ! Alors que la Red Room possédait déjà son grand espace surélevé au milieu de la salle, la Green Room sa loge avec vu plongeante sur la foule et la scène à travers une baie vitrée plus un système son dédié; la Blue Room n’avait aucun espace privilégié. C’est chose faite et ceci, avec beaucoup de style : un rappel (un système son reculé de celui de la scène) dédié a même était installé pour ne rien rater des sets destructeurs qui allaient s’abattre sur nous.

Dès notre arrivée, nous sommes déjà dans l’univers Riddim avec «Basement Dwellers» de Barely Alive et Virtual Riot.
Ecraze & Graphyt c’est Riddim, mais pas que ! Déjà drop à l’édition 2015 par Borgore, cette salle vibre à nouveau au rythme de «Woo Boost» de Rusko que l’ont ne présente plus ! Tamisé d’une ambiance violette, la France est mise à l’honneur avec la violente bassline de «93 Style» d’Ivory suivit de très près par le remix massif de «Get Deaded» de Noisia par Moody Good qui retourne la salle qui commence déjà à bien se remplir.

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Drop après drop, l’énergie ne faiblit pas. Nos deux bouchers sont toujours au taquet et nous balancent l’une des pépites de la compilation Never Say Die One Hundred : «Playtime» de LAXX. Nous avons également droit à un Dubstep plus profond avec «Salah» de Two Fingers et Noisia très vite rejoint par «Canon Fire» de Virus Syndicate sur l’excellente prod. d’Oolacile !

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Pour un opening, la performance d’Ecraze & Graphyt aura été une grande surprise. Nous sommes uniquement au début de la soirée et la salle commence déjà à manquer de souffle, mais pas pour longtemps. Finissant par quelques tracks Drum’n’Bass, ils réveillent la salle d’une seule mesure et nous offrent la transition parfaite pour Dimension.

Dimension

Changement radical d’ambiance et retour de la fameuse Blue Room sous sa vraie couleur. Dimension aux platines nous livre un savant mix avec toute sa technique ! D’hier à aujourd’hui, nous avons eu le plaisir d’entendre le grand éventail de productions que pouvait nous proposer Dimension : le classique «Love To Me», le magnifique «Pull Me Under» ou encore «Jet Black». Mais il y a un track que nous gardons encore en tête, celle qui à ce jour est devenu l’incontournable des doubles drops de la scène DnB, il s’agit bien évidement de «UK» de lui-même. Il ne se passe plus une soirée où l’on ne l’entend pas… Pour autant personne ne s’en lasse avec son rythme saccadé si particulier.

Du côté de l’ambiance de la salle, nous avons le droit au schèma habituel : les Bass Zombies vibrant au rythme des basses juste devant les subs, les campeurs du premier rang face au DJ et la dangereuse zone de moshpit un peu plus en arrière. Et pour finir, l’une des meilleures zones : la dancing zone tout au fond de la salle. C’est ici que l’on peut apercevoir les talents de danseurs de nos festivaliers entre le skank, le breakdance et le shuffle.

Lors de notre tour de salle, nous sommes interpellés par une mélodie bien connue et pouvons apercevoir de notre position l’ouverture d’un grand cercle au milieu de la foule. Il s’agit du remix de «Vodoo People» de The Prodigy par Pendulum. C’est un peu la musique passe partout des soirées Bass, effet garanti !

Nous profiterons de quelques instants avant la fin pour nous rafraîchir et aller voir la tête d’affiche de cette édition dans son habitat naturel : Paul Kalkbrenner dans la plus grande salle, la Red Room. Ce n’est pas notre musique de prédilection mais il faut admettre que le show est bien là !

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Nous arrivons alors à l’un des moments tant attendus de notre part ce soir, nous apercevons Herobust assis derrière les platines, attendant son tour après la folie ravageuse de ces deux premiers sets ! Les lumières se tamisent de jaune, Hayden nous balance comme intro le mythique générique du studio américain «20th Century Fox» suivit de son tout dernier morceau «Blockbuster», «Lights, Camera, Action» !

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Quelle puissance dès le début. Il nous livre alors un set survolté tout en puissance et bien sûr la french touch est dans la place, avec entre autre «Bounce With Me» par Habstrakt et Basstrick ou bien Dj Snake avec «Propaganda» ! C’est un vrai show à l’américaine auquel nous faisons face à nouveau (nous nous rappelons alors son passage à Animalz) avec une technique de mix assez unique. Nous retenons par exemple son énorme mashup entre sa collab avec LAXX «No Time» et «Purple Lamborghini» de Skrillex et Rick Ross qu’il balance après l’intro du fameux remix de Skrillex pour «Humble» de Kendrick Lamar !

Il ne manque pas de nous passer son nouvel edit de Bottle Swervice x Bodack Yellow ou encore Rihanna (oui oui) avec «Work» suivit par «Dirty Work» de lui-même, enchaînement magnifique !

Nous passons vraiment un moment incroyable grâce au génie de ce Dj/producteur américain. Tous ses classiques y passent, «Debt ‘N Eight», «First Person Shooter», «Giant Squiddim» ou encore les gros bangers du moment comme le remix par Omar Varela de «Remember» de notre cher Spag !

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La fin est proche avant de laisser la place au zombie de la soirée ! Et ce n’est pas n’importe quelle fin qu’Hayden nous a préparé ! Nous entendons un «Mosh Pit» de Flosstradamus couplé à «Killing In The Name» de Rage Against the Machine pour en arriver au drop de «Bass War» de Downlink ! Mais qui a dit que c’était fini ?? S’en suit un mash up entre «All The Way Up» et le légendaire «Bitter Sweet Symphony» avant de terminer sur de la DnB avec June Miller & Teddy Killerz – «Wildlife» et son remix de CVPELLV !

Place maintenant à Zomboy, ou l’un des pilliers de NSD, la tête d’affiche Dubstep de ce soir !

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Pour continuer dans la lancée Dubstep d’Herobust, il commence son set en lâchant «The Drop» de Gammer. La foule est déjà conquise, le premier rang ne manque pas de jouer de la nuque, et ils vont être servit pendant les prochaines minutes ! Enchaînant les vocals de «Mosh Pit» de Flosstradamus avec l’énorme mashup entre «Heroes» remixé par Grandtheft et le destructeur «Casket» de Mastadon ! Mais il ne s’arrête pas et continue avec son mashup de «Purple Lamborghini» de Skrillex avec «Jotaro» de Phiso, on dirait bien que ce dernier est devenu un classique des soirées Dubstep !

On peut entre autre entendre (presque) l’intégralité de l’impressionnant roaster de NSD en passant par sa collab avec Eptic, «Bop It» ou encore le terrible Trampa avec «Make Room», dommage qu’il ne nous laisse pas le temps de profiter de la seconde partie du drop où le kick ne se retrouve plus aux côtés du snare, laissant respirer le track. Que serait les soirées Bass sans un bon Trampa, vous nous le dites ?

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Le final quant à lui, est aussi à la hauteur de sa réputation : il lance le fameux hymne des Internets «It’s Peanut Butter Jelly Time» pour la touche d’humour, et continue par un mashup de «Propaganda» et du remix «Terror Squad» par Bro Safari & Ricky Remedy dont on ne se lasse pas !

C’est parti maintenant pour le deuxième set DnB de la soirée ! Après les avoir vu à Paris pour leur première date française lors de la huitième édition des folles soirées Animalz, nous retrouvons maintenant Audio et Ed Rush qui prennent le contrôle de la Blue Room pour présenter Killbox à Montpellier !

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Le skank prend place après ces deux heures de headbang alors que les deux Anglais nous offrent un véritable viol auditif avec leurs prods assassines et cette fois sans Mc. C’est sans surprise que nous retrouvons le premier «Killbox EP» avec bien sûr, l’énorme «Bound To Others». La furie du public est impressionnante lorsqu’ils font retentir leur remix pour BSE et Noisia avec «The Veil» ! Nous avons également droit à leurs sons plus récents comme «Clickbait», «Neverwhere» qui font également bien leur effet.

L’apogée est alors atteinte avec leur remix de «Sound In Motion» pour Origin Unknown qui sort tout juste du four sur la nouvelle compil Ram 25. Ce remix est juste fou ! Beaucoup de sons ne nous disent rien du tout, nous supposons alors que beaucoup d’exclus sont de la partie alors qu’un premier album a été annoncé pour début 2018 sur Ram Records !

Après tous ces sets Dubstep et DnB tous plus énervés les uns que les autres, nous passons à la dernière partie de cette nouvelle édition. Différent mais pourquoi pas, c’est alors Manu Le Malin qui se charge de maintenir la force et l’énergie du public. Pionnier du Hardcore/Industriel, ce n’est pas la tâche la plus difficile pour Manu et ses 25 ans de carrière aux platines !

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Et le pari est gagné, le public ne fatigue pas et pourtant nous pouvons vous garantir qu’il s’est dépensé comme il se doit.

De notre côté nous n’accrochons pas spécialement au style joué par ce dernier et profitons de ces derniers instants pour aller nous remplir l’estomac avec les derniers food trucks ouverts. Quoi de mieux qu’une bonne bouffe assis tranquille à débrief de la soirée et se remettre de toute cette folie avant d’aller dormir ! À en écouter les dires des fans de Hard, Manu à assuré au moins autant que leurs attentes, ce qui clôture parfaitement cette édition 2017 !

Ce nouveau I Love Techno est maintenant derrière nous, c’est une soirée magnifique que nous avons passé. Les artistes était vraiment tous fous, grosse mention spéciale pour Herobust qui était vraiment très talentueux et Ecraze & Graphyt qui ont su démarrer la soirée parfaitement !

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À l’an prochain I Love Techno !

Crédits photos : Nicko Guihal et Tomo Photograpics

BASS IS LIFE, BASS FOR LIFE

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