Live report Get In Step (04/11/17): Audio / June Miller / 1991 / Zorel / Boneyard

Un peu plus d’un mois après la rentrée de la drum and bass au Trabendo, Get in step frappe fort une fois de plus avec un line up digne des plus grosses soirées de l’hexagone.

Non loin de là au Zenith de Paris se déroulait le concert des Chinese man et en plus de nous offrir ce line up aux petits oignons, il nous avait été annoncé sur l’évènement une surprise lors de la soirée.

 

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Les paris battent leurs pleins et nous avions pensé à l’arrivée du crew Chinese Man avec qui sait, une apparition du fameux mc: Youthstar.

Comme à chaque fois, les steppers se donnent rendez-vous devant le Trabendo pour un before suffisamment énergique pour braver le froid. Chacun retrouve ses collègues de bass et une fois prêt s’avance pour rentrer dans la salle.

Une fois de plus Get in Step excelle de par son organisation: pas de queue à l’accueil, des videurs d’une bienveillance rare: tout pour passer une bonne soirée.

La timetable était la suivante : Boneyard pour commencer, puis 1991 pour osciller entre liquid voluptueuse et dancefloor énergique, Audio pour, comme à son habitude réunir les guerriers, June miller pour un show d’adieu qui s’annonçait plus qu’épique et Zorel comme à chaque fois pour terminer les plus courageux d’entre eux.

 

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Nous arrivons dans la salle pendant le set de Boneyard, la salle commence à se remplir et c’est une jump up très bouncy qui nous accueille, à en discuter avec le public présent dès le début, le set avait commencé avec une deep très sympa.

Les plus skankeurs d’entre nous s’en donnent à coeur joie sur ce style très agréable à danser, versatile et énergique à souhait. Malheureusement ce style ne fait pas l’unanimité et une petite partie du public termine son before dans le fumoir en attendant 1991.

1991 nous offre un de ses anthems en track d’ouverture, le public resté dehors accours et c’est dans une salle presque pleine que le set débute. On remarque un set bien construit avec alternance entre tracks liquid pour calmer le public et le faire exploser sur les tracks dancefloor aux drops puissants.

1991 ce soir-là, c’était la touche dancefloor marque de fabrique des GIS, la dernière fois c’était Spectrasoul avec un set plus calme et plus deep qui n’avait pas conquis tout le monde, cette fois les organisateurs parisiens ont écouté leur public en offrant quelque chose de plus puissant.

Cet artiste aux multiples facettes séduit tout le monde puisqu’il offre une palette de tracks très diverse, en tant que grand fan de deep on aura même de très bonnes tracks du style. On entendra même de grosses tracks traps qui ne font pourtant pas redescendre la pression dans la salle, ainsi que d’excellents bangers halfbeat: on pense notamment au très pointu « Run DMT – Tesseract (Vorso remix) ».

Après ce voyage entre les styles on retourne sur une neuro simple et efficace aux alentours d’1h du mat’. Des bangers qui laissent de la place aux kicks et gardent un côté très bouncy, parfait pour les amateurs de dance ennuyés par le melting-pot précédent.

On entendra notamment « Culture shock – Low Frequency » dont le refrain sera repris par toute la foule.

Cette track annoncera un retour sur le dancefloor jusqu’à l’arrivée d’Audio, 1991 nous offrira même quelques unreleased de son prochain ep qui est d’ailleurs sorti depuis le 17 novembre.

 

 

Audio entre en scène et la salle est pleine lors de son arrivée sur scène, il ouvre les hostilités avec le très violent « Bass symptom » de Mr Frenkie, toute la salle est en ébullition et se prépare à un set d’anthologie, on s’avance dans la foule pour ne pas manquer une miette de ce set.

Audio avait annoncé la sortie d’un nouvel ep « Rat Race » sur Blackout 6 jours après cette date au Trabendo on s’attend donc à entendre en avant-première ces 4 tracks.

En tant que grands fans d’Audio qui se trouve être quand même être un artiste très influent du mouvement neurofunk, nous nous attendons vraiment à un set très pointu et espérons quelque chose chose d’assez dark et vrombissant. Nous l’avions vu récemment avec Ed Rush sous le sideproject « Kill Box » et on avait adoré mais il faut dire que ce soir Audio a réalisé une véritable performance.

Très différente de ce qu’il a l’habitude de produire, la track au titre éponyme de l’ep est une track halfbeat aux basses ravageuses qui détruisent la foule en délire. On assiste à un des meilleurs sets du genre auquel on a pu assister sur Paris, les autres morceaux de l’ep étant plus dans la lignée de ce qu’il fait d’habitude, la déception n’a pas sa place ce soir, le public est en extase devant cette avalanche de kick d’une force certaine.

L’emprise d’Audio sur la foule ne faiblit pas une minute, pas de place pour le repos on est stupéfait par la pertinence du choix des track: on regrettera cependant le manque d’énergie d’Audio sur scène qui reste comme à son habitude stoïque devant les bangers qu’il ascène un à un. 

 

 

Audio délivrera également de nombreuses productions de Killbox, comme par exemple l’unreleased « Black Sun Empire & Noisia – The Veil (Killbox Rmx) » sur laquelle le public explose: toute la salle crie au moment du drop.

Youthstar était là pour créer la surprise et faire le MC durant tout le set, une performance irréprochable et pourtant pas facile, il a réellement apporté une plus-value tout du long.

On n’arrivera pas à rester tout le set sans pause, nos jambes nous lâchent et nous poussent à s’asseoir quelques minutes.

 

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Vient ensuite le tour de nos deux compères June miller pour leur dernière date en France qui démarrent leur shift sur les chapeaux de roues, on entend rouler les nombreux classiques du duo comme l’excellent « Dominator » produit en collaboration avec James marvel et avec Mc mota pour les vocaux.

Youthstar toujours présent pour alterner entre phases au flow rapide et chauffeur de salle, que du bonheur: on se rappelle même l’entendre rapper les lyrics de « Johnny L – Back to your roots », track légendaire en Drum and bass!

Les 30 premières minutes sont très intenses et sans faute, le public connaît les morceaux et ça se sent, c’est très agréable que de sentir une telle passion raisonner dans la salle, « Outer space » fait vibrer tout le Trabendo qui semble proche de l’implosion.

La foule explose sur « June miller & Mefjus – Saus VIP » dont on attend toujours patiemment la release ou encore la petite dernière des Prototypes « Levelz ».

Gros kiff perso lors du passage de « The Lick » tiré du dernier ep de Misanthrop, un petit retour de la funk très apprécié.

Quelqu’un a d’ailleurs filmé les 30 premières minutes, on laisse le lien youtube ici pour les plus curieux d’entre vous :

 

 

Au bout d’un gros 40 minute, la pression redescend pour des tracks moins énergiques et quelques tracks halfbeat, on n’en est pas mécontent vu ce qu’on a subi les deux dernières heures.

C’est super agréable de voir le duo se déchainer sur la foule qui contrairement à Audio est souriant devant les platines. On sent que l’alcool a coulé à flots après quelques transitions discutables, on ne peut cependant vraiment pas leur en vouloir, si on avait été DJ, je crois que pour nos dernières dates nous aussi on aurait profité.

On se dérobe pour se poser un peu dehors et discuter avec le public venu nombreux, on retrouve toujours cette ambiance très familiale et un public très ouvert, chose de plus en plus rare et très appréciable, je crois qu’on le dit à chaque fois mais Get in Step sont vraiment nos soirées parisiennes favorites.

Après la claque qu’Audio nous a mise, et le très bon début de set de nos compères, on a vraiment du mal a s’extasier devant cette fin de shift un peu en dessous, on remarque cependant de très bons retours à la violence des deux amis, qui font toujours leurs effets sur une foule qui ne semble pas fatiguer.

 

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Vient ensuite le tour de Zorel, on est mort de fatigue et on se force un peu à rester malgré nos jambes qui ne suivent plus.

Le Dj résident des Get in Step a vraiment progressé sur ces dernières éditions et n’a vraiment rien à envier aux headliners précédents. Un set destructeurs aux doubles drops assassins, une technique proche de la perfection appuyé par une sélecta irréprochable, que dire on a beau être assis au fond de la salle on ne peux s’empêcher de bouger au rythmes de ces combos dévastateurs.

 

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Voici maintenant l’heure pour nous de rentrer, on entend tout le monde exprimer sa satisfaction dans la file pour sortir et on est bien d’accord, on n’a définitivement rien à redire sur cette soirée, que dire donc face à ça?

Continuez de nous faire danser 😉

Encore merci à Get in Step pour leur confiance au fil des éditions et au public particulièrement bouillant sur cette édition!

Crédits photo : Harley Chesnel

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