Live Report (fr) : Let it Roll – Rise of the Immortals (3-5/08/2017)

Le Let it Roll, pèlerinage sacré pour tout fan de Drum’n’Bass, a fêté ses 10 ans cette année. C’est une ancienne base aérienne Tchèque qui accueille le festival à environ une heure de transport de Prague.

Proposant plus de 10 scènes sur lesquelles défileront environ 180 artistes, il s’agit du plus gros festival de DnB au monde auquel se retrouvent plus de 25 000 participants.

La spécificité du festival consiste aussi à inviter un certain nombre de labels afin de leur laisser carte blanche sur une scène pendant une nuit ! Cette année, c’est 14 labels qui se sont partagés les 5 scènes principales (hors Mainstage).

Nous avons contacté l’organisation en début d’année qui a gentiment accepté de nous inviter à couvrir le festival !

Nous étions une équipe de 3 sur ce festival, on a donc pu vous décrire certains sets qui jouaient en même temps !

Nous sommes le jeudi 3 août, et c’est après un petit séjour à Prague à profiter de l’absinthe qui y coule à flots qu’on prépare nos affaires direction la navette de 18h pour la première nuit de l’événement.

Dans le bus, la DnB résonne et l’apéro s’organise afin de bien se préparer ! Une petite heure après, on arrive enfin sur le site du festival. On voit la Mainstage et la Factory s’élever au loin avec le son qui a déjà commencé depuis 18h.

D’ailleurs, une petite scène était ouverte dès le mercredi soir : le Hangar.

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L’entrée « accueillante » du Hangar
Nous plongeant dans un esprit de teuf, elle se trouve à côté du camping. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un petit hangar avec une déco sympa qui aura pour mission d’achever les festivaliers (la scène envoyant du son de 00h à 22h tous les jours).

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Hangar par Jakub Zatloukal
Certains d’entre nous ont décidé de garder leur AirBnB à Prague et de prendre un pass navette illimité (40€) afin de pouvoir dormir convenablement et prendre de vraies douches. Au vu des douches du festival, il ne fallait effectivement pas être frileux ou avoir peur de la vie en communauté.

Le reste de l’équipe est resté sur place pour ce premier jour et assiste à un début de festival sur les chapeaux de roues.

Des sets plus destructeurs les uns que les autres et d’une qualité rare. L’ambiance est déjà bien amorcée alors que le véritable festival n’était pas officiellement ouvert.

Entrée par Bushman Media
Il est 20h le jeudi et après une bonne heure d’attente pour l’accréditation, on se retrouve sur une très grande place qui donne accès sur les campings de part et d’autre, le tout ponctué de nombreux foodtrucks allant de la spécialité Mongole aux burgers Américains. Les prix sont cools, environ 4,50€ le burger : honnête !

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La « Grand Place » par Bushman Media
Question boissons, on trouve énormément de stands Red Bull mais aussi un coin pour boire de la vodka et un autre stand pour du cidre en plus de la sacro-sainte binouse.

Ayant un peu de retard, on passe très vite le dernier contrôle de sécurité avant de rentrer sur le festival.

Nos pas nous guident directement sur la Factory Stage, la deuxième plus grande scène du festival. La Mainstage n’ouvrant que le deuxième jour, la plupart des festivaliers se sont retrouvés sur la Factory qui accueillait la Hospitality Night !

Portant bien son nom, elle ressemble à une sorte de grosse usine. Elle propose aussi un très gros mapping restant dans le thème de l’industrie réparti le long de la structure.

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Factory Stage par Petr Klapper
C’est vers la moitié du set de S.P.Y. qu’on arrive sur cette scène. On assiste à un set Liquid/Deep qui nous fait passer un très bon moment autour de classiques tel que « By Your Side » de S.P.Y.
Très vite, on entend le premier « Dead Limit » du week-end qui sera loin d’être le dernier…

Un mec se baladait même avec une pancarte pour demander aux artistes de ne pas la jouer au profit de tracks moins communs.

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On part 10 minutes avant la fin pour aller au premier set que l’on s’est interdit de louper : Mediks qui joue pour la Audioporn Night sous le chapiteau nommé Underworld.

Étant l’une des plus petites des scènes principales, la décoration était tout de même là pour nous mettre dans l’ambiance. De vieux écrans de TV diffusaient des images bien perchées, brouillées comme par des glitchs, surement dus au soulèvement robotique qui agite le festival.

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Underworld Stage par Bushman Media
Mediks nous balance un très gros set hyper énergique avec pas mal de Drumstep sur fond de fumée verte. On regrettera cependant qu’il n’ai quasiment pas joué certains de ses classiques comme son excellent « Cannibals » avec KJ Sawka ou encore « Come Back Down ». Il a tout de même su nous envoyer un peu de Neuro pour nous exciter et surtout, nous creuser l’appétit.

Appétit que l’on va vite combler une fois le set terminé avec un gros plat de frites, viande et fromage pour 4€, de quoi se remplir l’estomac à bas coût. Pour ce qui est de la bière, on est à environ 2€ la pinte, un rêve quand on est habitué aux fests français !

Il est 23h et on retourne à l’Underworld pour checker North Base qui envoie du très très lourd. On remarque aussi que le chapiteau s’est bien rempli depuis Mediks !

Un coup d’œil à la timetable nous rappelle que London Elektricity est en train de jouer à la Factory ! Un set aux couleurs de ses productions, jazzy à souhait ! Cependant, n’ayant pas bien compris, le show avec le groupe au complet se produisait le samedi soir, c’est donc un peu déçu qu’on quitte vite la Factory pour se balader un peu, notant bien d’aller voir le big band le surlendemain !

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London Elektricity par Jakub Doležal
Nos pas nous amènent devant la Madhouse Stage, le plus gros chapiteau du festival, qui accueillait la Critical Night.

La scénographie de cette stage est particulièrement fat. Un énorme robot enchainé jauge la foule du haut de son impuissance. Deux de ses semblables sont enfermés derrière des barreaux de part et d’autre de la scène.

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Madhouse Stage par Petr Klapper
Frappés par la beauté de la scène, on met un peu de temps à sortir le programme de notre poche et on remarque que c’est Ivy Lab et leur HalfBeat qui sont au turbin.

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Ivy Lab par Hana Makovcova
Le trio s’illustre une fois de plus par un set magique, un de nos highlights du festival. Allant d’une ambiance à une autre,  leur point fort réside dans le choix de leurs sonorités. C’est un vrai tour du monde auditif, again and again Ivy lab confirme.

Bon là, on arrête de déconner. C’est bien gentil la Neurofunk, la Drumstep etc. Mais ce festival est aussi l’occasion d’aller tâter un registre très peu présent (voir inexistant) à Paris : le Crossbreed !

En effet, la Shredder Stage accueille le label PRSPCT le jeudi et Forbidden Society le vendredi, autant dire que nos jambes sont loin d’êtres prêtes.

On se rend donc sur la scène en question pour assister au début des hostilités et là aussi, pour une petite scène, la déco n’est pas en reste. Des carcasses de voitures sont utilisées pour fabriquer une grosse moto à droite de la scène et un truck à sa gauche, du beau boulot.

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Shredder Stage par Radek Holeš
La scène, elle, est un peu plus simpliste avec néanmoins quelques écrans. On distingue aussi une boule à facettes accrochée à chaque machine qui fait aussi bien le taf que des lasers.

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Shredder Stage par Bushman Media
La guerre commence avec Fragz qui prend le contrôle des platines pour un set Crossbreed particulièrement énervé.

On avait entendu plusieurs de ses sets qui déviaient vers la fin sur du bon gros Hardcore. Chose que le Portugais n’a malheureusement pas faite ce soir-là. Peut-être voulait-il coller au thème du Let it Roll.

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En tout cas, Thrasher (qui prend la relève à partir d’1h) n’en a eu rien à foutre du thème du festival ! Un bon 50/75% de Hardcore dans son set histoire de ravir les Néérlandais présents, venus en masse pour cette label night !

En parallèle de cette grosse séance de hakken, nous nous sommes rendus une nouvelle fois à la Factory afin d’assister au set de Wilkinson. L’ayant vu en live à Dour il y a peu, cette prestation nous a donc paru un peu moins étonnante mais est tout de même restée entraînante.

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Wilkinson par Jakub Doležal
En effet, des titres comme « Afterglow« , « Brand New » et « Take You Higher » qui font la notoriété de l’anglais sont tous passé à la casserole. Une fois de plus la magie a fonctionné avec le public et avec nous aussi !

Juste après lui, un deuxième mastodonte du Dancefloor : Netsky. Le Belge aura accompli un joli set avec des passages Chill Trap très agréables mais celui-ci aura souffert de problèmes de sons (venant probablement de la régie) qui auront partiellement dégradé son set.

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Netsky par Hana Makovcova
On en retiendra quand même une belle performance puisque les transitions et la technique de mix sont toujours aussi bien exécutées.

Après deux heures de Dancefloor, un peu de Neurofunk afin d’aller s’engouffrer dans des sonorités plus machinales. La Madhouse nous rouvre alors ses portes et quoi de mieux que Mefjus pour avoir un set de qualité dans ce style ?

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Mefjus par Jakub Doležal
L’Autrichien aura lâché un des plus beaux sets que nous ayons vus de sa part. Grâce à une technique de mix excessivement propre et rapide. Son banger « Suicide Bassline » et son superbe remix de Noisia « Exavolt » auront fait le bonheur de nos oreilles.

Alors que l’équipe savourait le set de Mefjus, de notre côté on retourne à la Underworld pour assister à l’unique set Dubstep du festival avec Xilent !

Impossible pour tout fan de Dubstep de ne pas aller le voir ! On arrive un peu en avance ce qui nous a permis de voir la fin de Benny L b2b Shimon. Pour ceux que ça intéresse, leur set a été filmé entièrement !

Il est temps pour Xilent de commencer et on sent qu’il a lui aussi taillé son set à l’image du festival. On note pas mal de DnB avec de la grosse HalfBeat bien violente (ce qui nous a agréablement surpris) mais aussi de la Drumstep et de la Neuro le tout couplé avec des gros tracks Brostep par-ci par-là dont une superbe version spéciale de son « Kill Me ».

Quand c’est au tour de son immanquable « Boss Wave » de passer, la foule reprend la mélodie en cœur, c’était beau à voir ! Il aura aussi envoyé un peu de HardTrap avant de clôturer par de la DnB.

Un vrai plaisir d’avoir un peu de Dubstep au milieu de toute cette musique à 170 BPM !

Ceux qui voulaient s’en évader pouvaient aussi aller à la scène Techno du fest qui se trouvait sous un petit chapiteau. Pas de déco dedans mais les fans apprécieront profiter de l’espace qu’il y a !

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Techno Stage par Jakub Zatloukal
On décide de retourner à la Shredder pour le dernier set avec Limewax qui envoie plus de Neuro que de Crossbreed. Pour cette fois-ci on choisit donc d’aller voir Metrik sur la Factory.

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Metrik par Jakub Doležal
Nous ayant impressionné de nombreuses fois à Paris, le Londonien aura réalisé cette fois-ci un set efficace mais pas sensationnel.

L’éternel « Freefall VIP » sera tout de même venu faire frétiller nos oreilles. On retiendra aussi particulièrement la découverte d’un superbe track que nous entendrons tout au long du festival sans se lasser : « Generate » de Eric Prydz remixé par Dimension.

Il est déjà 4h du matin et cette première nuit va toucher à sa fin. C’est devant Current Value qu’on décide de finir d’achever nos jambes !

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Current Value par Hana Makovcova
Direction donc la Madhouse et ça n’a pas loupé, de la grosse Neuro archi efficace qui nous laisse sur les rotules. L’arrivée du soleil gâche un peu la qualité du lightshow de la scène mais bon, difficile de faire autrement ! Muni de son Ipad, Current Value frappe juste et fort avec pour arme de poing un VIP de son track phare « Impact« .

C’est déjà cassé en deux qu’on retourne au camping ou qu’on reprend la navette pour dormir à Prague avant d’embrayer une deuxième journée de festival !


L’attraction principale pendant la journée était le concours de DnB Step mais il était aussi possible de faire un peu de foot, du yoga, des batailles d’eau ou encore du bumper football.

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Bumper football par Hana Makovcova
Dans un registre plus sérieux, il était aussi possible d’assister à une masterclass sur le DJing.

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Masterclass par Bushman Media
C’est après avoir dormi (bien ou mal en fonction des logements de chacun) qu’on est fin prêts pour enquiller sur le deuxième jour !

Petite galère pour certains d’entre-nous au niveau des navettes ce coup-ci. Le site internet n’étant pas clair, on a dû attendre 2h l’arrivée de la navette. Le stress était d’autant plus important qu’il ne fallait surtout pas rater l’opening show de la Mainstage qui avait lieu à 22h !

Le temps de faire la queue pour les contrôles et d’arriver devant la scène, l’opening a tout juste commencé, parfait !

Le paquet a été mit sur cette Mainstage. Elle a été taillé tel un énorme transformer en train de surgir du sol prêt à se venger des humains (nous demandez pas pourquoi). C’est là que le nom « Rise of the Robots » prend son sens ! On est aussi époustouflés par le mapping d’exception qui donne vie au mastodonte.

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Mainstage par Petr Klapper
Ce sont Calyx & Teebee qui sont chargé du son pour ce spectacle unique. Contrairement à l’an dernier où la montée durait 20 minutes, là c’est une bonne dizaine de drops qu’on se prend entrecoupés d’une voix caverneuse. Les drops se font sur jets de flammes, lasers et feux d’artifice, un vrai régal ! On attend avec impatience la release des tracks, une nous a particulièrement marqués !

On décide de rester ici pour assister à la première moitié de High Contrast avec un set tout en finesse qui commençait à bien s’activer au moment de bouger pour assister au b2b entre DC Breaks et Loadstar.

High Contrast par Jakub Dolezal
C’est sur la Factory (accueillant cette fois la RAM Night) que les deux compères s’affairent au platine balançant une phase assez longue de Jump-Up qui a vrai dire nous a un peu gavés, nous attendant à de la grosse Neuro.

Il nous a été dit que la première heure de set en contenait plus ainsi que de la Liquid. Tant pis, l’opening valait le coup !

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DC Breaks b2b Loadstar par Jakub Zatloukal
On retourne un coup sur la Mainstage assister au début d’Andy C. Malgré le tout début du set où un ingénieur son est venu bidouiller les câbles ayant provoqué un problème de son, sa performance était à la hauteur de ce que nous attendions. 

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Andy C par Hana Makovcova
Le Britannique bénéficie des feux d’artifice et des belles flammes de la Mainstage qui accompagnent un set varié. On a aussi droit à des doubles drops magiques dont un très joli versus entre « Voodoo People » de The Prodigy remixé par Pendulum et son nouveau track « What Bass« . Incontestablement grandiose !

Bon, c’est bien gentil les headliners mais il est temps de passer aux choses sérieuses avec le fracassant Forbidden Society, patron du label du même nom. Il va bientôt être minuit et, coïncidence ou non, il est l’heure de retourner à la Shredder comme la veille.

Ayant un peu d’avance, on savoure la bonne petite Neuro des familles balancée par Neonlight qui termine avec son excellent « The Towering Inferno VIP » puis vient enfin le tour de Forbidden Society !

Le bougre nous cale un bon 30 minute de la Neurofunk la plus violente possible avant de passer un cap et de se lâcher complètement avec de gros tracks tantôt Crossbreed tantôt Hardcore !

On retiendra son excellent « War Ensemble », remix du groupe de Metal Slayer, un délice !

Il se fend même d’un petit track Trash Électro bien senti qui fait son effet sur le public !
La fin de set sera plus conventionnelle à base de bon gros Crossbreed comme il sait le faire !

On ressort complètement lessivés de ce set de malade mais c’est loin d’être terminé ! Direction la Mainstage pour un b2b entre deux titans de la DnB : Dj Hype et DJ Hazard !

Bien qu’on ne soit pas très fan des MC chez Stoner, il faut admettre que celui présent pendant le set faisait le taf avec efficacité sans être trop présent.

Ce set nous a particulièrement marqué. En effet, Hype b2b Hazard rien que sur l’affiche ça nous donnais des frissons. Une sélecta old school appuyée par un scratch maitrisé. C’est un de ces rares sets qui vous comblent en tout point.

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Hype et Hazard par Jakub Dolezal
Étonnamment il y a très peu de monde présent pour ce b2b d’anthologie, est-ce à cause de Killbox qui joue à côté ? En tout cas, on a la place qu’il faut et ce n’est pas pour nous déplaire ! On entend aussi un peu de Neuro nous tabasser dont un gros remix de « Dead Limit » ! Le set se termine par l’inratable « Mr Happy » qui aurait plus fait d’effet si ça n’était pas la 10ème fois en 2 jours …

Une partie de l’équipe se dirige vers la Factory pour assister à la prestation de Dimension. Plutôt discret derrière les platines, le Londonien a cette fois-ci fait preuve de beaucoup d’énergie sur scène. Quant à sa performance, c’est tout un dancefloor qu’il a entièrement explosé grâce à sa Drum munie d’une bassline grave et puissante.

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Dimension par Jakub Dolezal
Son remix de « Generate » par Eric Prydz revient nous transporter avant d’assister à double drop magistral entre son track « Whip Slap » et « Hit the Floor » de Wilkinson & TC. Un de nos sets favoris de ce festival.

Il est 2 heures du matin et pendant ce temps, on se dit qu’il est temps de faire un tour complet des différentes scènes afin de vous en parler plus longuement. D’autant plus qu’au vu de notre programme, on n’aurait jamais visité certaines scènes comme la Port Stage.

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Port Stage par Bushman Media
Petit chapiteau semblable à celui de la scène Techno ou la Underworld avec de petites illuminations à son sommet. Niveau scéno, un magnifique mapping nous plongeant tour à tour sous l’océan ou sur un rollercoaster spatial, sensations garanties !

Cette scène a accueilli tour à tour les labels Symmetry, Medschool et Dispatch.

En suivant notre plan, on découvre une petite scène sans aucune déco avec 4 personnes devant le son.

Intrigués on s’approche et là, surprise ! On se mange le gros drop du « Tetris » de Doctor P. On décide de rester un peu headbanger au son de classiques Brostep dont notamment le « Like a Bitch » de Zomboy !

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Chapeau Rouge Day Tent
La scène était tenue par Chapeau Rouge, une boîte de Prague, et semble avoir proposé majoritairement de la Bass Music. Le set suivant commençait bien avec du gros Trap mais l’appel de la Shredder se fait entendre !

Il s’agira du dernier set Crossbreed du festival, c’est Hallucinator qui a la lourde tâche de clôturer cette Forbidden Society night !

Le duo s’apprête à nous exterminer et ça n’a pas raté ! On se mange 30 grosses minutes de Crossbreed bien énervé dans la lignée de leurs confrères ce qui sonne assez calme pour eux …

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Hallucinator par Jakub Dolezal
C’était sans compter ce moment fatidique où ils balancent leur célèbre « Fuck the System » pendant lequel toute la foule lève le majeur. À partir de là, les BPM deviennent bien plus frénétiques et c’est ce qu’on attendait !

Petit hommage à Chester Bennington (chanteur de Linkin Park décédé quelques semaines avant) en passant un sale remix Hardcore Indus du célèbre morceau « Lost in the Echo », inattendu mais apprécié !

Il sera vite suivi par un de leurs titres phares « Satanism » dont la mélodie est reprise par l’assemblée ! Voulant terminer avec du gravier, les 5 dernières minutes partent en full Hardcore, on notera un énorme remix Terrorcore du « Fade to Black » de Metallica !

C’était sans compter un bon petit rab imprévu de 10 minutes dont les Italiens ont fait bon usage en repartant dans du Crossbreed assez mélodique tout en gardant la frénésie qui aura été le mot d’ordre de ce set.

Il est temps de retourner à un son plus conventionnel, direction la Madhouse pour terminer la soirée avec les poulains de Shogun Audio : Fourward et Joe Ford.

C’est un peu après le début de Fourward qu’on accède à la stage et première chose qui nous fait kiffer, sa grosse Neuro se couple parfaitement avec le MC qui sait rester en retrait quand il le faut !

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Fourward par Jakub Dolezal
On n’est pas mécontent de retrouver de la DnB un peu plus fluide après ce qu’on a pris sur la Shredder. L’Autrichien va clôturer son set avec un gros remix HalfBeat de « Dead Limit » qui n’aura pas laissé indifférent !

La transition se fait parfaitement avec Joe Ford qui arrive muni de ses productions si particulières avec un sound design léché. C’est un réel voyage qui tranche avec ce qu’on entend d’habitude dans ce genre. On est loin d’un set Neuro qui pourrait nous lasser.

On aura malheureusement vu qu’une partie du set car il est temps pour nous de retrouver notre navette pour se reposer avant la dernière nuit du festival !

La « main » du Let it par Radek Holeš

Le temps est passé super vite, on arrive le samedi soir à 19h pour une dernière nuit dans ce temple de la DnB.

Comme tout bon festival qui se respecte, il y avait aussi un nombre important de stands divers et variés.

Stand psyché par Radek Holeš
Entre les habituels stands de fringues et d’accessoires pour fumeurs, on trouve tout de même un coin pour se caler une grosse chicha ! Décidément, le Let it Roll regorge de surprises !

Après un bon double cheese et une petite pinte, on décide d’aller voir ce qui se trame ce soir sur la Shredder.

La stage accueille les labels Big RIddim et Kinetik. À notre grande surprise, on arrive par de la grosse Drumstep ainsi que de la Neuro. C’est malheureusement au bout de 20 minutes qu’on se rend compte que le London Elektricity Big Band est en train de se produire sur la Live Stage non loin de la Shredder.

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Live Stage
Une scène spécialement faite pour les lives a été montée. Assez basique, elle est conçue pour accueillir tout un groupe de musique. C’était en effet le cas pour cette prestation du London Elektricity Big Band.

Le célèbre Britannique s’occupe de la basse et se retrouve accompagné d’un orchestre, le Riot Jazz Brass Band, un claviériste, deux batteurs, deux choristes et Dynamite MC. Ça fait vraiment du bien d’avoir une prestation avec de vrais instruments dans un festival qui se veut 100% Électro.

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London Elektricity Big Band par Hana Makovcova
Le public a d’ailleurs répondu présent en masse pour ce concert et l’ambiance est à son comble pendant les divers solos tantôt de saxophone tantôt de batterie. Les musiciens sont énergiques et effectuent une prestation bien huilée qui n’aura laissé personne indifférent !

Étant le dernier concert programmé sur cette scène, le groupe a même eu droit à un bon supplément de 15 minutes alors que le public commençait déjà à se retirer.

London Elektricity Big Band par Radek Holeš
C’est donc avec un peu de retard qu’on se retrouve devant la Mainstage pour aller voir The Prototypes.

Contrairement à la dernière Animalz, ce soir c’est le duo qui est présent sur scène et ça envoie du steak ! Le passage de l’envoûtante Liquid de London Elektricity à leur grosse Neuro nous donne un avant-gout de ce que sera cette soirée, notamment avec la Eatbrain Night sur la Madhouse (mais nous y reviendrons un peu plus tard).

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The Prototypes par Hana Makovcova
Les Britanniques ne font pas non plus dans la prise de risque en balançant un énième « Dead Limit » qui aurait été plus efficace si ça n’était pas le 15e du week-end … Cependant, ils se reprennent largement en clôturant leur set avec une grosse exclu qu’on attend de pied ferme dans notre casque !

En parlant d’attendre de pied ferme, vient enfin le tour de Matrix & Futurebound, combo pour lequel on a un petit coup de cœur ! Les gars rentrent directement dans le vif du sujet avec leur grosse Neuro. C’est en entendant la voix de Donald Trump qu’on sait ce qui nous attend, un gros « The Wall » qui détruit absolument tout !

Dans l’ensemble, ils proposent un set très joyeux et mélodique pendant lequel la foule jouera le jeu lors du passage du célèbre « Get Down Low » de TC. S’ensuivra un peu de Trap avant de faire remonter la pression pour finir sur un gros remix du « Chase the Devil » de Max Romeo.

Décidément ce soir, on campe la Mainstage. Le prochain acte c’est Camo & Krooked ! Comme à leur habitude, les deux lascars proposent un set hyper éclectique commençant en douceur avant de vite partir en Neuro avec des teintes de Jump Up et de DnB au peu plus minimaliste. Petite frayeur vers la moitié du set ou la pluie commence à tomber, heureusement juste une petite bruine de 15 minutes.

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Camo & Krooked par Jakub Zatloukal
Un peu déçus qu’ils aient seulement balancé l’intro de « Show me a Sign », ça fait longtemps qu’on ne l’a pas entendue … Sacrée surprise, on notera aussi quelques tracks à mi-chemin entre la DnB et la Hardtek ainsi que pas mal de Jungle et de HalfBeat.

En bref, c’était une grande leçon de Drum and Bass. Leur sound design très organique fait bien son effet. Une heure de grand frisson qui annonce que du bon pour la Dream Nation.

Après un bon gros bacon cheeseburger des familles, on va se préparer pour la bête State of Mind ! On assiste à la fin du set de Mob Tactics qui déborde de 10 minutes sur le set de SoM, peut-être y a-t-il eu des retards auparavant …

Quand State of Mind monte sur scène, c’est l’apothéose ! Dignes représentants de l’écurie Eatbrain, c’est avec leur Neuro fracassante qu’il sont venus nous faire danser !

Le set fait la part belle aux tracks de leur Automata EP sorti en avril dernier. On retiendra notamment « Choker », « Leapfrog » ou encore l’excellent « Giant ». Depuis la sortie de l’EP on attendait ce set avec impatience et on en est pas déçus !

Il est temps de retourner sur la Factory pour la première et dernière fois de la soirée. Ce soir, pas de label invité mais un gros « Jump-Up All Stars » !

Preuve bien marquante que c’est un registre qui a le vent en poupe en ce moment ! Chez Stoner on est divisé, c’est pourquoi nous n’avons pas été voir les autres artistes programmés (comme Levela, Sub Zero ou DJ Guv) mais on a au moins fait le déplacement pour voir SASASAS !

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SASASAS par Jakub Zatloukal
Le quatuor de MC accompagné par l’irremplaçable Macky Gee est bien décidé à foutre le feu ! Ils arrivent avec une grosse intro sur laquelle ils débitent les lyrics de leur « Anthem » avant d’ambiancer le public avec leur grosse Jungle bien frétillante ! Un set malgré tout assez brouillon, des MCs pas très en phase avec l’instru et des rewinds à gogo. On reste dubitatif sur cette performance.

On notera aussi un gros remix du « Jump Around » de Cypress Hill avant de laisser la place à Annix sous un tonnerre d’applaudissements. Grosse surprise aussi, il y avait bien plus de monde que sur la Mainstage, c’est dire l’engouement pour la Jump Up.

En parlant de Mainstage, on y retourne pour assister à son dernier acte incarné par le grand June Miller. Il s’agit d’un des derniers lives des Néérlandais donc leur présence pour clôturer la scène principale du fest est clairement méritée.

C’est sans concessions qu’ils nous balancent leur grosse Neuro alors que bizarrement, encore très peu de monde pour savourer ce set.

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June Miller par Hana Makovcova
Tant mieux pour nous ! Gros moment d’émotion lorsqu’ils nous passent le track « Let it Roll » d’Aphrodite sur lequel les lights pètent littéralement un câble en tourbillonnant autour des lasers verts ! On entend même un petit morceau à cheval entre DnB et Hardcore qui fait du bien vu l’absence de Crossbreed ce soir-là.

C’est alors que la fin du set se fait sentir que James Marvel monte sur scène. Tout le monde sait qui va se passer, c’est le moment de jouer leur nouveau bijou qui n’aura laissé aucun fan de DnB indifférent : « Dominator ».

C’est un peu un clin d’oeil ce closing de la Mainstage puisque l’année dernière, ils faisaient l’opening. Un adieu comme il se doit, big up pour le rappel à la fin ou ils passent « Outer Space » qu’on attendait tous pour finir en beauté ce 10ème anniversaire du Let it Roll.

C’est pleinement satisfait et des étoiles dans les yeux qu’on quitte la base aérienne de Milovice. C’était notre première fois là-bas et franchement, très peu de points noirs sur l’organisation.

Quelques petites choses à redire sur les navettes et l’accès à l’eau potable mais globalement, que ce soit la qualité des sets, du son ou encore du mapping, il n’y a rien à redire.

Le Let it Roll mérite sa place de référence en tant que festival Drum’n’Bass et c’est avec une impatience énorme qu’on attend la prochaine édition !

Les places sont d’ailleurs déjà en vente sur leur site internet et pour patienter, l’édition Winter nous attend de pied ferme.

On remercie encore une fois l’organisation du festival qui nous a permis de passer trois jours de folie !

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Sortie par Radek Holes

BASS IS LIFE, BASS FOR LIFE

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