Live Report : Dream Nation Festival, Bass Music Stage (23/09/2017)

Alors que la quatrième édition du Dream Nation Festival se tenait il y a deux semaines aux docks de Paris, l’équipe de Stoner Music s’est rendu sur place et vous livre un report détaillé de la scène Bass Music !

Malheureusement nous n’avons pas pu arriver à temps pour C-Joo et Zorel qui étaient chargés de commencer à faire monter les degrés du dock Pullman lors du warm-up. Nous arrivons donc pour l’entrée en scène de Dj Absurd.

C’est face à une salle encore très peu remplie que ce dernier fait son apparition sur scène. Mais cette intimité n’empêche pas le parisien de nous balancer les premières notes Dubstep de la soirée, à travers une première partie oscillant entre Tear-Out et Riddim très énervé. Malheureusement il est vite coupé dans son élan par une coupure de son au bout de 10 minutes de set, qui fort heureusement a été réglée en seulement quelques minutes, qui suffisent pour paraître comme une éternité pour l’artiste. Après avoir gardé son calme, tout comme la foule encore peu présente, Absurd repart de plus belle en nous offrant une performance très agressive, alors que nous ne sommes qu’au deuxième set de la Bass Music Stage.

Comme annoncé, les 20 dernières minutes sont réservées à de la Jump Up, de quoi motiver l’audience qui croît à l’image des BPM, lorsque le bootleg de Kanine et High Impact de «All The Way Up», de French Montana, retentit. Nous avons affaire à une prestation très intense ! Nous profitons alors de la fin de son set pour éplucher les différents menus des Food Trucks, afin de se préparer comme il se doit au choc des titans à venir.

C’est avec une certaine amertume que le public du Dream Nation Festival apprenait, quelques heures avant l’ouverture du festival, que la tête d’affiche de la Bass Music Stage, Kill The Noise, serait absent pour des raisons familiales. Mais comme l’organisation aime faire les choses bien, ce n’est pas un, mais deux remplaçants de taille aux quels nous faisons face pour substituer l’absence de l’Américain, avec l’annonce de dernière minute d’un b2b endiablé 100 % anglais, entre les légendaires BAR9 et Trolley Snatcha.

Plus de deux ans après le dernier passage des premiers cités sur la capitale et un an et demi pour le second, autant vous dire que nous sommes comblés de les voir jouer côte à côte ce soir.
On se prépare pour une heure où puristes et nouveaux adeptes se tiennent main dans la main. Entre exclusivités, tracks old school et gros bangers, on ne peut qu’être admiratif face à une telle tracklist élaborée à la dernière minute, ce qui se ressent tout de même malheureusement dans certaines transitions.

Les artistes s’éclatent sur scène et cela a des répercussions sur la salle qui s’est instantanément remplie dès leur arrivée sur scène.

En nous balançant leurs derniers tracks et leurs classiques à l’ancienne, les anglais nous font remonter dans le temps, le tout en nous jouant les diablement efficaces «Sayim» de Squnto et «Darknet» de Chime. Bien évidemment de son côté, Trolley Snatcha nous envoie le Remix de Cookie Monsta de «Damien», sa collaboration avec Modestep. On le surprend même à effectuer quelques chop sur des doubles drops.

Nous n’assistons clairement pas à la performance technique du siècle, mais que c’est bon de voir une telle communion avec le public, aussi tôt dans la soirée !

Après un set orienté plutôt Oldschool Dubstep par ses compères anglais, c’est le californien Megalodon qui prend les commandes du dock Pullman. La foule est en délire lorsque ce dernier apparaît sur la scène. On dirait bien que les bassheads avaient hâte de son retour sur la capitale !
Comme à son habitude il nous livre alors un set Heavy Dubstep survolté d’une technique incroyable composé des tracks phares de l’année et de ses propres productions.

Nous retenons tout particulièrement «Hood Anthem» au bout de 15 minutes de show, où pour la deuxième partie il lâche un double drop avec le remix Badklaat de «G Shit» par Excision !

Il ne manque pas également de nous passer son remix pour «Death Wish» ou encore sa version VIP de sa collaboration avec Jauz «Shark Attack».
En tant que fervent représentant du NSD: Black Label, nous avons droit évidemment à quelques nouveautés issues de leur dernière compil’ «XL 4». Nous retrouvons Badklaat avec «Roawr», «Solace» de Murda ou encore bien évidemment, sa version VIP de «Jurassic» avec Midnight Tyrannosaurus sur laquelle de gros moshpits se forment à la demande de Megalodon !
Malgré la petite gueguerre récemment vu sur les résaux sociaux entre NSD et Disciple, ça ne l’empêche pas de joindre dans son set quelques uns de leurs morceaux. L’extraordinaire «Fight Music 2017» de Dubloadz par exemple met clairement tout le monde d’accord.

Bref c’est un set tout en violence que vient de nous livrer Megalodon, double drop sur double drop, des transitions très bien conçues, il peut d’ores et déjà dire qu’il a réussit son coup et laisser la place à la touche texane de la soirée !

Plus d’un an après son dernier passage lors de la dernière édition de l’Inox Park où les retours sur son set étaient plutôt mitigés, Must Die! revient fouler le sol parisien pour ce 4e Dream Nation Festival !
Avant même le début de son set, nous entendons plusieurs groupes de personnes dire que la Trap allait prendre place et qu’il était temps d’aller prendre l’air (c’est à se demander si ils connaissent Must Die!..). Ceci-dit, la Bass Stage est belle est bien pleine à craquer lors de son passage !

Dubstep, Brostep, Trap, Bass House… De la violence pure aux mélodies somptueuses, l’américain n’est pas venu là pour faire dans la demie mesure et nous fracasse la tête en lâchant drop sur drop faisant vite changer d’avis les plus sceptiques !

De «Nova Machine» à «Shibuya Overdrive» il nous passe sans trop de surprise l’intégralité de son dernier «Forever Digital EP» qui nous laisse tous sans voix. Gros moment fort de son set également lorsqu’il drop «Eden», sa collab avec notre Habstrakt national !
Pari réussi pour le texan qui vient de nous livrer une très belle performance, il termine alors son set par son remix de «Emotional» par Flux Pavilion et Matthew Koma devant un public conquis qui reste acharné jusqu’à la dernière minute

La première moitié de cette soirée est maintenant écoulée, place à la mascotte Bass Music belge !

Nous voyons le jeune Eptic arriver et brancher sa clé usb, c’est avec un grand sourire qu’il prend son poste. Nous sentons tout de suite son enthousiasme d’être présent avec nous ce soir !
Après une intro absolument folle où il fait sauter la foule, il attaque avec son excellent remix de «Say Less» pour Dillon Francis, suivi d’un mashup entre «The End» et le remix de Carnage et Breaux qui rend le public complètement hystérique !

Tout comme son prédécesseur il nous présente un set très varié et se saisi du public sans difficulté, l’ambiance est tellement folle que nous nous rappelons son passage explosif au Sportpaleis !
De gros classiques sont de la partie comme le remix de Skrillex et Trollphace de «Burial» ou encore «Rock You» par Excision et Downlink où il remplace le drop par celui de «Feel Your Love» de Flux Pavilion et et Nghtmre !

Du côté de ses propres productions nous remarquons particulièrement la frénésie d’une foule en colère lorsqu’il drop «Jurassic» ou lors de son remix pour SKisM et Laxx !
Alors que la fin est proche, des moshpits se forment un peu partout dans la salle sur le fameux «Throwin’ Elbows» quelques minutes avant qu’il clôture son set par sa dernière prod originale en date, «Underworld» !

C’est parti pour le dernier set Dubstep de la soirée avec le seul docteur à qui l’on apprécie donner de l’argent et avec le quel on prend du plaisir pendant la séance ! C’est bien sûr Doctor P qui se charge de ce dernier set avant la DnB accompagné de son fidèle MC : Krafty !

Il commence avec la voix de Redman se retrouvant en intro avec un extrait de «The Pit» disant «Doctor P, you’re ready ?» et annonce tout de suite la couleur en exécutant «Serious Sound» devant un public désormais acharné plus que jamais !

Comme à son habitude il nous livre un set Dubstep/Brostep survolté incluant quelques sons Trap et passe alors une grande partie de ses classiques ! De grosses exclusivités sont de la partie également comme sa version VIP de «Business» ou encore le remix de Spag Heddy sur «Flying Spaghetti Monster» qui est clairement un des sons qui a le plus fait bouger la foule depuis ce début de soirée !

Voyant ce soir Doctor P pour la 6e fois pour certains d’entre nous, nous décidons d’aller nous relaxer avant de passer à la partie DnB. Nous allons donc au camion Reggae nous ressourcer un peu, quoi de mieux que de prendre un peu l’air et se reposer sur «One Love» de Bob Marley ! Quelques minutes plus tard, nous voila reparti dans le Pullman pour cette dernière partie de soirée !

Voici venu le tour d’Andy C, habitué des events de ce genre et grand représentant de Ram Records qui n’a plus rien a prouver. Multiple vainqueur du meilleur Dj aux DnB Arena Awards, il lui était confié la lourde tâche que de reprendre les reines de la Drum and Bass après un début de soirée majoritairement Dubstep.

Un set comme toujours au niveau, mélangeant old school et new school, Andy lâche de très gros bangers et calme le jeux avec quelques passages deep rollin bien appréciés! On retiendra d’excellent double drops et une foule en ébullition sur le très puissant «Black Metal» de Serum!

Camo & Krooked font beaucoup parler d’eux récemment de part leur album Mosaïk. On avait pu aller les voir au Let It Roll et ils ont définitivement fait partie de nos highlights du festival. Un set intéressant dans sa construction, alternant anciens classiques, bangers neurofunk ou encore celles de leur dernier album.

Les tracks tirés de Mosaïk au sound design très organiques ont un tout autre effet que la plupart des autres morceaux, calment le jeu et nous permettent de profiter pleinement de ces moments hors du temps.
Un bon set dans l’ensemble, avec cette dimension magique que l’on retrouve rarement, on retiendra un «Uk» de Dimension au bpm accéléré qui a fait son effet, on l’avait beaucoup trop entendu au Let It Roll, on s’est étonné à aimer autant cette version live !

Elisa Do Brasil et Dj Fly ont eu pour dure tâche de clore cette scène Bass Music. Après des sets variés, Elisa opte pour de la neuro (et de la bonne, Elisa a toujours bon goût), un excellent choix dans une soirée qui en manquait cruellement. Elle nous offre une tracklist aux petits oignons soutenue par un Dj Fly on fire !

Ce close up fut vraiment différent de ce qu’on a l’habitude d’entendre en soirée, il n’a pas plu à certains qui ont trouvé la prestation de Fly en décalage avec ce que faisait Elisa et nous les comprenons car il est vrai que l’osmose n’y était pas toujours. Mais majoritairement c’était le pied, quand Dj Fly arrivait à bien se caler sur les tracks d’Elisa c’était vraiment excellent !
Tout de suite nous avons pensé au b2b entre Hazard et Hype au Let It Roll. Dans un autre style certe, mais la vibe était similaire, banger sur banger avec un Fly ajoutant vélocité et parfois même un second souffle au track. Un set appréciable par deux techniques différentes, deux manières de mixer: ce genre de moments est bien trop rare sur la scène électronique actuelle et on en redemande !

Cette quatrième édition du festival Dream Nation est maintenant terminée, nous pouvons dorénavant vous dire que nous avons passé une soirée géniale au sein de la scène Bass Music ! Les artistes nous ont chacun offert une performance digne de ce nom avec des sets absolument réussis, un grand merci à eux qui nous ont littéralement vendu du rêve !
Cependant un point est venu noircir le tableau au petit matin, une attente étonnement et extrêmement longue aux vestiaires qui créa une foule monstrueuse. Effectivement beaucoup de personnes sont restées dans ce chaos pendant des heures, jusqu’à 9h pour certains…

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Photo récupérée sur la page de l’événement, prise par Amélie Laprun.
Nous avons vraiment été choqués par le manque de sérieux et de volonté de certains bénévoles.

Quoi qu’il en soit, l’organisation a fait de son mieux pour se rattraper, s’est excusée de ce gros point négatif et a dédommagé les festivaliers ayant loupé leur moyen de transport. Nous espérons grandement une meilleure organisation de ce côté là pour l’an prochain, pour cela le festival s’est engagé à mettre en place des casiers autonomes, nous verrons bien ce que ça donne !

Bref sans parler des vestiaires la soirée fut magique avec des artistes au top ainsi qu’un lightshow plutôt réussi, nous avons hâte de découvrir les artistes de l’édition 2018 !

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Crédits Photos : Dare Pixel

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