Live Report : Jump Up Warriors XL 3 (12/08/2017)

Le temps de l’été, la Jump Up Warriors XL fait peau neuve en s’installant dans la sympathique salle du Petit Bain, pour une troisième édition qui s’annonce bien chaude.

 

 

Les têtes d’affiches sont peu nombreuses, mais le plateau a quand même de quoi faire baver tout bon adepte de Jump Up, avec l’incontournable Hizzleguy, l’expérimenté Profile, ainsi que les jeunes Tsuki et Simskai. Bien évidemment, que serait une Jump Up Warriors sans les partisans de l’équipe Creammix représentés par Zudakabass, K-Way et Doubt.

 

On pénètre dans la salle alors que le dernier nommé est aux platines depuis une dizaine de minutes. Sur scène pour un set de 30 minutes, nous ratons une bonne partie du warm-up de Doubt, mais nous aurons l’occasion de nous rattraper plus tard dans la soirée. En toute logique la prestation de notre Français va rester dans un premier temps plutôt chill, avec une alternance entre Liquid DnB et Deep DnB, ce qui nous permet de profiter du très bon sound-system et des lumières du Petit Bain. Cependant on éprouve quelques difficultés à voir les DJ’s en action, tant ils se retrouvent dans la pénombre provoquée par une absence d’écran LED. Mais ce détail ne change en rien la performance de Doubt qui nous balance de la Neurofunk en fin de set, alors que la salle continue de se remplir timidement. C’est sur « The Mothership VIP » de Phace et Mefjus que le Parisien clôt sa lourde tâche du warm-up, alors qu’il laisse la main à ses deux autres compères.

 

Zudakabass et K-Way prennent le relais pour une heure et complètent le Creammix Showcase. Aucun moment de flottement, le premier cité enchaîne dès son arrivée avec « Tornado VIP » de Vacuum, alors que K-Way ne perd pas de temps avant d’afficher sa technique. On ne peut s’empêcher de relever le fait que ce dernier est vêtu du t-shirt Jump Up Warriors, alors que son partenaire a revêtu le tout dernier t-shirt de Liquicity. Nous avons encore une fois affaire à un set mixte, comme laissaient entendre les vêtements des deux artistes, mais plutôt avec une dominance Jump Up et Neurofunk.

En tant qu’artisan de chop, K-Way se met à l’œuvre face à un Petit Bain qui se remplit petit à petit, alors que Zudakabass fait un clin d’œil à l’artiste suivant, en jouant « Together » de Tsuki. Bien qu’on oscille entre les styles, en toute logique la Jump Up reprend le pas avec des titres comme « Art Form » du regretté Dominator, ou encore « Loop 95 » de Matzet. Alors que la salle est désormais bien pleine, les classiques du genre retentissent, entre « Low » de Decimal Bass, le remix d’Heist de « Feel So Good » originellement de Majistrate et « Ready Or Not » de Logan D et Dominator, nos oreilles sont d’ores et déjà servies, alors que nous ne sommes qu’au début de cette folle soirée. K-Way se charge même de nous faire remonter le temps avec « Where’s My Money » de TC, avant de laisser les platines à la première des quatre têtes d’affiche.

 

Alors qu’un jeune homme vêtu de noir insère ses clés USB dans les CDJ’s, le public parisien se prépare pour un très grand moment dans cette soirée. Annoncé comme le futur de la Jump Up, Tsuki, le petit prodige du genre qui a explosé aux yeux du monde il y a moins d’un an, effectue sa première française aux côtés de Creammix et d’Amnexia pour cette troisième édition XL des Jump Up Warriors. Alors qu’il est calme et très serein sur scène, l’Anglais ouvre son set avec une exclu qui fait l’unanimité. C’est le début d’un set qui sera caractérisé par un nombre incalculable d’exclusivités de Tsuki, bien évidemment, mais également d’autres artistes Jump Up. Avec une performance très rythmée, où on enchaîne drop sur drop, le public parisien n’a clairement pas le temps de souffler et nous non plus. Alors que le bougre de seulement 19 ans se montre très à l’aise derrière les platines, pour son jeune âge et le statut qu’il occupe, il en profite pour nous balancer les tracks de son prochain EP, signé sur Bites, ou encore un double drop très efficace entre « I Want Your Love VIP », de lui-même, avec « Het Entrepot » de K Motionz, dont il joue également le VIP de « Black Beatles ».

Vous n’avez pas fini d’entendre parler de VIP, tant l’Anglais nous assassine de variantes de ses tracks incontournables, avec notamment ceux de « Revolt » en collaboration avec Kanine et de « Kit Kat ». On reconnaît également les notes de son exclusivité avec Hedex, ainsi que le VIP de « Hotel Bass » de ce dernier. On attendait au tournant le petit prince de la Jump Up qui nous a tout sauf déçu, avec un set à son image qui se conclut sur son bootleg de « 3005 » de Childish Gambino, puis sur (encore une fois) un VIP de « Tosti ».

Pour son premier passage en France, nous en avons profité pour demander à Tsuki ses impressions :

« J’ai adoré l’ambiance tout au long de la soirée et c’était très intéressant de jouer dans un lieu comme celui-ci, car c’est quelque chose que je n’ai encore jamais fait avant ! C’était vraiment une très bonne soirée, c’était génial de voir tout ce public plein d’énergie du début à la fin. Big ups à l’équipe Jump Up Warriors ».

 

Il est 2h20, la foule est chaude comme la braise et pourtant nous montons d’un cran avec l’arrivée de la grosse tête d’affiche de la soirée sur scène : Hizzleguy. Producteur de renom devenu incontournable, grâce à des productions de qualité combinées à une énergie et une sympathie derrière les platines, l’Anglais s’apprête à retourner le Petit Bain avec de nouvelles exclusivités et une technique de mix aux petits oignons.

Il faut dire que l’artiste ne perd pas de temps, en nous régalant d’entrée d’un triple drop terriblement efficace entre une exclu, ainsi que « Pressure » de Majistrate et « Mr. Happy » qu’on ne présente plus d’Hazard et de Distorted Minds. La soirée atteint son apogée durant le set d’Hizzleguy, qui nous dévoile notamment le VIP de son bootleg de « CRZY » de Kehlani, parmi tant d’autres exclusivités. L’homme se permet même de jouer avec le public avec un semblant de fake drop, avant de lâcher la bombe quelques secondes plus tard.

Bien qu’il soit difficile pour nous de dresser une liste non-exhaustive des tracks joués par l’homme à la casquette, on reconnaît le remix de Sub Zero de « Rise » originellement de Majistrate, ou encore le VIP du très efficace « Super Mario » de lui-même en fin de set. Mais nous sommes bien loin du dénouement de la performance du producteur, lorsque la montre nous indique que le set n’a commencé seulement depuis 10 minutes, alors que nous avions l’impression de nous être donnés comme si nous étions déjà à une heure de set. Il faut dire qu’entre l’énergie du DJ sur scène, qui est super chaud derrière les CDJ’s, ou encore les récurrents triple drops et chop, à l’instar d’un certain Blackley, nous sommes littéralement comblés. Sentiment partagé avec les autres marins présents ce soir, puisqu’au terme de sa performance, on ne peut que confirmer qu’Hizzleguy a clairement fait chavirer le Petit Bain, avec une performance à la hauteur de sa réputation.

 

Un Anglais peut en cacher un autre, et ça nous le savons très bien en soirée Jump Up. Après un set survitaminé d’Hizzleguy, Profile fait son arriver sur scène, alors que le public est plus bouillant que jamais. Nous ne nous faisons guère de soucis quant à la qualité du set, puisque l’artiste se retrouve régulièrement sur les line-up des différentes Jump Up Warriors. Bien évidemment nous nous mangeons une bonne dose de double drops, que l’on aime consommer sans modération, et nous avons de nouveau affaire à une performance très rythmée. Alors que « Shot Down » d’Upgrade et T>I résonne, nous en profitons pour nous octroyer une petite bouffée d’air. Le fumoir très espacé du Petit Bain n’a pas changé d’un poil et il est toujours aussi agréable de se retrouver sur le fumoir du bateau, avec une vue sur l’AccorHotels Arena d’un côté et sur la BnF (Bibliothèque nationale de France) de l’autre.

Lorsque nous revenons dans la salle où la chaleur est à son comble, on retrouve sans surprise le public toujours aussi déjanté face à la maîtrise de Profile qui n’hésite pas à calmer les ardeurs de certains avec des rewinds très bien calculés. Évidemment, le public réagit plus ou moins bien à ces derniers, qui font souvent l’objet de débats, alors que Profile conclut son set.

 

C’est une chevelure rousse que l’on devait voir apparaître sur scène à 4h10, mais c’est bien le jeune Simskai, invité de dernière minute, qui fait son apparition. Quelques heures avant le début des hostilités, nous apprenons sur le profil personnel du Belge qu’il a été booké pour remplacer Premium. Creammix nous confirmera quelques minutes plus tard que le Ginger n’est pas dans la capacité d’assurer son set, pour raisons médicales.

Nous sommes bel et bien repartis pour 50 minutes de folie parsemées, bien évidemment, de double drops et d’énergie débordante. A l’image de ses compères passés avant lui, Simskai nous balance énormément d’exclus venant de son répertoire. De notre côté, on apprécie le fait d’avoir de l’espace pour pouvoir danser, alors que l’ambiance dans la salle est toujours survoltée. Il faut dire que les moments de répit dans cette soirée se comptent sur les doigts de la main. Pendant que l’on dresse ce bilan, Simskai nous assène des grands coups de bangers, avec notamment le VIP de « Signal », ou encore « You & Me », et plus tard le VIP de son sublime bootleg de « Panda » de Desiigner. On ne se réjouit pas de l’absence de Premium, mais force est de constater que le jeune Simskai a imposé son style avec vigueur, alors que la fin de la soirée se fait sentir.

 

Petite session de rattrapage pour les retardataires, avec le retour aux platines de Doubt pour le close-up de la soirée, après un warm-up très bien géré. Notre Parisien commence avec du Halftime pour les amoureux de ce style tant mis de côté chez nous autres Français. On repasse vite à de la Jump Up néanmoins, avant que l’artiste se lâche et nous balance de la bonne grosse Neurofunk. Nous assistons clairement à un nouveau set de 30 minutes qui ne passe pas inaperçu aux yeux du public, et qui achève les jambes de nos skankers avec classe.

 

Comme on pouvait s’y attendre, cette édition estivale des Jump Up Warriors XL fut très chaude et ce n’est pas fini, puisque l’on retrouve très vite Creammix avec une nouvelle Jump Up Warriors, dès le 23 août.

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