Bass Interview #22 : PhaseOne

Grâce à l’équipe de 193 Records, Stoner Music est allé à la rencontre d’un des artistes phares du moment, PhaseOne. A quelques jours de la sortie d’un nouvel EP, apprenez-en plus sur le parcours et les expériences de l’Australien.

 

1. Comment as-tu découvert la Bass Music?

Je joue du piano et de la guitare depuis que je suis, genre, bébé, et quand j’étais adolescent j’ai joué dans des groupes de Rock, des groupes de Metal, et puis, un jour je vois beaucoup de gens publier des vidéos UKF, genre en 2011, et je m’étais demandé ce que c’était. Alors j’ai décidé d’y jeter un coup d’œil, et j’ai vu tant de similarités entre les genres et je suis immédiatement tombé amoureux des mélodies, la lourdeur, la force du Dubstep. C’est comme ça que je l’ai connu.

 

2. Qu’est-ce qui t’a donné envie d’en produire?

Alors quand j’avais peut-être dix ou onze ans, j’avais déjà appris le piano quand j’étais gosse, et j’avais cet émulateur Nintendo sur mon ordinateur et dans l’un des réglages on pouvait changer les différents niveaux du son, et il y avait peut-être 5 niveaux : les effets sonores, la musique, etc… et j’ai été tellement intrigué, je faisais que jouer avec. Je ne me souviens pas de comment il s’appelait, c’était il y a, genre 15 ans, mais oui, j’ai continué sur ce chemin et j’ai trouvé un jeu Playstation où on pouvait produire des trucs vraiment nuls, alors je me suis amusé avec ça pendant un an ou deux, mais ensuite j’ai commencé à jouer dans les groupes de Metal, groupes de rock, pendant 6 ou 7 ans. Mais j’ai eu une très mauvaise version de Cubase, appelée Cubasis, qui servait à l’enregistrement des tracks, alors j’ai commencé à faire des petits trucs de merde avec mes groupes, juste en enregistrant des démos. Ensuite, je suis allé étudier l’ingénierie de son et j’ai obtenu Pro Tools que j’ai utilisé pendant plusieurs années et j’ai commencé à faire de vrais enregistrements, de gros sons pour mon groupe ainsi que pour d’autres groupes aussi. Ce n’est qu’après avoir entendu le Dubstep que j’ai changé et j’ai essayé d’en produire avec Pro Tools; ça n’a pas trop marché, alors je l’ai remplacé avec Ableton.

 

 

3. Dans tes tracks on sent bien l’influence de Metal. Comment as-tu eu l’idée de mélanger les deux genres de musique (Dubstep/Metal)?

Beaucoup d’artistes commencent avec le Metal, mais beaucoup de gens dans l’Électro se mettent au Dubstep, il y a un côté un peu Metal dans le Dubstep.
Le Metal a toujours eu une place dans mon cœur, vous savez, en jouant de la guitare depuis mon enfance. J’avais aussi une batterie, et vu les similarités entre le Dubstep heavy et le Metal, je pensais que ce serait une bonne idée d’essayer de les mélanger. J’avais entendu parler de quelques personnes qui l’avaient déjà fait auparavant, mais ça avait été fait d’une manière un peu ringarde, comme le Heavy Metal des années 80, qui fonctionne mais c’est ringard, donc je pensais faire quelque chose d’un peu plus moderne.

 

4. Quelle est ta principale source d’inspiration dans ta musique? Qu’est-ce qui t’a inspiré dans la musique en général, pas seulement le Dubstep?

J’aime l’originalité, et pour moi, la musique doit avoir beaucoup de variations pour que je l’apprécie; si c’est la même chose pendant quelques minutes, je m’ennuie. Il doit y avoir du changement toutes les 20-30 secondes. Pour être honnête, toute sorte de musique peut être vraiment répétitive, genre, beaucoup de tracks Dubstep sont vraiment répétitifs, donc je suis un peu difficile. J’aime peut-être que 10% dans chaque genre, donc les choses qui m’inspirent sont vraiment bien composées. Il y a un groupe des années 90 qui est essentiellement un projet de tout plein de musiciens de ouf, comme John Petrucci et Mike Portnoy de Dream Theater. Donc, pendant ma phase Metal (je suis passé par beaucoup de phases différentes), il y avait ce groupe avec des chansons de 15 minutes, ils passent par un tas de genres différents, et ça reste vraiment intéressant. Même chose avec Dream Theater, qui passe de trucs lents à des sections lourdes, à des sections de Classique et de Jazz, de sorte que cela reste vraiment intéressant, et ce sont des choses comme ça qui m’inspirent.

 

5. Tu as rejoint Disciple avec ton EP « Origins », comment pourrais-tu décrire cette nouvelle étape dans ta carrière?

J’ai été ami avec les gars pendant des années, donc je pense que c’est certainement la bonne décision, et une nouvelle direction. Je pense que mon son est plus adapté au label. Ils font un travail vraiment cool, et tout le label fonctionne comme une équipe, et ils font avancer les choses, en gros. Mais comme un saut dans ma carrière, je pense que cela a définitivement fait connaître mon nom de nombreuses façons différentes, mais il y a aussi de grands noms qui passent mes morceaux, c’est un bon coup je pense. J’ai déjà eu beaucoup de bookings pour cette année, donc je pense que j’ai ciblé un marché spécifique, et je j’envisage de continuer à me concentrer sur ce genre de son, la combinaison des deux mondes: la Bass Music et le Metal . Des gens viennent me voir en me disant: «J’aimais même pas la musique électronique jusqu’à ce que j’entende tes tracks. »

 

6. Tu as joué certaines dates avec Excision, pour sa tournée en Australie, peux-tu nous en parler ?

Eh bien, il a fait une tournée en Australie, dont je faisais les warm-ups, mais je pense que pour lui c’était comme des vacances. Il y avait seulement 6 soirées; 6 soirées en 2 semaines, c’était pas mal. C’était court, mais je pense que pour eux, c’était comme des sortes de vacances, parce que direct après, ils sont retournés aux États-Unis pour Noël et ensuite ils sont partis direct pour The Paradox. Je pense donc que c’était une bonne pause pour eux. Il avait son frère avec lui, c’était comme un entourage, genre 8 personnes qui voyageaient ensemble, je les ai tous rencontrés, je suis devenu pote avec sa petite amie, c’était super cool. C’est un type super cool, vraiment tranquille, il était détendu parce que c’était, genre, un truc familial. C’était juste Excision et moi pendant toute la tournée, et puis quelques artistes locaux aux différentes soirées. Ce sont les plus grands événements auxquels j’ai participé, et je crois que, surtout dans mon pays, cela a vraiment fait connaître mon nom. Je fais des tournées en Australie depuis les 4 dernières années, et je pense que cela a vraiment cimenté le début de la prochaine étape.

J’avais un travail de jour pendant les 8 dernières années, et il y a seulement 1 mois j’ai démissionné pour faire de la musique à plein temps, donc je pense que cette année sera pleine de nouvelles étapes pour faire en sorte que ça marche.

PhaseOne Excision

7. Pourrais-tu nous en dire un peu plus sur la Bass Music en Australie? On a pu voir que tu passais à un événement pour les moins de 18 ans, comment c’était?

Oui, dans le cadre de la tournée d’Excision, il y avait une soirée pour les moins de 18 ans. C’était vraiment amusant de jouer, mais j’étais dans mon délire, je faisais mon truc, et j’avais oublié. Mais après j’ai regardé la foule et ils avaient, genre, des têtes de bébé, et j’étais en mode « Ah, ouais, je joue pour des enfants en ce moment. »
C’était super bizarre, mais les jeunes ont tellement d’énergie et ils étaient tous en train de sauter sur des trucs, et j’étais genre, « Oh mon Dieu, quelqu’un va mourir .» *rires*. Ouais c’était super amusant, c’était vraiment cool, c’était une super expérience.

Mais en Australie il y a une bonne communauté dans la Bass Music, genre des soirées vraiment cool, comme à Perth, c’est énorme ! Brisbane est incroyable aussi; Sydney est plutôt bien. Mais à la fin de la journée il y a seulement une poignée de marchés à conquérir, donc si vous voulez faire de la musique comme carrière, vous devez aller plus loin. C’est pourquoi j’ai quitté mon travail et que je fais des tournées aux USA, en Europe, c’est la façon de le faire. Mais si jamais vous avez la chance d’aller en Australie et d’aller aux soirées, c’est incroyable, des événements géniaux.

 

8. On a une question un peu spéciale. Les Australiens disent plutôt ‘Nice’, ou ‘Noice’ ?

Haha ‘Noice’ ! Moi je dis les deux, ça dépend de la situation je crois. ‘Noice’, haha !

 

9. Que penses-tu de Cymatics ?

J’ai fait un pack Cymatics parce qu’on me l’avait demandé, alors je me suis dit, ouais, pourquoi pas. J’ai fini par gagner quelques followers. Ils ont simplement demandé des choses que j’utilisais déjà, donc c’était très facile à faire, j’ai simplement pris des choses que j’utilisais déjà dans le passé. C’était plutôt des trucs de tous les jours; la batterie, des kicks, des effets, quelques petits trucs en plus, mais c’était un pack très basique, ce n’était rien de fou, il m’a pris que quelques heures pour tout mettre ensemble dans un dossier, et les gens l’ont bien aimé. Et j’en ai profité parce que, vous savez, le ‘Follow-to-Download’ (S’abonner pour télécharger) est une bonne tactique d’internet parce que les gens sont obligés de te suivre pour qu’ils puissent télécharger tes morceaux.

10. Quel est ton track préféré parmi tous tes tracks?

Mon préféré doit être l’un des plus récents, ou sinon « Origins », je ne sais pas. Pour moi, c’est un peu comme un moment décisif, genre le son que j’avais voulu faire pendant un bon moment, et je l’ai enfin fait, genre mi-Metal mi-Dubstep, la combinaison des deux genres, c’est ce que je voulais faire. Et depuis, j’écris un nouvel EP, plus dans ce genre.

 

11. Il nous reste une petite question a te poser. Tu as quelque chose a dire pour les Français qui te suivent ?

J’adore la France.

Pour la musique en particulier, la tournée que j’ai fait en ce moment, j’avais 5 dates, dont 4 en France. Cela en dit beaucoup sur le peuple français, la culture, l’appréciation de la Bass Music, c’est très cool, on ne peut pas le rivaliser. En Europe, évidemment, il y a Animalz, évidemment, Rampage, mais en termes de soirées publiques, les Français aiment des trucs lourds, c’est génial. C’est ici que j’aime venir à chaque fois que je suis en Europe.

Il faut donner au public ce qu’il veut, genre aux États-Unis, je me pencherais un peu plus vers le Trap, quelque chose d’ un peu moins lourd. Genre, je joue toujours des sons assez heavy, ce qui est mon genre de son, mais je leur balancerai quand même un peu plus de Trap.

 

Un grand merci à PhaseOne que nous allons retrouver très vite avec son EP « Dreamscape » sur Disciple, dès la semaine prochaine.

 

 

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