Live Report : Animalz VII (15/04/2017) Datsik – Killbox – Cookie Monsta b2b Funtcase – The Prototypes – Trollphace – GDub – Phiso – Uber – Yakz b2b Al Ross – Subway Crew

C’est toujours un petit rituel d’entrer dans cette salle tous les 6 mois afin de venir découvrir la nouvelle scénographie d’Animalz. Dix jours après cet évènement de taille, Stoner Music vous fait revivre cette soirée qui a éclaté les murs du Dock Pullman. 

On arrive dans la salle le sourire aux lèvres. On prend le temps d’acheter quelques goodies au stand de merch , une première bière au bar juste à côté ainsi que le fameux hot-dog à 5 €.
En avançant un peu plus, nous tombons nez à nez avec un gigantesque lightshow impressionnant et tout neuf par rapport aux dernières éditions.
Les murs sont ornés d’un grand nombre de lumières supplémentaires qui donnent à la soirée un côté vraiment imposant.

Pour ce qui est de la scène, elle est grande et aérée mais on se sent aussi proche de l’artiste ce qui n’est pas un détail négligeable. Bref la magie opère une fois de plus et à chaque nouvelle édition Animalz, nous sommes toujours plus bouche bée face au travail accompli et aux moyens déployés.

Quant aux premiers artistes, il s’agit du Subway Crew composé de Franky Nuts, Lifecycle, Hebbe et Nicon.

Franky Nuts et Lifecycle fiers représentants du Subway Crew

Ce petit quatuor est parfait pour commencer la soirée puisqu’il balance un Brostep entrainant avec une pointe de Trap bien dansante afin de commencer à faire transpirer tout ce beau petit monde qui arrive petit à petit. Franky Nuts, entre autres, est d’une énergie débordante et envoie la version VIP de « They Don’t Want It » qui fait clairement son effet.

« Soundboy Killah » retient également notre attention par son dynamisme. Le Subway Crew représentait le warm-up logique pour cette soirée. Il aura parfaitement su mettre tout le monde en jambe avant d’enchaîner sur le B2B suivant déjà plus violent puisqu’il s’agit de Yakz & Al Ross !

Il est 22h, le Dock commence à se remplir petit à petit et dans ce temple du Dubstep, on commence à ressentir la chaleur humaine et la bonne ambiance d’Animalz autour de nous. C’est un duo venu tout droit de Californie, connu pour son Riddim profond qui monte sur scène et s’apprête à nous présenter un set surprenant.

Yakz et Al Ross en pleine communion avec le public

Pour leur première en Europe, mais surtout pour leur première devant un public si nombreux, nous ne sommes pas déçus. On a bien vu qu’étant de bons amis, il dégage beaucoup de soutien et d’excitation entre les deux Américains. Côté public, ça se ressent et on aime ça !

On a pu goûter au drop du nouveau remix de « Grab My Glock » originalement produit par Definitive et Replicant et le public a très bien répondu. C’est en tout cas le ressenti de Yakz qui nous a confié : « C’était la toute première fois que je jouais ce track, le public a vraiment eu l’air d’apprécier et c’était beau à voir. »

En effet, c’est dans une atmosphère mystérieuse qui frôle la magie qu’on se laisse porter doucement par les subs d’un Riddim travaillé que nos oreilles absorbent et dispersent dans toutes nos cellules et nous apportent un sentiment d’évasion.
Nous pouvons dire qu’ils nous auront très bien préparés aux sets suivants mais aussi qu’ils auront surpris les Français pour avoir fait un set Riddim digne des plus grands !
C’est l’ambiance familiale d’ANIMALZ qui renaît petit à petit pour cette 8ème édition.
Il fait très chaud, et nous somme fin prêts pour la suite !

Au tour du jeune Californien, Uber, de prendre les commandes du Dock Pullman face à un public déjà survolté suite au set époustouflant de Yakz et Al Ross !
Dès le début de son set, le jeune Maxwell nous fait comprendre qu’il n’est pas venu faire dans la demi-mesure et garde en haleine les bassheads sans problème.

Uber ensorcelant le Dock Pullman

Une quinzaine de minutes se sont écoulées et nous reconnaissons son remix de « Its Chodegang Motherfucker » où il backspin quelques secondes après le drop pour le relancer une seconde fois à notre grand plaisir !
Il fera alors ensuite chanter tous ces affamés de bass sur « YMCA » en posant le drop de sa collab avec Oolacile, « Disabled« .

Un moment magique !

Après une pluie d’ID et de bangers comme l’excellent remix de Symbiotic pour « Fight Music » de Dubloadz, il retiendra alors toute notre attention lorsque nous entendons se glisser le fameux « Morty » de Subject 31 suivit d’un drop Trap monstrueux. Un gros risque pour le prodige californien, face à un public français souvent réticent au style Trap. Malgré tout, c’est à ce moment précis que nous retrouvons une flopée d’headbangers plus déchainés que jamais !

Proposant un set à une certaine dominance Riddim, c’est avec une aisance incroyable que le petit prodige Uber sera venu faire sa première prestation en Europe. Maintenant, la foule à l’air plus que prête pour affronter les headliners de cette soirée !

TrollPhace, que nous n’avions pas vu depuis février 2016 à la Splash, revient botter les fesses du Dock Pullman !

Enclenchant son set avec « The Melt », plusieurs cris se font entendre instantanément. Toujours pourvu de rapidité et de technique, l’Américain enchaîne alors les titres avec énergie.
Bien que la construction du set soit restée plutôt classique, c’est très nettement pendant cet artiste que nous sentons la température monter d’un cran dans la soirée !

C’est toujours un plaisir de retrouver TrollPhace en France

Certains tracks font plaisir à entendre comme son remix de SKisM & Trampa, « Black Hole », ou encore « Invaders » de Zomboy.
TrollPhace n’en était pas à son premier coup d’essai en Animalz et comme à chaque passage, le public signe pour ce gros nounours sous lequel se cache un monstre toujours prêt à dévorer son public.

Après un TrollPhace tout feu tout flamme, place au premier set Drum & Bass de la soirée avec The Prototypes.
Bien qu’on aurait aimé que les deux membres du duo soient présents, The Prototypes ne sont représentés que par Chris Garvey !
Cependant, cela n’enlève rien au set époustouflant livré par l’Anglais qui ouvre son set sur un double drop entre le récent remix du track de Dirtyphonics « Teleportation » par The Prototypes avec le remix de « Ladies Night » de Drumsound & Bassline Smith.

Comme on pouvait s’y attendre, le set est très rythmé et même très diversifié avec notamment des morceaux Neurofunk comme « Suicide Bassline VIP » de Mefjus ainsi que des passages Jump Up où on note le banger de Turno et North Base « Third Eye» ou encore le VIP du Remix de « Hellcat » d’Annix originellement de Must Die.

 

Chris Garvey de The Prototypes en pleine concentration pour un set magique
Naturellement, on nous balance une bonne dose de Dancefloor alors que les visuels très géométriques et le light show révèlent une ambiance complètement « Electric » lorsque ce morceau déjà culte du duo résonne.
L’unique représentant est bien chaud derrière les platines et saute dans tous les sens. En pleine communion avec le public français, Chris nous balance les très efficaces « Abyss 2015 », « Rocket Guns Blazin’ », ou encore leur remix de « Higher » de Netsky et JAUZ.  
Nous atteignons clairement le point culminant du set lorsque l’intro de « Lights » retentit sur le drop du grand classique « Mr Happy » d’Hazard qui ne passe jamais inaperçu.
En plus de cela, notons également de puissants double drops, mêlant entre autres « Bar Fight » de Delta Heavy avec « UK » de Dimension, et le track incontournable de The Prototypes « Pop It Off » avec « Whip Slap » encore de Dimension.
En bref, c’est avec une performance très chaude et énergique que The Prototypes nous préparent pour la tête d’affiche de cette 8ème édition.

Voilà donc le tour du Senseï le plus célèbre issu du village caché de Firepower de déchainer son chakra dans l’enceinte du Dock !

Malheureusement pas de masque de ninja ni de tenue spéciale. En revanche, dès le début de son set, Datsik nous emmène dans son nouvel univers.
Le Canadien commence avec une intro tout en finesse sur une version VIP de « Katana » avant de vite embrayer sur l’un de ses derniers tracks les plus monstrueux : « Just Saiyan ».
On remarque aussi l’ancienne collab avec Excision « Boom » après une vingtaine de minutes de violence ininterrompue. Un son qui date tellement que Datsik prend le temps de demander « who remembers this shiiiiiit ? » les vrais, tout simplement !

Datsik impose son savoir-faire devant une horde de ninjas

C’est après s’être pris dans la face un enchaînement de « Harambe », « Like a Bitch » et « Nasty », (son excellente collab avec Virtual Riot) qu’il va se mettre à nous montrer l’étendue de ses talents en taijutsu avec un double drop super-efficace entre « Mosh Pit » de Downlink et le « Swipe my Sword » de The Frim !
Grosse réaction dans l’assemblée au passage de son célèbre « Scum » et on ne vous raconte pas les pogos sur sa collab avec Excision « Redemption » !
Il s’essaye également à un très bon mashup alliant « Swagga », « The Dopest » remixé par Cesqeaux et « Vertebreaker » de Herobust.
Datsik se permettra même de nous faire un faux espoir en calant le drop de « Jotaro » après avoir furtivement placé le vocal de « Bounce » dont la voix continue de nous matraquer pendant le track assassin de Phiso. Il se rattrape quand même bien juste après en enchaînant « Sensei » et « Smoke Bomb » sa collab avec Snoop Dogg.

La tête d’affiche jubile pour son retour en France

Le temps file avec tout ce bordel ! On est déjà aux trois quarts du set quand entend retentir les samples de Zelda utilisés par GTA avec son « Saria’s Turn Up » !
Un très bon track déjà joué par 12th Planet au même endroit il y a 1 an et qui fait toujours son effet. On reste dans la légèreté avec « Wreckless » un excellent track Trap issu de son dernier EP qui sera suivi de son très bon remix du « Headbanga » de Downlink et Excision.
Pour finir ce set en beauté, on aura droit à « Nuke’em » ou l’immanquable remix de Skrillex de « Red Lips ». Rien à redire, Datsik nous a clairement laissé sur les rotules.

Dépourvu de costume de ninja, mais pas dépourvu de bonne humeur

Alors que le moment critique de prendre une pause se fait sentir, on s’abstient car c’est maintenant le tour de nos compères Ed Rush et Audio pour nous présenter le projet Killbox, un nouvel objectif donc pour ces deux anciens du milieu.
Après avoir partagé des scènes plusieurs fois et une date marquante à la Fabric, ils décident de s’allier, à la production comme en live pour servir leur soif insatiable de Neurofunk bien violente.
On s’était préparé en écoutant leur premier EP sorti chez RAM Records et sur le soundsystem d’Animalz c’était vraiment autre chose!

Toute l’expérience d’Audio et Ed Rush (Killbox) aux platines

Mise en jambe sur « Bound to Others« , gros switch à propos de l’ambiance dans la salle, les fans de Dubstep se retirent tandis que les skankers s’avancent et viennent marteler le sol.
Enchainement de bangers, ça kick ça claque : un sans-faute, toutes leurs prods sont fascinantes d’entrainement et d’énergie.
C’est seulement le deuxième set Drum and Bass de cette soirée et les droppeurs se déchaînent, les fans de Neuro ou adorateurs de sets millimétrés sont ravis : une vraie leçon des deux patrons et une très belle promesse pour les festivals à venir où Killbox fera sans aucun doute parler de lui !

On a vraiment été très content de ce qu’on nous a vendu, une heure avec 2 personnages les plus influents du genre il fallait être à la hauteur de la réputation : chose faite c’était mortel !
MC 2shy a également su jouer le jeu : une bonne performance, il sait laisser de l’espace à la prod, lui laisser prendre en puissance et se place en chauffeur de salle sans s’amuser à rapper tous les 2 tracks, tout ce qu’on aime sur un set Neuro ! Un jeu de lumière également bien présent et un public qui a répondu massivement : de tous nos souvenirs d’Animalz, celui-ci s’inscrit dans les plus forts.

Il est 04h05, un des moments risquant de se retrouver gravé dans l’histoire d’Animalz s’apprête à commencer !
Nous apercevons le duo infernal Funtcase et Cookie Monsta prendre place derrière les platines et à leur grande habitude pour représenter ce b2b, ils commencent avec « Beast Mode » de Cookie Monsta et nous font déjà preuve de leur énergie débordante sur scène !

FuntCase et Cookie Monsta en pleine ébullition face à un public très chaud

Et ils ne sont pas les seuls à déborder d’énergie. Après tous ces sets plus fous les uns que les autres, le public semble infatigable et visiblement, ne compte pas flancher maintenant !
De « Mosh Pit VIP » à « Borg », en passant par « Scary Yikes Grrz » ou encore la nouvelle pépite de Funtcase, « 4 Barz of Fury« , ce sont missiles sur missiles qui nous sont envoyés sans jamais beaucoup de répit !
La névrose du Dock Pullman atteindra son apogée lors de la version VIP de « Power Moves » de Coffi, Cookie monte sur la table, Funt se met à headbanger comme on a l’habitude de le voir. Tout le monde devient fou sur ce drop explosif, ce qui nous remémorera la folie de Rampage lors du set du Gentlemen’s Club !

Après 45 minutes de violence, de technique et d’énergie fournie par ce b2b plus qu’attendu, c’est une fin légendaire qui nous est réservée !
Au grand bonheur de certains comme à l’énorme surprise des autres, Datsik remonte sur scène et rejoins les deux lieutenants britanniques pour un b2b2b complètement exclusif le temps de leurs dix dernières minutes !!

Nous assistons à un B2B2B légendaire en fin de set

Nous enchaînons moment fort sur moment fort ce soir et ça ne risque pas de s’arrêter puisque c’est maintenant au tour d’un jeune virtuose canadien de nous dévoiler ses talents !

Quelques secondes à peine se sont écoulées à l’issue du b2b Funtcase/Cookie Monsta que nous entendons la foule s’exclamer « Phiso Phiso Phiso Phiso », Al Ross prend le mic et lance un, « ANIMALZ, la nuit a été tranquille jusqu’à présent, maintenant êtes-vous prêt, pour Phisooo !? » et s’improvise alors MC lors de ce set tant attendu, quelle surprise !

Al Ross s’improvise MC pour la première européenne de Phiso

Phiso commence sous le signe de Never Say Die avec un son qui n’est pas des plus calmes, « Swagsville » de Badklaat, s’ensuit un set très riche en exclusivité, il est donc difficile d’en citer son contenu, nous reconnaissons tout de même « Till It’s Gone » de Yelawolf remixé par Murda qui aura fait son effet !!

Le jeune prodige impose sa puissance dans tout le Dock Pullman

Nous sommes interpellés lorsque nous entendons arriver dans ce set principalement axé Riddim, le mythique et déjà classique « Throwin’ Elbows » d’Excision et Space Laces, des moshpits se préparent un peu partout dans la salle, seulement quand le drop fut lâché, c’est un edit inconnu très violent (probablement de Phiso lui-même) qui vient nous chatouiller les oreilles !

Bien évidemment nous avons eu droit aux magnifiques versions VIP de « Jotaro » et « Wasteland », sans oublier « Perish Song » ou encore son dernier son sorti quelques jours plus tôt, « Stagger » !
C’est alors sur « Sheer Cold »
, une de ses collabs avec Aweminus que se termine ce set de folie devant un public toujours autant acharné, pari réussi pour le jeune Canadien qui aura su maintenir éveillé et motivé tous ces bassheads !!

Véritable choc des générations lorsque Phiso donne la main à Generation Dub aka Gdub, qui sont chargés de casser les jambes des derniers animaux encore vivants.

Original Sin et Sub Zero, deux des papas de la Jump Up, ne viennent pas sur scène pour jouer avec le public, et créent une réelle rupture par rapport au set précédent, en délivrant une énergie monstrueuse qui va nous permettre de tenir sans problème jusqu’à 7h.

Sub Zero et Original Sin (GDub) s’occupent des (nombreux) derniers résistants

Tout le monde trouve chaussure à son pied grâce au duo qui nous concocte un set très mixte, aussi bien agrémenté de grosse Neurofunk, de Dancefloor, que de Jump Up.
La recette est un succès puisque avec des sons comme « Red Mist » d’Original Sin ou le remix de Sub Zero de « Rise » originellement de Majistrate, les deux Anglais tiennent parfaitement en haleine une foule qui ignorait ce que représente Gdub dans le monde de la Drum’n’Bass.

C’est un réel plaisir pour nos oreilles (et nos jambes que l’on ne contrôle plus) d’entendre des passages Jump Up plus classiques, avec notamment « It’s a Secret » et « Bricks don’t Roll » de l’incontournable Hazard ou encore « D For Danger » d’Original Sin qui est couplé avec « Dead Limit » de Noisia et The Upbeats.
La technique du duo nous laisse sans voix avec de magnifiques mash-up entre certaines intro qui ne coupent en rien la dynamique infernale de leur set.

Nous comprenons vite que nous avons affaire à deux vraies légendes de leur domaine face à une telle performance. Le Dock Pullman semble prendre des airs de Fabric, le temple de la Drum & Bass, surtout lorsque le banger d’Original Sin « No Limit » retentit.
C’est avec de petites larmes pleines d’émotion que nous quittons la salle suite à une performance d’un duo que nous ne sommes pas près de revoir sur notre sol.

Une fois n’est pas coutume, nous en avons pris plein les yeux, nous avons perdu nos différentes parties du corps, mais on ressort avec le sourire !

Entre exclusivités, spectacle et sets de folie, c’est avec la réjouissance de savoir qu’Animalz pourrait revenir très vite dès juillet que nous quittons le Dock Pullman. En effet, dans le cadre d’une after party du festival Lollapalooza, une mini-édition quelque peu hors-série de l’événement phare de Chwet pourrait se tenir, pour le bonheur de tous les bassheads français.

BASS IS LIFE, BASS FOR LIFE

 

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