Live Report : Drop In Bass #29 (18/03/17) xKore – Xilent – PhaseOne – Alon Mor – Ivory – Milas – Linoxx

Le 18 mars dernier, Stoner Music s’est rendu au V-SO pour la 29ème Drop In Bass de 193 Records. Cette dernière édition en date se place sous le thème de la guerre, puisque nous avons affaire à une véritable Kinvasion.

Le label Kinphonic, très bien représenté par son patron xKore, a pris possession de la salle et de ses bassheads le temps d’une soirée, le tout accompagné par les forces de Xilent, PhaseOne et du tout jeune Alon Mor, très prometteur, ainsi que nos incontournables artistes locaux résidents du label de 193 Records: Ivory, Linoxx et Milas.

Suite à une coupure d’électricité générale, dans une bonne partie de Paris, tenant jusqu’à quelques minutes avant le début des hostilités, on a bien failli à assister à un drame sans le calme et la sérénité remarquables de toute l’organisation. Aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est dans la pénombre presque la plus totale que l’équipe de montage met en place le plateau. Ces péripéties engendrent donc un décalage de chaque set de 45 minutes plutôt que l’annulation de la soirée.

Bougies
Installation de la salle à l’aide de bougies

Il est donc 23h45 lorsque Linoxx prend les commandes pour le décollage du V-SO. Il est l’élu à qui on a attribué la lourde tâche de chauffer les propulseurs, ainsi que le public, à l’aide d’un set mixte variant entre du gros Dubstep et du gros Trap, qui ne déplait pas aux passagers parisiens.
Alors que la salle se remplit peu à peu, la performance du parisien se place sous le signe de l’énergie et se présente comme un excellent prologue pour le reste de la bataille. Parmi la flopée de bangers joués par le DJ, on retient le remix d’Eptic et Trampa de « Get With The Program » originellement de Zomboy, ou encore l’excellent « Final Warning » d’Eliminate au niveau Dubstep. Du côté Trap, notons « SoCal » de Rickyxsan, ainsi que l’inépuisable classique « Core » de RL Grime.
Linoxx nous offre un warm-up très énervé qui promet pour la suite, alors qu’un jeune homme habillé sur son 31 prend le relais.

Introduit par Milas, c’est en arborant un nœud papillon sous son élégant blazer qu’Alon Mor s’apprête à jouer devant une foule qui ne le connaît à peine. L’Israélien sur lequel 193 Records a énormément misé, nous a concocté un prestation live pour sa première en Europe.
Le public, conscient de l’exclusivité à laquelle nous avons affaire, accueille très chaleureusement l’artiste qui marque la touche éclectique de la soirée avec un set extrêmement varié, allant de Dubstep à Drum & Bass, en passant par House et un compromis entre Techno et Dirty Electro. Armé de son Keytar (mélange de clavier midi et guitare), l’artiste ultra énergique sur scène nous régale avec une performance qui change de ce qu’on a l’habitude de voir en Bass Music. Le set d’Alon Mor se caractérise par des changements de tempo récurrents, le tout embelli par les morceaux de keytar et ses nombreuses sonorités joués avant les différents drops. Nous passons de DnB à House, ou encore Deathstep en un claquement de doigt sans que cela ne soit trop flagrant.
Tout au long de ce live très original nous retenons le track « Oselot » figurant dans la compilation du label 193 Records sortie en décembre dernier, « Holly’s Necklace« , « Clyde’s Nightclub » tous trois de l’Israélien, ainsi que « Jasmine » en collaboration avec Sex Whales.

Après une prestation sortant des sentiers battus des soirées Drop In Bass, révélant l’ouverture du public français, Alon Mor laisse place à un des chouchous du public, en la personne d’Ivory que nous avons interviewé quelques jours après l’événement.
Alors que l’ambiance est toujours aussi bonne et chaude au sein du V-SO, l’élève de 193 Records entre en terrain conquit pour faire chavirer l’antre des bassheads. Grand adepte de Riddim, le parisien oscille entre son style de prédilection et du Dubstep en tout genre pour un set de qualité qui ne passe pas inaperçu aux yeux de la foule. Les tracks comme « The Wonky Song » de MONXX et Walter Wilde, « Wit Me Dub » de Megalodon et Zeds Dead, ou encore l’edit d’Herobust de « One More Time » de Phiso ne manquent pas de nous faire réagir. Notons une phase Deathstep en fin de set, qui laisse ensuite place à l’efficace « it’s chodegang motherfucker » de Chodegang.
Après des releases qui font de plus en plus de bruit (notamment jouées par Chodegang et Skrillex), Ivory confirme sa montée en puissance avec des passages de plus en plus remarqués à chaque fois qu’il monte sur scène.

Le V-SO passe à la vitesse de la lumière en accueillant Xilent que l’on n’avait pas revu sur la capitale depuis un petit moment. Armé de ses incontournables lunettes aux branches blanches et de tracks encore tout frais, l’enfant du futur nous gratifie d’un set s’insérant parfaitement dans son style de musique, qui marque sans conteste l’un des temps forts de la soirée.
Effectuant son entrée avec une intro très robotique, sûrement issue d’une exclusivité, le Polonais nous montre qu’il a remonté le temps pour jouer avec le public parisien qui se trouve plus chaud que jamais. La performance de l’artiste nous réjouit puisqu’elle colle parfaitement à l’image de ce « Xilent 2.0 » axé vers un Dubstep plutôt heavy, sans pour autant bouder le Melodic Dubstep qui lui est cher. Notons également des petits passages Trap qui ne déplaisent en rien la foule parisienne, réputée comme étant anti-Trap.
Outre une multitude d’exclusivités, nous relevons les bangers, plus ou moins récents, de l’enfant du futur comme son dernier track « Run » et son magnifique remix de « After All » de Slander et Yookie, sortis tous deux sur Never Say Die Records. On atteint l’apogée du set du Polonais, lorsqu’il nous balance le VIP de son fameux « Boss Wave« , qui n’est toujours pas sorti, suivi du track original. On dénote également l’efficace « Your System« , ou encore « Reborn » qui sera suivi de sa version VIP qui fait littéralement crier le public.
Afin de finir en beauté une performance mémorable, l’artiste nous balance son titre Melodic « Next Time« , ainsi que le remix Electro de Far Too Loud. On doit bien avouer qu’après un tel passage on a hâte d’être au next time où on verra le Polonais remonter dans le temps.

Comme si la soirée n’était pas déjà assez déjantée comme ça, c’est à la tête d’affiche que Xilent donne la main, en la personne du légendaire xKore.
Débutant son set sur son intro classique avec l’edit  de « Snake » de DeadExit et les fameuses paroles « xKore strikes again« , l’Anglais va nous livrer une performance semblable à ce que l’on retrouvait en 2015/2016, et ce n’est pas pour nous déplaire. Peu actif ces derniers temps, au bénéfice de son side project Sonny Banks, on retrouve ses derniers morceaux, sortis pour la plupart l’année dernière, comme « Thugs On Dubs« , « Dead« , ou encore sa collaboration avec Spag Heddy « Ruffest Sound Around« .
Bien que moins énergique que le passage de Xilent, l’autre artiste en X nous régale quand même d’un set relativement heavy, qui se détache grâce à ses petites phases Old School, avec notamment « Sweet Shop » de Doctor P et surtout un bon quart d’heure de Drum & Bass qui a retenu toute notre attention ainsi que celle du public parisien. L’edit DnB de « Skull ‘n’ Bones » de Zomboy ne passe pas inaperçu, à l’image du délicieux double-drop entre « Mr Happy » d’Hazard et « Low » de Decimal Bass également auteur de « Work For Nothing » qui est balancé par l’artiste anglais.
On retourne au Dubstep, et un Dubstep très efficace avec « Killer » de Trolley Snatcha ou encore « Trees » de Dack Janiels.
En général nous assistons à une performance puissante de xKore, où on retrouve aussi ses remixes de « Another Day » et « Rainbow » de Modestep, ou encore son remix du track « Underground Flavour » de notre Niveau Zero national.

Le V-SO a déjà bien tremblé jusque-là, mais PhaseOne qui arrive derrière les platines est bien décidé à envoyer ses voyageurs en apesanteur. L’Australien était l’artiste le plus attendu par la foule parisienne et son passage va s’avérer à la hauteur de la hype qui tourne autour de lui.
C’est avec l’intro chill de son track « Broken Chains » que l’artiste ouvre sa prestation qui sera tout sauf calme, puisqu’il nous balance immédiatement le drop de « Welcome To Mayhem« . Nous sommes bel et bien parti pour une heure de Dubstep à la sauce Metal, et le public insensible à la fatigue suit avec enthousiasme l’énergie de PhaseOne. Comme toujours, nous sommes servis niveau edits, avec « Throwin Elbows » d’Excision et Space Laces ou encore son edit de « After All » de Slander et Yookie.
Afin de reposer un peu les guerriers, l’artiste nous joue un petit moment plus posé où on retrouve « Monkey Puzzle » de LUMBERJVCK, ou encore sa collaboration « Kung Fu » avec Virtual Riot. Mais détrompez-vous, nous faisons face à une performance très énervée, puisque très vite PhaseOne retourne dans des tracks plus heavy, avec notamment « No Chill » sa collaboration avec Megalodon qui illustre bien sa performance, surtout lorsqu’il nous balance « Origins« , ou encore l’intro de « Nangs » qui balance sur le célèbre « Oh My! » de Spag Heddy. Notons tout de même, un très beau double drop entre le remix de Barely Alive de « Experts » de SKisM couplé avec « Crash Report » de Twine et Dr. Ozi.
C’est sur le VIP de « Six Feet Under« , que notre australien déchaîné termine un set qui aura été mémorable. En espérant que l’on n’ait pas à attendre encore plus d’un an avant de le revoir sur la capitale.

La soirée touche à sa fin, le V-SO se prépare pour son retour sur la planète Terre, mais une dernière turbulence attend encore nos spationautes. Il s’était octroyé une petite pause pour travailler et peaufiner sa technique de mix, et c’est toujours aussi énervé que Milas remonte sur scène dans la capitale.
Dj résident et organisateur chez 193 Records, c’est toute la rage des événements du début de soirée qu’il envoie des platines, lui qui nous assurait revenir avec de nouvelles armes pour des sets toujours plus heavy. Objectif rempli pour le patron qui réalise une performance à en faire perdre la raison, tant la violence est au rendez-vous.
Notre cher parisien nous balance de gros bangers comme « The Paradox » d’Excision, « Bad Influence » de Twine, le remix de Downlink de « Borg » originellement de FuntCase et Virtual Riot. On oublie vite la fatigue et on se met à headbang dans tous les sens, surtout quand « Hijinks » d’Aweminus et Phiso retentit.

C’est à reculons que nous quittons le V-SO, après une bataille digne de ce nom opposant le public parisien aux forces de 193 Records et Kinphonic. Nous retrouvons très vite l’organisation parisienne, puisque l’édition 30 spéciale anniversaire des Drop In Bass se déroule le 5 mai, avec un line-up plutôt alléchant, avec Bear Grillz et BadKlaat, entre autres.

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