Bass Interview #20 : Phiso

Il ne reste plus beaucoup de temps avant de mettre les pieds au Dock Pullman, pour la plus grosse soirée Bass Music française qui s’annonce, encore une fois, plus folle que jamais. Pour l’occasion, nous sommes très fiers de vous présenter notre nouvelle interview avec un des artistes les plus mystérieux de cette nouvelle édition et qui fera sa première apparition en Europe: Phiso

01. Tout d’abord, pourquoi Phiso ? Comment as-tu trouvé ce nom de scène ?

En réalité, il est venu comme ça quand je me suis inscrit sur Soundcloud. J’aurais bien aimé qu’il y ait une histoire plus intéressante derrière ça lol. J’aurais probablement utilisé un nom différent si j’avais su que je deviendrais sérieux dans le milieu.

02. D’où puises-tu toute cette inspiration ? Comment la Bass Music et toi êtes venus à vous rencontrer ?

De base, je suis inspiré par toute personne qui fait quelque chose de « différent » et qui le fait vraiment bien. Il y a les noms évidents ( Aphex Twin, Noisia, Space Laces, The Frim, Mat Zo, etc…), mais il y a aussi de nombreux petits producteurs dont je pense qu’ils ne reçoivent pas l’attention qu’ils méritent (Aweminus, Executioner, Sudden Death, Neonix, MurDa, Nacha et beaucoup d’autres).
Ma première introduction à la Bass Music est difficile à identifier. Il me semble avoir entendu « Fasten Your Seatbelts » de Pendulum dans une vidéo Youtube quand j’étais jeune et j’ai beaucoup aimé.
Cependant quand j’ai découvert le Dubstep, je me souviens ne pas avoir apprécié ce que j’ai entendu lol, mais j’ai écouté quelques sons par-ci par-là comme « Broken String » de Tek-One ou encore « Guided Relaxation Dub » de Borgore. En réalité, j’ai seulement découvert qui était Skrillex quelques semaines plus tard, mais après avoir écouté « Scary Monsters and Nice Sprites« , j’ai directement accroché.

03. As-tu reçu des cours de production ou apprends-tu par toi-même ? As-tu déjà pensé à dériver du Dubstep et du Riddim ? Joues-tu d’un instrument de musique ?

Je suis tout à fait autodidacte (si vous ne comptez pas les tutoriels Youtube). J’ai essayé de faire de la Drum & Bass dans le passé, mais c’était très difficile pour moi car je suis encore plus exigeant avec moi-même quand je produit DnB que lorsque je produit du Dubstep. Je ne joue pas d’instrument, mais j’aimerais apprendre le piano ou quelque chose plus tard sur mon chemin.

04. Peux-tu nous renseigner sur les logiciels et plugins utilisés lors de tes productions ?

J’utilise FL Studio 11 et Massive, Harmor, Sytrus ainsi que Serum sont la base de tous mes sons.

05. Comment ressens-tu ce succès éclair ? N’est-ce pas quelque part effrayant de voir ta notoriété monter si vite à ton âge ? N’aurais-tu pas préféré avoir un succès plutôt croissant ?

Je ne me considère pas vraiment comme un gros artiste, mais je pense beaucoup à cela. Je crois que le voyage est plus important que la destination. Je me demande souvent à quoi je ressemblerais si je n’avais jamais reçu le soutien de producteurs comme Getter, ou si je n’avais jamais fait « Jotaro« , mais je pense que les choses arrivent pour une raison quel qu’elle soit. Un succès graduel m’aurait probablement donné plus de liberté au niveau de certaines choses, mais je serais aussi limité dans d’autres. Cela ne me fait pas trop peur, mais ça me dérange de temps en temps. Par exemple, il n’est pas facile d’être booké aux côtés de mes amis car ils sont moins connus.

06. Aurais-tu quelques mots à propos de « Wasteland » ou « Jotaro » ? As-tu la pression quand tu produis un son ? Après de tels succès, n’as-tu pas peur que tes fans attendent plus de ta part ?

Quand j’ai produit « Wasteland », mon objectif était de créer le track Riddim le plus générique possible, mais finalement je me suis plutôt raté mdr. Il s’est avéré assez unique je pense, surtout dans le temps où je l’ai fait. Ce sera toujours l’un de mes tracks personnels favoris, il me donne toujours le sourire à chaque fois que je l’entends.

« Jotaro » m’a permis de voir l’impact d’une piste extrêmement populaire, par rapport au point de vue de l’artiste. C’est parti d’un simple « 2 WIP doublés l’un avec l’autre » (WIP = Travail en cours), à devenir une grosse blague limite, à la vue du nombre de fois et des façons dont ce track a été joué et interprété. Pendant un certain temps après l’avoir fait, j’ai VRAIMENT eu des problèmes pour produire de la nouvelle musique parce que je continuais à essayer de compléter « Jotaro » (je ne voulais pas décevoir mes adeptes). Je n’étais pas conscient de cela sur le moment, alors j’ai toujours persévéré à essayer de produire de la nouvelle musique, ce qui m’a mis dans une impasse. Il m’a donc fallu un certain temps pour réaliser ce que j’étais réellement en train de faire, mais tout va pour le mieux maintenant.

07. Tu t’es produit en live pour la première fois au Countdown NYE 2016, comment te sentais-tu avant de monter sur scène ? Comment ça s’est passé finalement ?

Avant de monter sur scène, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Je n’avais pas eu l’opportunité jusqu’alors d’utiliser des CDJ’s, alors je suppose que j’espérais juste que rien ne se passe mal. Je me souviens d’avoir essayé de backspin un morceau sur la sensibilité la plus faible des jogwheel hahah, mais c’était une excellente expérience. Je suis très reconnaissant vis-à-vis des merveilleuses personnes de Big Tooth, pour avoir rendu cela possible et je suis content de pouvoir jouer pour eux à Valhalla en juillet.

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08. Nous te retrouvons désormais sur le line up d’Animalz en exclusivité européenne, redoutes-tu le public français et viens-tu avec quelques appréhensions ou au contraire es-tu excité à l’idée de venir jouer chez nous ?

Selon Soundcloud, la France figure parmi les 5 premiers pays qui écoutent ma musique, alors je ne dirais pas que je suis trop inquiet. Je suis ravi de jouer en France (et pour Chwet à Animalz par la même occasion) !

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Event : https://www.facebook.com/events/1498559826882250/
Places disponibles sur Digitick

 

09. Tu es un personnage assez secret, vois-tu tous ces mystères autour de ta personne comme un certain jeu avec ton public ?

Je ne le fais pas pour une raison particulière. J’étais une personne assez calme avant que je n’arrive à produire ainsi, alors je suppose que je suis encore dans ma coquille. Je préfère donner la priorité à la musique plutôt qu’à l’image de marque, alors peut-être que cela rentre en jeu aussi dans ma façon d’être.

10. Tu es encore jeune, comment imagines-tu ton avenir ? Vois-tu la musique comme une passion avec d’autres projets à côté ou aimerais-tu en vivre ?

Honnêtement, je ne suis pas vraiment sûr. J’adore le Dubstep en ce moment, mais cela ne veut pas dire que mes goûts ne peuvent pas radicalement changer à l’avenir. Je suis un peu comme ça. Mais même si la musique ne devient pas ma vie, je sais que ça en sera au moins un chapitre important.

11. Que pensent tes parents de tout ça ? Toute cette hype autour de toi à ton âge ne leur fait pas un peu peur ? Reçois-tu beaucoup de soutien venant de ta famille ?

Tout est relatif, je pense. Évidemment, je ne suis pas célèbre de la même manière que les célébrités. Si je grandis encore beaucoup dans le milieu, alors ils vont probablement être un peu plus nerveux, mais pour le moment je doute qu’ils soient concernés. Ils me soutiennent dans ce que je fais, mais ils n’essaient pas trop de s’impliquer dedans non-plus (ce qui fonctionne très bien pour moi).

12. Comment vois-tu l’avenir du Dubstep ? Quel est ton artiste préféré ? Une musique favorite ?

Je vois que les choses bizarres deviennent vraiment populaires. Des artistes comme Oolacile mettent déjà le feu sur la scène de cette manière. Je suis certainement optimiste quant au futur du Dubstep et je pense qu’il faut beaucoup plus d’innovation. Mon artiste préféré est certainement Space Laces, tout ce qu’il fait est incroyable.

13. Quel serait le plus beau pays pour jouer ? Un événement ou un lieu qui te vient à l’esprit ?

Le Japon, évidemment. Honnêtement, tous les événements où je peux me produire. Promoteurs, à vos propositions !

Pour terminer cette interview, as-tu un dernier mot pour ton public français ? Une annonce spéciale pour nos lecteurs ?

Merci beaucoup pour votre soutien, et j’espère que vous apprécierez mon set à Animalz samedi ! Je travaille très dur pour faire de la nouvelle musique et je veux pouvoir la partager avec vous très bientôt.

Un énorme merci à Phiso d’avoir accordé sa première interview à Stoner Music, maintenant nous n’avons qu’une hâte, le voir gravir les marches de la scène d’Animalz et découvrir son set qu’on attend depuis bien longtemps maintenant !

Facebook et Soundcloud de Phiso.

Ecoutez « Stagger » de Phiso !

BASS IS LIFE, BASS FOR LIFE

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