Live Report : Jungle Juice (03/03/17) Wilkinson – Metrik – PHACE – Dimension – Ulterior Motive – Bobby (WLR)

Le 4 mars dernier s’est déroulée la dernière édition en date des Jungle Juice. Nous avons eu affaire à une soirée qui rompt avec les traditions des derniers événements du genre de Chwet.

Un plateau plus hétérogène, des artistes incontournables comme Metrik, Dimension et Wilkinson, Phace et Ulterior Motive pour la touche Neurofunk, véritable symbole de Jungle Juice puis Bobby, notre cher artiste parisien qu’on ne présente plus. A l’image des toutes dernières Splash, la soirée ne se déroule plus au YoYo mais pour la première fois aux Nuits Fauves, une salle au décor et à l’atmosphère atypique, représentant parfaitement l’ambiance déjantée propres aux événements Bass Music. En effet, les DJ’s se retrouvent enfermés en cage, tels des bêtes sauvages prêtes à rugir face à un public parisien que l’on connait pour son énergie et son dynamisme.

Arrivés tôt, c’est Bobby qui est aux commandes depuis une vingtaine de minutes. Aussi étonnant que cela puisse paraître, nous ne nous dirigeons pas directement vers le vestiaire tant il fait frais dans la salle qui donne presque directement sur l’extérieur. Cela n’empêche pas notre artiste local, quand à lui, de faire monter la température de façon crescendo avec un début de set plutôt Deep Neurofunk et Liquid, qui va très vite s’orienter vers des styles plus brutaux. La salle se remplit à son rythme et le public montre son soutien et son appréciation envers la performance de grande qualité de Bobby, entre doubles drops et gros bangers, nous avons affaire au meilleur des cocktails pour un warm-up. L’artiste nous laisse peu de répit grâce à de nombreux drop enchainés avec justesse. On retiendra un magnifique double drop en fin de set entre « Rocket Guns Blazin’ » et « Pop It Off » de The Prototypes, qui n’est pas passé inaperçu. A cela, notons aussi que Bobby a joué « Children Of Hell » de Muzzy, « Trump » de James Marvel, ou encore « Social Disorder » de The Clamps, avant de finir sur son dernier track « Hacked » récemment sorti sur DnB France.

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Dimension prend le relais avec une salle qui commence sérieusement à chauffer mais où il reste encore de la place pour danser. L’Anglais apparaît toujours aussi réservé derrière les platines mais sa technique de mixe impose le respect. Ouvrant sa performance sur son track « Generator » fraîchement sorti, son set se révèle plutôt classique mais qualité et propreté sont aux rendez-vous. L’ambiance sombre qui lui est rattachée se combine parfaitement au cadre des Nuits Fauves. On oscille entre un Dancefloor obscure à l’image de ses productions et un Neurofunk toujours aussi efficace sur le public des Jungle Juice. Oubliez d’ores et déjà ce que nous disions à propos de la fraîcheur régnant dans la salle, les pogos et les titres incontournables de Dimension réchauffent l’atmosphère d’un claquement de doigt. « Jet Black », ou encore « Love To Me » combinée à « Rush Connection » de Culture Shock résonnent dès les premières minutes du set. On note également les excellents tracks « UK », « Maschinen » et « Pull Me Under » désormais cultes de l’artiste, « Against The Grain » de Mind Vortex ou encore un excellent Mash-Up entre son Bootleg de « Avarita » originellement de Deadmau5 avec les lyrics de « Faded » de ZHU. On ne pouvait évidemment pas passer à côté de son remix « Strobe » de Deadmau5, bien que l’on atteigne le point culminant du set dans les dernières minutes lorsque retentit l’intro de « Hydraulic » qui précède sur le drop de l’infatigable « Whip Slap », joué en double-drop avec « Panzer », autre track inévitable de Dimension. « Automatik » clôt la performance remarquable de l’Anglais qui lève ses deux doigts au public en guise de passage de témoin au prochain artiste qui ne nous est pas inconnu.

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Phace arrive sur scène bien déterminé à montrer aux Nuis Fauves qu’il va falloir monter d’un cran dans la pugnacité. Avis aux cardiaques qui ont été prévenus, il n’est pas venu pour rigoler. L’Allemand, que certains chanceux ont eu l’honneur de voir mixer au Chwet Lab, nous balance une heure de Neurofunk puissante pour le plus grand plaisir des adeptes du genre venu nombreux. Phace a clairement puisé dans ses ressources pour nous offrir un set avec des double-drops à foison et une prestation très rythmée, dans lequel on ne manque pas de mentionner quelques passages Halftime (#TrapChelou), le style en vogue depuis environ un an dans le domaine Drum & Bass et plus précisément Neurofunk. Au niveau de la tracklist, on retient les tracks « Drawback » qu’il a produit en collaboration avec Noisia, « Anomaly » du même trio néerlandais mais aussi « Flashizm » de Mefjus & Emperor. Toujours aussi efficace envers le public, « Work For Nothing » de Decimal Bass fait l’effet d’une bombe, alors que c’est le fameux VIP de « Dead Limit » de Noisia et The Upbeats qui fait, comme à de nombreuses soirées maintenant, l’unanimité dans la foule, créant ainsi un drop plein de folie dans les têtes de nos Junglers.

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Changement total d’ambiance, après un set pratiquement 100 % Neurofunk, avec l’arrivée de Wilkinson derrière les CDJ’s accompagné de son MC. Certains redoutaient la rupture entre l’agressivité de Phace et la Liquid de l’Anglais, mais force est de constater qu’il a su gérer et tenir le public en haleine. Il faut dire qu’il ne s’agit pas de n’importe qui, puisque très attendu par les Parisiens, Wilkinson représente une référence de la Liquid et du Dancefloor. Bien que la présence d’un MC sur scène soit souvent contesté par le public parisien, le combo fait son effet, puisque l’artiste nous offre un set très varié, majoritairement Dancefloor avec des passages Liquid et Jump Up, où à aucun moment son compère vocaliste ne cherche à lui voler la vedette. On observe une énergie incroyable aussi bien sur scène que dans le public qui scande en chœur et interagit avec le MC, surtout lorsque les morceaux phares de Wilkinson sont joués, comme « Dirty Love », « Sweet Lies », « Hit The Floor », produit avec TC, « Take You Higher », ou encore « Brand New ». Preuve d’un set mixte et varié, Wilkinson opte pour un petit passage Trap au milieu de son set qui fait son effet, bien que le public n’ait pas été très clément avec cette phase qui n’a dénaturée en rien la performance de l’Anglais. En outre de ses productions, le DJ balance d’autres grands classiques à l’image du VIP de « Timewarp » de Sub Focus et « Bricks Don’t Roll » de Hazard. Histoire de finir le set en beauté, le MC demande aux filles de grimper sur les épaules des garçons juste avant que soit amorcé le toujours tant attendu « Afterglow » qui en fait continuellement vibrer plus d’un.

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L’énergie ayant maintenant atteint son comble dans la salle, le très apprécié Metrik, prend la main et ne passe pas par quatre chemins pour maintenir la température. Avec un set doté de Dancefloor, son style de prédilection, l’artiste n’hésite pas à dévier vers d’autres sous-genres de la Bass Music, avec des petits passages Drumstep et Jump Up fort appréciables. Nous sommes spectateurs d’une performance incroyablement rythmée et technique où la foule se déchaine à chaque instant alors que la fatigue devrait commencer à se faire sentir dans les corps envoûtés des Parisiens venus en nombre. Metrik fait retentir en introduction l’excellent «  Hi ! » de son nouvel album, « The Light », sa collaboration avec TC et « Junction Seven » de Muzzy. On note également des double-drops de très grande qualité avec « What’s Out There » et « Mr. Happy » de DJ Hazard, qu’on ne présente plus depuis un bon moment et un beau mariage entre « Fatso » avec « Low Frequency » de Culture Shock qui revient fréquemment dans les sets DnB. Bien qu’on peine à trouver de la place pour danser, l’Anglais nous balance son VIP de « Freefall » ou encore l’intro de « Come Alive » de Netsky suivie du drop du grand remix de Mefjus de « Sunday Crunk » originellement d’Ivy Lab. On relève également un autre track incontournable puisque il nous envoie « Warning » de Guv qui ne passe vraiment pas inaperçu dans la salle qui abandonne ses cordes vocales en scandant à gorge déployée les notes de ce banger. Le producteur nous a vraiment régalés et achevés avec un set ultra énergique de A à Z, où il a également joué ses tracks « Believe », « Want My Love » puis « Terminus » qu’il uni habilement avec « Dead Limit » de Noisia & The Upbeats et qui clôt à merveille son passage avant le dernier acte de la soirée.

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Ulterior Motive se charge de finir ce qui aura été une Jungle Juice très éclectique, à travers un set Deep Neurofunk et qui ne manque pas de réjouir les derniers présents qui attendaient l’artiste de pied ferme. Comme on aurait pu s’en douter, la salle pleine à craquer commence à se vider, ce qui laisse un peu d’air et de place. Les sets super énergiques du début à la fin de la soirée auront donc eu raison du public. Pour terminer ces sept heures de jumping, le Duo Anglais, représenté ce soir par Greg Hepworth, va se montrer magnanime et laisser souffler tout ce beau petit monde en imposant un Neurofunk doux et imperturbable.

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Pour une première aux Nuits Fauves, le pari osé de Chwet d’investir cette nouvelle salle est réussi sur le point de vue de la performance des artistes et du cadre de la salle, qui n’est cependant pas adaptée pour accueillir une soirée Bass Music d’une telle ampleur et sa horde de Junglists venus nombreux. On pourrait simplement regretter des visuels quasiment absents autour de la cage des artistes, bien que nous ayons affaire à un très beau jeu de lumière qui ornait les murs. On aura beaucoup apprécié le fumoir et son ambiance chaleureuse qui donne sur la seine ainsi que le personnel du bar qui fut adorable.

Retrouvez très vite Chwet avec une édition de Jungle Juice à l’Insane le 6 mai au parc des expositions de Toulouse, où ils seront en charge, pour notre plus grand plaisir, de la scène Drum & Bass du festival, avec des pointures telles que Dirtyphonics, Mefjus, Maztek, et bien d’autres encore.
Et évidemment, à la prochaine Animalz qui s’annonce une fois de plus inévitable puisque Datsik viendra faire son grand retour en France accompagné de Funtcase & Cookie Monsta, Audio & Ed Rush, Phiso, ou encore l’insolent TrollPhace.

Crédit Photo : MYSTΔ ρhotographics

BASS IS LIFE, BASS FOR LIFE

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