Bass Interview #17 : Ivory

Après deux interviews d’artistes qui ont fait le succès du crew 193 Records (Samplifire et Spag Heddy) en décembre dernier, on se retrouve cette semaine avec un entretien de l’un des poulains qui a vu le label grossir et surtout, qui a grossi avec lui. On vous parle évidemment de Ivory !

1- Qu’est-ce qui t’a amené à produire du Dubstep ? Comment as-tu découvert ce style et ce monde si particulier de la Bass Music ?

C’est lors de la première soirée Dubstep à laquelle j’ai assisté (la « Renew », l’after de la Techo Parade 2012) que j’ai vraiment eu l’envie d’en produire !
J’ai des amis qui sortaient dans ces soirées bien longtemps avant moi et lorsqu’ils me faisaient écouter ça, chez moi ou ailleurs, je ne comprenais pas le délire *rires*, c’était tout nouveau pour moi et une soirée a suffi pour me faire apprécier le genre.

2- Quelles sont les influences qui t’ont permis de commencer ta carrière ? Quels sont les artistes qui t’influencent le plus actuellement ? Ont-ils beaucoup évolué avec le temps ?

J’ai été influencé par Datsik et Excision car c’était les deux premiers gros artistes que j’ai pu voir jouer en soirée, ça a pris pas mal de temps avant que je découvre les artistes qui m’influencent aujourd’hui !
Parmi eux je peux citer Samplifire, Ganon, Graphyt et Ecraze qui ne m’ont pas qu’influencé mais aussi beaucoup appris en me partageant leurs connaissances.

3- Quel est ton logiciel de production préféré ? As-tu changé ou essayé d’autres logiciels ? Que conseilles-tu à ceux qui débutent ?

Fruity Loops haut la main ! (FL studio 11 & 12 pour être précis)
J’ai commencé sur Reason 5 mais lorsque j’ai découvert FL ce fut le coup de foudre.
Je ne peux pas vraiment conseiller de logiciel étant donné que je ne les ai pas tous essayés mais Ableton et FL studio me semblent assez facile à prendre en main.

4- Comment est né le crew The Wizards (composé de Monxx, Med, I-CON, Citrus et toi-même) qui a littéralement bousculé le paysage du Riddim ? Mis à part les collaborations, en profitez vous pour vous aider mutuellement dans la production ou la promotion ?

Je n’étais pas dans la famille lors de la création, il y a environ 4 ans à mes souvenirs.
Le crew a connu le passage de plusieurs membres, nous sommes même arrivés à 13 membres au total. C’est à cette période que nous avons sorti nos premiers tracks qui ont réussi à attirer l’attention et le support d’artistes tels que Dubloadz ou Getter !
Au fil du temps les communications entre tous les membres du groupe situés un peu partout sur la planète devinrent compliquées à cause au décalage horaire, les productions se sont faites de plus en plus rares puis certains membres sont devenus complètement inactifs.
Nous avons alors décidé de reformer le groupe en gardant les personnes disponibles et en recrutant des motivées.
On s’aide énormément et on s’échange notre savoir tous les jours !

5- Peux-tu nous expliquer le retrait de ton track « 93style » malgré le succès qu’elle a eu ? Tu souhaites finalement la modifier ou la garder au chaud pour un prochain EP/Release ?

J’ai dû le retirer car j’ai eu la chance de le signer sur un label, qui préfère qu’il soit en ligne seulement peu de temps avant la release officielle.

6- Quand on voit la qualité de « Dead Peoples » avec ton compatriote Samplifire où tu mêles sound design Jump Up et Riddim, d’autres tracks Jump Up sont prévus ? Sachant que c’est un style que tu joues dans certains de tes DJ Sets.

Je n’ai pas vraiment de tracks Jump Up prévus mais je bosse toujours sur des projets de styles différents qui dérivent parfois sur ce genre-là. J’ai quelques bouts de tracks mais jamais assez pour en faire quelque chose de sérieux.

7- A propos de collaboration, quelle est celle qui t’a le plus marqué, où tu étais le plus fier ?

« Triplets Killer » avec Emilian wonk ! Ce n’était pas très facile de faire cette collab, on l’a recommencée 2 ou 3 fois il me semble. Le plus dur c’est la barrière de langage entre nous deux. Moi qui ne gère pas l’anglais comme je le souhaiterais et lui qui a encore plus de mal.
Mais bon l’amour de la musique a fait les choses haha.

8- Tes deux derniers tracks « Retro » sur la compil de 193 Records et « Conflict » apparaissent avec un style assez différent qu’habituellement. Opères-tu un changement de style, moins Riddim, pour t’orienter vers d’autres latitudes, ou étais-ce seulement ton inspiration à l’instant T ?

Je fais tous mes tracks avec l’inspiration que j’ai au moment précis, mais depuis peu j’essaye de moins me limiter à ce que j’ai toujours fait et d’élargir mes compétences, d’où ce changement.

9- Actuellement, peux-tu vivre de la Bass Music ? On peut vivre de la Bass Music à partir de quel stade ?

Non pas du tout, j’ai encore du chemin ! Je pense qu’il faut effectuer beaucoup de shows pour pouvoir en vivre correctement. La vente de musiques online ne rapporte pas tant que ça à moins de faire énormément de ventes.

10- Après avoir parcouru quelques pays comme le Canada ou la Hollande par exemple, quelles seraient les contrées qui t’attirent le plus ? Actuellement, quel est le show le plus fou que tu aies fait, tant au niveau de l’ambiance du public que de la réussite technique de ton set ?

Les États-Unis principalement, je vais laisser le vent me porter ensuite *rires*. Montréal restera mon meilleur souvenir, le public est vraiment déchaîné là-bas.

11- Que penses-tu de la scène Dubstep actuelle et plus spécialement Riddim où l’on assiste à une immense émergence de producteurs talentueux ? On voit maintenant des percées de très jeunes producteurs en seulement quelques mois. La popularité de soundcloud est-elle la source principale de cette émergence ?

Je pense que la scène Dubstep ne cesse d’évoluer de jour en jour. Le fait d’avoir cette hype récente autour du Riddim crée de la nouveauté, certains artistes habituellement plus dans le mainstream s’y mettent aussi et je trouve ça cool !
Je ne sais pas vraiment si soundcloud est source du succès de certains jeunes producteurs, je dirais plutôt que le talent fait les choses.

12- Quelle serait l’anecdote la plus drôle (ou étrange) de soirée que tu peux nous raconter hormis ton Ivory Dance ?

AnswerD lorsqu’il a essayé de faire les mêmes mouvements au réveillon de cette année. Il doit y avoir la vidéo qui traine quelque part.

13- Quel est ton objectif final en produisant du Dubstep ? En vivre jusqu’au restant de tes jours, ou simplement profiter de ta jeunesse puis passer à autre chose ?

Je n’ai pas pour objectif de vivre du Dubstep principalement mais plutôt de la musique en général, je produis tout un tas d’autre choses à côté. On ne peut pas savoir ce que l’avenir nous réserve mais je ne compte pas passer à autre chose après ce bout de chemin !

14- Qu’est-ce que tu penses du public français comparé à l’étranger ? Même si ton avis est forcément subjectif.

Le public Français est génial, peu importe les soirées ou les lieux il y a toujours une bonne ambiance !

15- As-tu un dernier mot pour nos lecteurs ?

Pâté en croûte.
Plus sérieusement, merci beaucoup à tous ceux qui m’aident à réaliser mes rêves tous les jours !

On remercie chaleureusement Ivory pour cette interview et on se retrouve très vite pour une interview express d’un très gros trio Drum’n’Bass !

Facebook et Soundcloud d’Ivory.

Écoutez  » Kung Fool  » d’Ivory

BASS IS LIFE, BASS FOR LIFE

 

Photographie par Neouu

Une réflexion sur “Bass Interview #17 : Ivory

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