Live Report : Buygore Night (11/02/2017) Borgore – Spag Heddy – Axel Boy – Basstrick – DataWave

Les passages du Daddy se font toujours remarquer. Que ce soit par ses fans absolus ou par les puristes pour qui « Borgore c’était mieux avant » malheureusement on n’en réchappera jamais.
Cela fait pourtant plus de 2 ans maintenant qu’il n’était pas venu jouer à Paris. On se rappellera de sa bonne performance au Border Festival qui rattrapait largement son set très (trop?) Bigroom de la Splash x Buygore de novembre 2013 à la Machine.

C’est donc avec fébrilité que nous attendions son retour. De plus, ce dernier avait reposté son track « Guided Relaxation Dub» de 2009. On s’attendait donc à une avalanche de classiques de Borgore.

Le line up choisi par Chwet est très bon à notre sens. L’inratable Spag Heddy et l’excellent Axel Boy étaient présents pour encadrer le set du headliner.

Pour la french touch, l’orga a choisi Basstrick, artiste désormais incontournable de la scène Dubstep française mais aussi, et ce fut une sacrée surprise, le strasbourgeois DataWave, poulain de l’écurie Electronyze Me, pour son premier set à Paris !

Cette recette semble avoir fait mouche auprès du public. On arrive à minuit 30 devant une bonne grosse file d’attente devant un showcase déjà bien rempli !

2

Il semblerait que les soucis de la queue connus lors de la dernière Splash ont été palliés grâce au professionnalisme de l’équipe de vigile des Animalz.

On rentre donc dans la salle sur la fin du set de Basstrick.

Comme à son habitude, le Tourangeau ne déçoit pas. Le peu qu’on a entendu nous a fait comprendre que c’est un set bien éclectique qu’il est venu présenter. Dès notre arrivée dans la salle, c’est le désormais célèbre « Somebody Scream » de Barely Alive en collab avec The Frim qui nous chatouille les oreilles. Grande violence, on sait que la soirée commence sur les chapeaux de roue ! On entend aussi un peu de Trap et même du gros Snails !

Gros moment de folie dans la salle que le moment ou Basstrick drop l’excellent « Blow Up! » de Krimer. Pour finir, notre jeune frenchie ne fait pas dans la dentelle et lâche « Just Saiyan’ » fraichement sorti sur le dernier EP de Datsik.

3

La pression est à son comble, c’est au tour d’Axel Boy de prendre en main les platines. Ce dernier débute son set sur une intro très mélodique qui est suivie par un excellent edit de l’immanquable « Like a Bitch » de Zomboy.

Il va aussi passer le superbe remix de Dirt Monkey d’un des classiques du Dubstep, on parle évidemment du « Woo Boost » de Rusko. L’Anglais va enchainer violence sur violence avant de tempérer son set vers la moitié avec une bonne phase Riddim très bien accueillie par le public. Puis l’euphorie remonte dans la salle lorsqu’il nous balance l’intro culte du « Jotaro » de Phiso avant de la couper pour caler l’incroyable « Throwin’ Elbow » à la place du drop initial.

4

On vous laisse imagine l’énorme merdier qui s’est créé au sein du Showcase à ce moment ! Le parfait « Runners » de Trampa fait aussi son petit effet. Pour finir, c’est le remix tout frais du « Get With The Program » de Zomboy par Trampa et Eptic qui finit de nous assassiner.

Bon, nous y voilà. On ne va pas vous mentir, bien que le line up était très très bon, nous nous sommes vraiment déplacés pour voir Borgore. Comme expliqué plus haut, nous l’avions vu deux fois auparavant et le second set était plus lourd que le premier.

C’est donc avec une certaine appréhension qu’on voit le célèbre producteur prendre place sur la scène. Voilà le moment de l’intro, l’émotion est à son comble, le public est chaud patate et Borgore aussi. Il prend la peine de balancer un « I wanna see some booties ! I wanna see some titties ! » avant d’enclencher son set avec son excellent « New Gore Order ».

5

Ça y’est, le set démarre et on se prend un énorme drop Dubstep dans la face ce qui laisse présager du lourd pour la suite ! Et en effet, on entend très vite résonner à nouveau « Jotaro » mais cette fois, Borgore va couper après le drop, rewind ses platines et le relancer devant l’hystérie générale de la salle ! On voit d’ailleurs écrit sur les visuels « press start to twerk ».

On voit que la soirée est vraiment taillée sur mesure pour Borgore et sa réputation. D’ailleurs, plusieurs personnes affirment avoir vu un mec se faire faire une gâterie au milieu de la foule. Du vrai n’importe quoi, un vrai set de Borgore !

6

En parlant de vrai set, on entend rapidement son excellent « Kiss My Lips » qui nous ramène des années en arrière. Résonnent aussi le remix du « Red Lips » de GTA par Skrillex et surtout, le puissant « Centipede » de Knife Party ! Un son qui ne laisse personne indifférent de par sa violence et sa rareté en live de nos jours.

Par la suite, l’Israélien va nous jouer un bon dix minutes de Riddim suivi, et c’est une surprise, par le remix Trap de Carnage du « Spacemen » de Hardwell !

On arrive vers les 30 minutes de set et Borgore continue dans du Trap assez énervé avant qu’il s’avance de la table de mixage pour annoncer le classique des classiques : « Nympho ». Sûrement un des tracks les plus attendus du public qui scande avec ferveur les lyrics de cet hymne.

8

On continue de se prendre une bonne dose de classiques dont « I Can’t Stop » coupée au drop pour balancer « Bass Canon » ou encore un remix Trap de « Scary Monsters & Nice Sprites » avant de faire rebaisser la tension avec une phase Bigroom. Phase apparemment appréciée par une bonne partie du public qui continuait de jumper ou de pogoter, surprenant mais pourquoi pas ?

Après 15 minutes, le Daddy repart de plus belle en Dubstep avec le « Badman » de Skrillex, « Party, Drink, Smoke » de Flux Pavillon, les incontournables « Paradox » et « Throwin Elbow » d’Excision et enfin, le tout autant incontournable « Like a Bitch » de Zomboy.

Pour finir son set, c’est bien évidemment l’excellent « Descisions » qui est chanté par toute la salle dont Borgore sur le devant de la scène pour clôturer ce show en beauté.

7

Ce retour de Borgore nous a particulièrement plu notamment de par l’abondance de tracks Brostep bien énervées et une baisse de Bigroom dans ses sets.

On a senti qu’il opérait une sorte de retour aux sons qui l’ont érigé en tant qu’égérie du Dubstep sans oublier la volonté de faire plaisir à tout le monde avec un peu de Riddim, de Trap et même de Bass House.

Malheureusement la fatigue arrivant, nous avons dû quitter le Showcase juste après le début du set de Spag Heddy, nous ne manquerons pas de couvrir son prochain passage sur la capitale. En attendant, guettez la sortie de notre prochain report sur la Jungle Juice aux Nuits Fauves !

Crédit Photo : Mysta Photographics

BASS IS LIFE, BASS FOR LIFE

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s