Live Report : Splash (07/01/2017) Eptic – Megalodon – Trampa – Krimer – Juju – Ecraze x Graphyt

À l’aube de 2017, Chwet a décidé de nous offrir un événement coup de poing afin de bien commencer cette nouvelle année et ainsi oublier 2016 qui fut bien triste pour certains d’entre nous.

Ils ont fait les choses bien puisque c’est avec la Splash, désormais incontournable, et l’un des labels les plus réputés de la scène Dubstep mondiale que les organisateurs Bass Music les plus doués de la capitale ont débuté la saison.

Comme un bon nombre d’aficionados de Dubstep le savent, les soirées Never Say Die font quasiment toujours l’unanimité. La Splash du 13 décembre 2013 fut légendaire. On en transpire encore. Celle de fin 2015 en avait couché plus d’un. Nous étions donc bien excités pour celle-ci à l’idée d’assister à ce bel arsenal d’artistes prêts à en découdre une nouvelle fois.

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À peine rentrés, le Showcase bouillonne déjà pour le set d’Eptic. Déçus de ne pas avoir pu assister au warm-up de Ecraze x Graphyt faute de monde à l’entrée et d’une sécurité débordée, nous nous consolons avec l’excellente prestation que nous propose le Belge. Plus rapide mais aussi plus technique qu’avant, il exécute une performance de toute beauté. Du Dubstep, son style de prédilection, en passant par le Trap, c’est une avalanche de bangers que nous nous prenons de plein fouet.

L’ambiance est survoltée à chaque drop, tant sur ses propres productions que sur celles de ses amis comme Must Die! ou Zomboy (celui-ci nous avait d’ailleurs bien régalés à la dernière Animalz en octobre). On retiendra particulièrement « Busted At » de Space Laces & Snails, l’irremplaçable « Invarders » par Zomboy ou encore « Nightshade », « Cosmic » et « Spaceshift » de son dernier EP Overlord. Il nous balance aussi ses réalisations plus anciennes comme « Ectoplasm », « Death », « Gun Finga » et son éternel remix du « Hostile » de SKisM & LAXX qui font toujours autant d’effets. Mais difficile de tout citer tant la réaction du public était au rendez-vous à chaque track.

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Après une démonstration comme celle-ci, pas facile de tenir tout le monde en haleine. C’est à Trampa qu’est donc confiée la mission de le faire. Adoptant plus ou moins le même style de mix que son prédécesseur, l’anglais s’illustre en revanche de manière plus sombre et agressive, à l’image de ses productions.

On profite alors de certains incontournables comme « Scary Yikes Grrz » de Funtcase, la VIP par Jphelpz et Funtcase de « Hench », le classique « I Can’t Stop » de Flux Pavillion ou encore le désormais célèbre « The Paradox » d’Excision. Mais lorsque le public vient voir Trampa, c’est avant tout pour son timbre bien machinal.

Conscient de cela, celui-ci active donc sa machine de guerre et c’est « Rise Up », « Runners », son remix réalisé avec Eptic de « Get With The Program » par Zomboy et surtout un puissant ID en introduction qui ont complètement fait chavirer le public. Probablement l’un des artistes Never Say Die qui déçoit le moins son public à chaque passage.

On en redemande !4.jpg

Voilà environ 2h que nous sommes présents et l’atmosphère est digne d’une soirée Never Say Die. C’est au tour d’un des plus gros prédateurs de la scène Dubstep d’entrer sur le ring : Megalodon ! Connu pour sa façon originale de mixer, ce gigantesque squale va proposer un set différent de ce que l’on a connu auparavant en France.

Outre sa technique du double drop souvent utilisée et toujours efficace, c’est plus de mélodie qu’il va inclure dans sa prestation. Nous avons droit à l’excellent « Wit Me Dub », une de ses collaborations avec Zeds Dead en introduction, « Eden » de Habstrakt & Must Die!, l’indémodable « Zombie Hunter » de Barely Alive ou encore « Harambe » et « Africa VIP » de Dion Timmer et Excision.

L’un des tracks les plus tenaces de ces derniers temps, « Head Crush » de Badklaat est magnifiquement marié avec « Neo Tokyo » de Must Die! , « LZRS » de LAXX & Snails avec « Sheer Cold » de Aweminus & Phiso. Il nous aura faits aussi plaisir avec des tracks de son nouvel EP où la foule aura particulièrement bien jumpé comme sur « No Chill » et « Dead Ringer ». D’autres titres plus anciens font toujours l’unanimité comme sa collab avec Habstrakt « Yabba Dabs » et « Get Down » qui est irremplaçable.

Bref, la recette de Megalodon est belle et bien présente et le public adore ça. Pas déçu donc du retour de ce dernier. Effectivement, cela faisait quelques temps qu’il ne s’était pas produit à Paris. Excepté quelques passages intriguants ou certaines transitions qui sont plus ou moins bien réussies, Megalodon reste, selon nous, l’un des artistes les plus intéressants à écouter mixer.

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Après les têtes d’affiches, place maintenant aux newcomers !

Krimer, que l’on avait pu voir en b2b avec Twine en avril dernier à Paris, est l’une de plus grosse révélation de ces derniers mois. On commence déjà à fatiguer après les 3 heures de qualité auditives auxquelles nous avons eu droit.

Le Canadien nous livre un set classique mais très énergique, vif et puissant.

La technique de mixe est fluide et précise. Krimer est tout est fait digne du Black Label de Never Say Die et ce soir, il lui a fait honneur. On retiendra le récent track « Beast Mode » de Cookie Monsta, le somptueux « Misty » de notre chouchou Samplifire, « Smash » de Barely Alive qui fonctionne toujours et enfin, ses productions qui ont littéralement couché tout le monde comme « Lazy » et « Blow Up ».

On assiste pour conclure à un magnifique double drop avec « Get Down » de Megalodon et « Wasteland » de Phiso. Superbe ! Le public était tout aussi chaud que pendant les têtes d’affiches. Voir plus pour certains.

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Le temps de finir un petit hot dog supplément cheese et c’est au dernier artiste de venir nous montrer de quoi il est capable.

JuJu prend donc le contrôle des platines qui doivent commencer à bien chauffer maintenant.

Cette fois-ci nous n’avons pas eu droit au set le plus violent de la soirée comme on peut en attendre du dernier artiste à passer sur un line-up habituellement. La jeune recrue du NSD Black Label nous a toutefois étonnés par une technique de mix rapide et rigoureuse. Il aura également su varier les sonorités grâce à « Heyo » de Habstrakt, « Stop, Drop & Glob » de TrollPhace, « Loca » de Spag Heddy ou encore le remix par Xilent de « After All » originalement de Slander & YOOKIE.

Ainsi, le petit moustachu a donc tiré son épingle du jeu en proposant quelque chose de plus ou moins différent. On signe quand même ! En définitive Never Say Die et Splash savent frapper très fort ensemble. Du monde présent et enthousiaste, des artistes au top de leur forme, un système sonore de qualité et une ambiance au rendez-vous.

Les ingrédients d’une label night étaient bel et bien là. On regrettera l’affluence du monde à l’entrée malheureusement mal gérée par l’équipe de sécurité de la salle.

Mais on fait tout à fait confiance aux organisateurs puisqu’ils ont annoncé la sécurité Animalz pour leur prochains événements comme Borgore presents Buygore Night et Getter & Friends. Et on pense sérieusement y être !

Crédit Photo : Stéphane Mysta Photografics

BASS IS LIFE, BASS FOR LIFE

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