Review : The Unik – Fuerza

Cette semaine, c’est au tour du dernier album de The Unik d’être passé au crible fin par Stoner Music !

Juste avant les réjouissances de cette fin d’année et au commencement des vacances, The Unik est venu secouer le paysage électronique avec un nouvel album inclassable, transcendant les styles musicaux.

The Unik c’est avant tout un musicien, un ingénieur du son prénommé Adrien Sauvaget vivant près d’Avignon. Ayant monté son projet en 2008 nous vous présenterons aujourd’hui son nouvel album sorti le 16 décembre dernier intitulé « FUERZA ».

Il s’agit de son tout premier album composé de 10 titres, disponible sur toutes les bonnes plateformes (soundcloud, beatport …) !

Ce qui marque directement à l’écoute de cet album c’est l’intimité dans laquelle nous plonge The Unik.
On ne pourrait pas qualifier son album de « Bass Music » mais simplement de musique électronique tant les rythmes et les sonorités diffèrent.

On assiste à une véritable démonstration de technique de production avec des influences provenant autant de la French Touch que du Dubstep en passant par des sonorités Trap ou House.
Chaque track possède ses propres particularités, une richesse musicale rarement vue.

On passe des influences de Justice à Skrillex en un quart de seconde à des subs bass qui semblent tout droit venus d’Excision.
En somme, on pourrait dire que The Unik c’est un peu le Culprate français.

De notre côté, plusieurs écoutes ont été nécessaires pour apprécier toutes les qualités de l’album, qui peut être au premier abord un peu décontenançant.

Le premier track, « Tomorrow » se définit clairement comme une intro de l’album agrémentée de grosses subs en arrière-plan.
Il est très électronique voire « ambiant » comme diraient les Anglo-saxons.

Il nous emmène progressivement vers le second morceau du même nom que l’album, tout un symbole.
Rempli de samples, le rendu est impressionnant autour de ses basses travaillées et poussées à l’extrême comme toute bonne release Trap.

Réminiscence à certains endroits de son remix de « Get Stupid » par Destroid, le mastering en est pour beaucoup tant les morceaux de l’artiste sont d’une netteté à toute épreuve.
C’est en enchaînant sur « Light It Up One » à la croisée de la French Touch, l’Électro ou la Dirty que ses différentes influences prennent tout leur sens.

Il nous a fait penser à du Daft Punk ou du Justice avec néanmoins un rythme plus soutenu. L’ensemble révèle en tout cas une virtuosité sans pareille avec des breaks qui sont particulièrement louables.

Le format album exige rigueur et cohérence, un exercice demandant beaucoup de technique et d’ingéniosité.
Pouvoir alterner autant de styles à chaque track avec harmonie et continuité force le respect.

Ainsi, beaucoup plus Dubstep, « Break You Off » s’insère parfaitement avec un sound design tout simplement remarquable, unique, moderne qui nous ramène à quelques souvenirs des années 2009/2010.
Ce style semble être celui qui lui colle le mieux à la peau, c’est donc sans surprise que ce morceau fasse partie des hits de son album.

Nous avons ensuite affaire à un court morceau qu’on qualifierait d’expérimental (sobrement intitulé « Pa ») qui permet de faire une transition avec le track « Fight ».

Une intro joviale, originale, allant avec l’esprit de la fête qui n’est qu’une façade, puisque le drop Dubstep auquel elle laisse place nous fait immédiatement headbanger.
Mélange de sonorités puissantes à la Destroid mêlant Drum & Bass et le modernisme de la Tear Out.

S’ensuit un morceau dans la pure tradition de Justice « KUNF ! », de la French Touch dans un style groovy. Beaucoup de touches Jazz, quelques éléments Dubstep qui donnent cette homogénéité dont il a le secret.

The Unik sait aussi nous emmener dans un univers plus Deep.
On pense notamment à « None o’clock » avec son rapport au temps. Le track nous rappelle les premiers albums d’ENiGMA Dubz, du Deep Dubstep dans sa plus pure descendance.
Un sound design hors du temps, un snare sorti de nulle part. Le décompte des secondes s’accélère pour finalement mieux ralentir le morceau, une vibe profonde.
Cette vibe nous rappelle légèrement celle d’« Emotionally Mute » de Skream sorti en 2009.

L’avant-dernier morceau, « Opening », se montre très étonnant puisqu’on pourrait le confondre avec la B.O. d’un film guerrier ou une musique tout droit sortie d’un épisode de Vikings tant il est lent et profond.
Symphonique avant tout, parsemé d’instruments à cordes et à vent, il semble décrire une épopée ancestrale. En revanche, la fin de l’album est beaucoup plus sombre.

« Musikevolution » adopte comme intro exactement les mêmes sonorités que la précédente. On s’attend dès lors à de l’expérimental à la The Unik.
Pas du tout ! C’est un gros drop de Dubstep mélodique qui nous attend !

Gardant ce côté harmonique autour des violons, on sent la fin approchant, la fin d’une ère, se finissant en decrescendo. Cela s’entend mais surtout se ressent, on le sait au fond de nous sans même savoir qu’il s’agît du dernier morceau de l’album.

La virtuosité de « Fuerza » est indéniable, tout comme le mastering effectué à la perfection. Si l’on devait retenir quelques impressions de cet album, c’est surtout la richesse qui prime. Que ce soit au niveau des différents styles qui s’entrecroisent que de sa complexité en matière de sound design.

La maîtrise de The Unik dans l’univers électronique possède assez peu d’équivalents en France tant son originalité peut surprendre. Cependant, son talent est inexorable pour toutes oreilles aiguisées.

« Fuerza » sur Beatport et SoundCloud

BASS IS LIFE, BASS FOR LIFE

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