Bass Interview #16 : Samplifire

Alors que nos amis de chez 193 Records viennent de sortir leur toute première compilation, de notre côté on est allés interviewer un de leurs poulains pour lequel vous avez beaucoup d’amour. On parle du frenchie Samplifire !

1- Tu viens de sortir un son sur la toute première compil du label 193 Records, peux-tu nous raconter comment est née l’histoire d’amour entre toi et cette organisation ?

Salut Stoner Music, merci pour l’interview ! Eh ben écoute ça a commencé assez naturellement en février de l’année 2015 lorsqu’ils m’ont booké pour la Drop in Bass #13 en b2b avec Ivory ! C’était mon premier booking ! Je venais de sortir ma collab avec Ivory « Drug Dealer » et Milas a kiffé donc merci Ivory, Milas et Margo pour ce premier booking ! En plus, jouer juste avant Da Force … un délire !

2- Peux-tu nous raconter ton parcours ?

Dans ma famille on a toujours été intéressés par la musique, plus spécialement mon père qui écoutait de la Techno déjà quand j’étais petit ! Avec du recul, je suis persuadé que l’amour pour la musique est venu progressivement et l’élément marquant fut sans nul doute le concert de Rusko (merci Papa de m’avoir emmené) ! Avec un pote (dédicace Clément) on a clairement pris une claque ! À ce moment j’avais commencé à produire, en partie parce que je ne pouvais plus faire de foot à cause d’une blessure à la cuisse. Naturellement j’ai essayé de produire Bass Music ! Les choses ont commencé à changer quand mon petit frère m’a inscrit à ce concours « Dub vs Dub » où tu affrontes sur un son, un autre producteur jusqu’à la finale ! J’ai fini en finale contre Axel Boy dès la première édition c’est ça qui m’a fait de la pub ! Puis les choses se sont enchaînées de plus en plus vite après la rencontre avec 193 records.

3- Quels sont les artistes qui t’ont le plus inspiré à tes débuts ? Ceux qui t’inspirent aujourd’hui ?

À mes débuts (et c’est toujours le cas), pour être honnête, j’écoutais de TOUT : musique de film, Bass Music, Techno, Beats… Donc l’inspiration était forcément multiple et difficile à cibler ! Par la suite j’ai vraiment voulu développer le son Dubstep et trouver ma sonorité. Je pense que des artistes comme Phiso, Murda, Oolacile, Midnight T, Funtcase et Space Laces contribuent forcément dans mes choix musicaux tout en essayant de rester le plus original. Enfin, j’essaye de puiser au maximum de nouvelles idées dans des genres différents comme les musiques de films, les BO de jeux vidéos …

4- Ton morceau « Misty » a été choisi par Excision pour faire partie de son Shambhala 2015, qu’est-ce que ça représente pour toi ? Cela c’est-il ressenti au niveau du nombre de tes followers ?

Ça a été une grosse claque pour moi *rires*, je venais d’avoir mes premiers bookings, mes premières collabs et les followers commençaient à arriver ! Je ne pense pas que cela ait eu un rapport significatif sur les followers en revanche cela fait gagner des supports auprès d’autres gros DJ dans le milieu (12th planet, Downlink …)

5- Justement, il y a peu tu as sorti une collab avec Downlink, peux-tu nous raconter un peu comment vous avez procédé ?

En fait il jouait aussi « Misty » à l’époque sauf qu’il jouait sa version, une edit qu’il avait fait à partir du mp3 ! Il m’a demandé d’autres tracks par mail puis m’a montré cette vidéo où il jouait ma track en intro de set. Je lui ai proposé de collab dessus pour en faire un VIP et il était chaud ! Puis enfin, on s’est échangé à distance les stems du projet plusieurs fois jusqu’à obtenir le track actuel !

6- Tu n’as pas encore beaucoup écumé le monde pour donner des lives, quel serait le pays ou l’event dans lequel tu rêverais de jouer ?

Mon parcours commence en effet. J’ai cependant joué dans la majeure partie des pays ayant une scène Bass Music (Europe, Canada, Australie) mais il me manque encore un gros morceau : les USA ! Avec mon agence on bosse dessus afin de réunir le nécessaire pour une tournée ! Tous les types de soirées peuvent être dingues (de 200 à 5000 personnes) mais il est vrai que si je pouvais jouer à EDC Las Vegas ça serait un putain de rêve !

7- Peux-tu nous raconter une anecdote amusante que tu as vécu dans ta vie d’artiste ?

À chaque fois qu’on est avec toute l’équipe de potos français, il y a tellement de dossiers que je vais pas commencer maintenant à les déballer *rires* ! Mais de manière générale, c’est toutes les superbes rencontres, les potos, les shows … c’est un délire en-soi !!! Attends ça me revient : la IvoryDance au nouvel an de l’année dernière !!!

8- Peux-tu nous donner ton avis sur l’évolution du Tear Out dans le monde ? Ce à quoi tu as largement participé en France avec des artistes comme Ivory ou encore Ganon.

Si tu parles de tous les artistes encore underground dans le Dubstep je suis complètement convaincu que c’est en perpétuelle évolution. De mon point de vue, je la vois comme un jeu. On se connaît presque tous entre producteur et c’est un peu un jeu en mode : qui va sortir le meilleur track, qui va lancer une nouvelle sonorité, qui va s’imposer en un rien de temps … tu vois ? Par exemple, dernièrement mon super pote Oolacile a tout pété, il est chez Disciple, est booké partout et surtout, il a imposé SON style si unique ! J’adore ça, c’est ultra motivant !

9- Penses-tu assister à l’âge d’or du Dubstep français, dominé auparavant par les Anglo-saxons ? Que penses-tu de cette mondialisation du Dubstep ? On book maintenant des DJ du monde entier, de l’Argentine à l’Afrique du Sud, est-ce une réponse concrète à ceux qui pensait le Dubstep allait s’écraser ?

Le Dubstep évolue part ses sonorités, son BPM (qui monte de plus en plus, le standard est limite à 150 BPM maintenant), son agressivité, sa lourdeur … Mais je ne pense pas que l’on ait atteint un âge d’or du Dubstep français, pour moi ça va encore monter (aussi bien chez les producteurs que dans le rayonnement des soirées à l’international). Une palette de nouveaux producteurs bosse à fond actuellement et c’est super, il faut que ça continue. Je pense à Graphyt, Ecraze, Vokt, Nacha, AnswerD, Madz, GFT ou encore HighDude ! Ivory, Ganon, Dirty Zblu, Basstrick, Extra Terra cassent tout aussi ! On a encore des étapes à franchir avant d’aller rivaliser avec les anglo-saxons mais c’est lié aussi à l’industrie, elle est toujours implantée aux US ! « Dubstep Is Dead » n’a jamais été vrai …

10- As-tu un dernier mot pour nos lecteurs ?

Merci à tous pour le support, les partages, l’énergie aux concerts, c’est tellement ouf … Et c’est qu’un début !!

On remercie Samplifire pour ses réponses ! Courez vous procurer la fameuse compilation de 193 Records afin de patienter avant notre prochaine interview, à nouveau sur un artiste présent sur cette compil !

Facebook et Soundcloud de Samplifire

Écoutez « Misty » de Samplifire !

BASS IS LIFE, BASS FOR LIFE

Une réflexion sur “Bass Interview #16 : Samplifire

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