Live Report : Animalz VI (22/10/2016) Zomboy – Black Sun Empire – DJ Hype – Maztek – Dion Timmer – Trampa – Badklaat – Dr. Ozi – Axel Boy – Ponicz – Xaebor – Tokez – Supreme – Benzmixer – Obey – Badphaze – Gh0sh -Ecraze – Graphyt – Villain

Il y a trois semaines, Stoner Music se rendait au Dock Pullman pour assister au plus gros événement Bass Music de France : Animalz !

Au programme, un line up complet et énervé puisqu’on y retrouve des membres de Savage Society, du crew Monsters ou encore du NSD: Black Label, mais aussi Villain, Gh0sh, Maztek, Dj Hype, Zomboy, Black Sun Empire et nos deux français, Ecraze et Graphyt !

On nous dit qu’il manque un nom ..? Comment oublier ? Effectivement, nous avons également assisté en exclusivité mondiale au premier show de Dion Timmer !!

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La scène de cette 6ème édition plus imposante que jamais.

Il est 21h et quelques basses lorsque nous pénétrons dans une salle quasiment vide. Tout de suite, les mots que nous ont glissé Chwet, à l’occasion de l’interview qu’ils nous ont accordée (à retrouver dans la rubrique « Interviews ») prennent tout leur sens. C’est une claque monumentale que nous inflige la scénographie de cette 6ème édition !

Nous commençons avec le quatuor franco-britannique Gh0sh, Villain, Ecraze, et Graphyt qui se trouve aux commandes pour chauffer la foule avec un set qui se veut axé entre Riddim et Dubstep puissant.

Entre quelques « Finish Him » ou encore « Rage » écrits sur les écrans LED, les artistes nous jouent l’edit façon Trap par Monxx du célèbre « Jotaro » ou encore un double drop lancé par Graphyt avec « Unfinished Business » de Oolacile et Trilla puis « Insecure » de notre SampliFire national qui se trouvait à la place de ses amis 6 mois plus tôt. Un 1er round déjà énergique qui annonce la couleur de la soirée.

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Le Riddim sous le feu des projecteurs avec le match Monsters vs. Savage Society.

Nos montres affichent 22h et il est l’heure du match entre le crew Savage Society représenté par Benzmixer et le crew Monsters, par Obey et Badphaze.

Les trois artistes commencent leur set avec un Riddim fait maison, typiquement du « made by Monsters » pour un set qui se veut constitué en crescendo allant vers un Dubstep plus agressif.

On retient un joli double drop entre « Monsters VIP » de SubFiltronik et « Wasteland » de Phiso, également le remix par Cookie Monsta de « Damien » que l’on entendra à de nombreuses reprises au cours de la soirée ou encore le remix par Da Force de « LDN TWN ».

Mission accomplie pour les artistes Riddim qui ont su chauffer de la plus belle des manières les bassheads français et même les plus sceptiques quant à la présence de ce style.

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Axel Boy et Ponicz plus que jamais prêts à en découdre avec le public français.

3ème round et première apparition sur scène d’artistes du NSD : Black Label ! Il est 23h et le B2B entre les anglais Axel Boy et Ponicz entre sur scène.

Le premier cité lance les hostilités avec son titre « Phantom Pain » désormais culte qui a su dompter la foule. Pas de doute, nous vivons déjà l’un des moments forts de cette 7ème édition d’Animalz.

Axel Boy nous joue tout son dernier EP alors que Ponicz nous régale de son Riddim et Dubstep sombre en jouant notamment « Technicolour » de son dernier EP mais aussi son « Pump This VIP » ou encore « Apocalypse » ! On note également un excellent double drop entre « Wasteland » de Phiso, et « Purple Lamborghini » de Skrillex.

Le Dock Pullman est littéralement séduit par la performance des deux artistes, qui finiront avec un VIP de « The Record Shop VIP VIP » de Ponicz, produit récemment et qu’il avait prévu de jouer pour nous autres, français.

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Dion Timmer en pleine concentration pour une première mondiale de qualité.

Arrive un des moments les plus demandés de cette soirée. L’attente est enfin terminée, nous allons enfin pouvoir assister à la première mondiale du jeune virtuose Dion Timmer !! Après nous avoir confié être « un peu stressé » quelques minutes avant de monter sur scène, le petit protégé d’Excision s’apprête à enflammer le Dock Pullman.

Notre prodige néerlandais attaque sa performance sous les yeux ébahis de ses parents. Il entame son set avec une flopée d’ID en commençant par sa collab avec Snails suivie par des exclus d’Adair et de Datsik. Il enchaine avec « Harambe », la fameuse collab Excision/Datsik/Dion Timmer que nous retrouvons dans le dernier album d’Excision, « Virus » !

C’est un set varié que nous offre notre ami hollandais puisqu’on y retrouvera Dubstep, Trap et même quelques tracks Bass House dont « Mirror » en collab avec Excision ou encore un ID de Jauz !!

La fin de ce set exclusif se rapproche. Le jeune Dion nous aura démontré son talent tant par ses productions que derrière les platines et c’est sur le remix Sub Focus de « Hold On » par Rusko qu’il laisse la main à Maztek !!

5
Les lasers surplombent un Dock Pullman en ébullition.

Il est 1h et ce 5ème round introduit le premier des trois sets DnB de la soirée avec l’arrivée de Maztek, noble représentant d’un style en pleine effervescence.

L’objectif est clair : garder le public en haleine après la prestation explosive de Dion Timmer. Pari réussi pour l’Italien grâce à sa Neurofunk déjantée qui offre un set très dynamique dès les premières secondes.

Alors que les lasers font leur apparition, Maztek nous impose sa technique sans même nous laisser un petit moment de répit. Le producteur joue des morceaux comme « Abrasion » de Current Value mais aussi les classiques « Dead Limit » de The Upbeats et Noisia ou encore le récent morceau « Flashizm » de Mefjus et Emperor qui clôture le set.

Maztek a su conquérir un public majoritairement féru de Dubstep et donne de la plus belle des manières la main à la tête d’affiche de cette 6ème édition.

Une dizaine d’artistes ont déjà effectué leurs performances et le dock pullman est plus que survolté grâce à eux. Une excitation qui se ressent encore plus lors de l’arrivée d’un des plus solides représentants du célèbre label Never Say Die Records !

6
Zomboy et son énergie déconcertante derrière les platines.
Il s’agit évidemment de Zomboy. Le public parisien l’attendait au tournant puisqu’il ne s’était pas rendu dans la capitale depuis 2 ans et sa dernière prestation avait quelque peu laissé le public sur sa fin. Autant vous dire que l’Anglais est attendu au tournant ce soir-là et, effectivement, c’est un véritable missile que lâche notre zombie qui balaye tous les doutes qu’il avait laissés derrière lui.
 
Commençant avec une intro devenue classique mais tellement puissante, la version extended mix de « Like A Bitch », il enchaîne alors avec une multitude de titres et de bangers tous aussi bien mixés les uns que les autres. On entend le « Nightshade » de l’acolyte Eptic, « Superstar » de NGHTMRE & Pegboard Nerds, « Propaganda » de DJ Snake ou encore le magnifique edit « Purple Lamborghini / Jotaro », de quoi perdre la tête en quelques minutes…
 
Zomboy aura également rempli sa part du contrat en ce qui est de ses propres titres. Conscient de l’efficacité de ces derniers, « Immunity », « Get With The Program », « Skull’n’Bones » ainsi que « Resurrected » ont embrasé la foule mais l’apogée du set a tout de même été atteinte pendant « Lights Out » !! Ce fut la cerise sur le gâteau de ce set magnifique qui s’achèvera parfaitement sur une version rééditée de « Terror Squad » suivie du fameux remix de « Game Time » par Barely Alive.
 
La mascotte de Never Say Die sera revenue fouler le sol français avec une énergie débordante et un set quasiment parfait. Aucune déception de notre part le concernant, nous sommes maintenant prêts pour le prochain set !
 
7
Travail d’équipe pour un monstrueux set de Black Sun Empire.

Après la gifle que Zomboy nous a infligée et le déchaînement de la foule, la mission pour Black Sun Empire est ardue : garder le public en haleine après un set destructeur dans un style complètement différent.

Il se trouve que le groupe néerlandais, représenté par deux membres sur trois, a la réponse et va nous offrir un septième round tout en puissance. Laissons place à un très gros set Neurofunk offert par un des groupes légendaires du genre, souvent dans l’ombre de Noisia.

C’est avec une énergie exubérante, caractéristique principale de ce style de DnB, que Black Sun Empire nous attaque littéralement à coup de bangers dont ceux de leur dernier EP. Dans le même temps la foule semble se faire dévorer par de féroces créatures apparaissant sur les écrans LED de la scène.

Les visuels sont vraiment imposants. On s’arrête de danser au fond de la salle pour pouvoir admirer la bête (ou plutôt les bêtes) en action alors que le public est en délire. On sent les murs trembler sous les basses des Néerlandais entre quelques « Alice, es-tu là ? » à l’écran, en référence à un événement comique qui s’est déroulé à l’annonce de cette 7ème édition.

Les titres « Tentacles » de Noisia, « Work For Nothing » de Decimal Bass ou encore le VIP de « Truth » de Drumsound & Bassline Smith sont joués et accompagnent la multitude de morceaux de Black Sun Empire, dont bien sûr leur célèbre morceau « Dawn Of A Dark Day ». À la clôture du set, sous le remix par Misanthrop de « Influx » (originellement de Neonlight et Wintermute) on se rend compte que le contrat est rempli pour le groupe qui laisse une foule toujours aussi délirante pour les trois mercenaires restants du NSD : Black Label !

Décidément, Never Say Die aura été à l’honneur ce soir-là puisque le Black Label Showcase, introduit par Axel Boy et Ponicz plus tôt dans la soirée, arrive à sa deuxième partie avec trois des producteurs les plus talentueux du moment !

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Dr. Ozi, BadKlaat & Trampa : dignes représentants du NSD : Black Label.

Trampa, Badklaat et Dr. Ozi auront offert au public d’Animalz un set puissant, mélodique et éclectique. On s’est rapidement mis à arrêter de compter le nombre de tracks qui ont généré la folie de la foule. « Retalation VIP » de Spag Heddy & Creation, « Youth In Asia » de Dr. Ozi, « They Don’t Want It » de Trampa & Francky Nuts ou encore « Just Like Me » de Trampa & Badklaat double dropé avec « Scoop » de Barely Alive. Une avalanche de violence dans le Dock.

Le légendaire remix par Eptic du « Hostile »de Skism et Laxx aura aussi particulièrement fait réagir le public de par sa puissance !

C’est en faisant faire un moshpit au public sur un ID joué par Trampa que nos trois guerriers clôturent ce set de folie et laissent la place à la dernière touche DnB de la soirée !

Il était difficile de ne pas afficher son amertume après l’annulation de dernière minute de DJ Hazard suite à un accident sans gravité. En revanche, c’est avec une remarquable détermination que Chwet a dégoté une légende du même acabit pour se charger de ce 9ème et avant-dernier round !

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DJ Hype met en lumière tout son savoir-faire pour un set énergique et varié.

C’est un DJ Hype expérimenté et pourtant assez peu connu du public français qui arrive sur scène en branchant son ordinateur et ses platines vinyles. Le DJ anglais va nous faire voyager pendant une heure entre Jump Up, Jungle, Neurofunk, ou encore Dancefloor. On parcourt le spectre de la DnB pour le plus grand plaisir de nos oreilles et de nos jambes qui ne peuvent s’empêcher de skanker malgré la fatigue bien présente à 5h.

Comme on pouvait s’y attendre, Hype nous offre une performance ultra énergique et plus que remarquable avec sa manière atypique de mixer avec quelques samples de MC pour bien chauffer la foule. Dès l’amorce du set, on retrouve le tout frais morceau « Angles » de DJ Guv, d’ores et déjà un titre incontournable de Jump Up. Le Londonien nous joue un edit de « Dead Limit » de Noisia et The Upbeats mais également un edit du fameux « Mr Happy » de DJ Hazard en fin de set !!

Le patron de Playaz Recordings fait du Dock Pullman son terrain de jeu à travers ces classiques qu’il a remaniés à sa sauce. Nous retrouvons également le morceau « Machette » de DJ Hazard pour ce qui est du Jungle. Tout au long de son set, Hype nous montre de quel bois il se chauffe en accompagnant la musique par du scratching sur ses platines qui nous a littéralement bluffés, nous ne jouons clairement plus dans la même cour … DJ Hype nous fera vite oublier qu’il n’était là que pour remplacer DJ Hazard et passe le flambeau à la dernière volée d’artistes de cette Animalz légendaire.

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Tokez se charge de clôturer cette 7ème édition en compagnie de XaeboR et Supreme.

Ayant été témoin de prestations impressionnantes et énergiques, Animalz était sur le point de s’achever. La mission de clore cette superbe édition fut confiée à trois Américains producteurs de Riddim. Last but not least, Tokez, Supreme & Xaebor ont habilement su effectuer le close-up de cette 6ème édition puisqu’ils ont alterné entre un Riddim lourd et puissant mais aussi de gros drops Dubstep ou encore Hybrid, le tout mixé de façon douce et atténuée.

On notera « Throwin’ Elbows » d’Excision et Space Laces, définitivement le titre du moment et le bon vieux « Get Down » de Megalodon, toujours aussi efficace. Leur style de mix aura été tout en accord avec ce que l’on peut attendre d’une fin de soirée avant d’aller retirer ses affaires au vestiaire et se fumer une dernière cigarette en se remémorant ces 10 heures d’anthologie.

Inéluctablement, Animalz se place à chaque édition comme le digne représentant de la Bass Music en proposant aux Français et aux Européens, d’ailleurs impressionnés par notre énergie, ce qui se fait de plus pointu mais aussi de plus efficace dans le milieu.

Le public est toujours aussi bouillant à l’idée de venir en découdre chaque semestre, le tout dans une organisation parfaite où les lieux annexes (fumoir, vestiaires, toilettes) profitent d’une attente quasi inexistante.

Stoner Music est impatient d’assister à la 7ème cérémonie qui, nous en sommes certains, fera au moins aussi bien que sa grande sœur.

Crédit Photo : Pixellephoto et Mysta

BASS IS LIFE, BASS FOR LIFE

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