Bass Interview #13 : Chwet

Pour la première fois chez Stoner Music, nous nous sommes tournés vers une organisation d’événements pour une nouvelle interview. Apprenez en plus dès maintenant sur le parcours de Chwet, ces amoureux de la bass à l’origine des Splash, Jungle Juice ou encore Animalz !
 

1- Cela fait désormais plusieurs années que vous êtes dans l’organisation de soirées Bass Music. Est-ce que vous pouvez nous raconter un peu l’histoire de Chwet, l’origine de son nom, comment l’aventure a démarré et son évolution ?

L’histoire est simple : 2 potes qui, après avoir longtemps organisé des events Drum’n’Bass dans le sud, sont montés à la capitale. Après avoir rapidement observé ce qu’il s’y faisait, nous avons rencontré Hugabass qui terminait l’aventure des fameuses et regrettées I LOVE JUNGLE et qui nous a passé le flambeau.

Une fois le nom Jungle Juice trouvé, nous avons modestement commencé sur de petites capacités comme au Glazart ou à la Bellevilloise. Le succès, basé sur une proposition radicalement différente de ce que les autres soirées proposaient à l’époque, a été immédiat ! Nous avons décidé de passer sur des jauges plus conséquentes comme au Cabaret Sauvage. C’est d’ailleurs là-bas que la solide amitié qui nous unit avec nos frères des Dirtyphonics a atteint son paroxysme puisqu’ils y ont présenté leur tout premier live filmé qui a fait un buzz énorme ! On se dit souvent que l’on est nés le même soir avec eux là-bas.

Pour le nom CHWET, on cherchait un nom simple qui symbolisait notre activité. La chouette est un animal qui, en plus d’être un animal de nuit (un peu comme nous) a également, au travers des époques et des civilisations, symbolisé, à tour de rôle les bons et les mauvais présages ! Cette dualité nous a toujours plu et nous rappelle qu’il est important de ne rien prendre pour acquis. Quant à son orthographe, il fallait que les anglophones puissent le lire et le comprendre, tout simplement !

2- Tout le monde est curieux de connaître un peu l’envers du décor d’une entreprise telle que Chwet et de savoir combien vous êtes à travailler sur vos projets ? En gardant en tête que vous faites appel à plusieurs intervenants extérieurs lors de votre évènement phare : Animalz

Nous sommes actuellement 2 à travailler au sein de Chwet et ça a pratiquement toujours été le cas. Mais nous sommes très entourés, l’entreprise est une véritable ruche familiale !

3- Vivez-vous de cette passion pour la musique depuis longtemps ? Quels conseils auriez-vous à donner aux personnes qui veulent se lancer dans l’organisation d’évènements Bass Music en France ?

On vit du projet Chwet mais nous en serions incapables sans en avoir également fait une agence de booking et de conseils qui développe des projets à 360°. On a su s’entourer de partenaires qui permettent également cette stabilité. La seule chose que je peux dire est qu’il est impossible, en France, de vivre exclusivement de l’organisation d’événements Bass Music et que nous y parvenons grâce à l’écosystème complet que nous avons su créer.

4- Prenez-vous en compte le rôle éducatif de Chwet lors de la conception de vos line up ? Du fait que vous permettez à un grand nombre de personnes de découvrir des artistes, est-ce que vous prenez des risques sur certains bookings pour permettre de faire connaître des artistes dont vous appréciez personnellement le travail ?

On prend toujours des risques et c’est une importante partie de ce qui génère notre excitation ! On ne compte plus les artistes à qui nous avons offert leur première date, en dehors de leur pays et nous en sommes très fiers ! Ça nous permet également d’avoir avec eux une relation privilégiée.

5- Pouvez-vous nous raconter votre meilleure mais aussi votre pire expérience avec un artiste ?

Pour les mauvaises expériences, on donne notre langue au chat. Pour la bonne, elle est plus globale : de nombreux artistes, tels que 12th Planet ou Phace, pour ne citer qu’eux, sont devenus avec le temps de véritables amis et c’est une chance !

6- Comment faites-vous face aux imprévus de dernières minutes lors d’une soirée ?

Gérer les imprévus fait partie des choses que tu apprends grâce à l’expérience. Apprendre à garder la tête froide et concentrer les informations pour formuler une réponse efficace. Nous apportons surtout une attention minutieuse à la préparation qui te permet, au final, d’avoir le moins de chances possible de rencontrer ces imprévus.

7- Que pensez-vous de l’évolution récente de la Bass Music en France ? Croyez-vous qu’un jour il sera possible d’avoir de gigantesques évènements comme Toxic Summer ou EDC chez nous ?

Je suis assez fier de la tournure que prennent les choses : la Bass Music n’est plus isolée comme par le passé. Je pense que notre professionnalisme et celui de certains autres organisateurs a prouvé à pas mal de professionnels (clubs, festivals etc …) que nous savions travailler.

Cela a sans doute contribué à lisser l’image négative que nous subissions et a permis d’ouvrir les portes de certains endroits qui nous étaient jusque-là interdits et par rebond, de permettre à de nouveaux projets d’éclore et de participer à l’effervescence actuelle de notre scène.

Le problème est qu’une partie du public Bass Music regarde et rêve souvent de ces festivals et aimerait voir des shows de ce niveau en France mais c’est souvent cette même frange du public qui oublie de comparer les prix des événements de ce genre…

Les pass pour EDC sont à 400$ la soirée, un line-up de Splash coute 35$ à Los Angeles et je ne parle pas des taxes qui sont beaucoup plus élevées que dans notre cher pays.

Les calculs d’apothicaires sur le mur des évents nous font souvent sourire : ils sont tellement loin de la réalité et du coût réel de la réalisation d’un événement comme Animalz en France.

De même pour la comparaison avec les events Belges : si on veut faire une comparaison équitable, il est important de prendre tous les éléments en compte comme la fiscalité et le coût du travail.

Quand on veut comparer un événement se déroulant en République Tchèque : il parait judicieux de comparer également le niveau et le coût de vie.

8- Connaissez-vous un autre public en Europe ou dans le monde et êtes-vous déjà intervenu dans l’organisation d’événements ailleurs qu’en France ?

Oui je bouge beaucoup et au fil des années, j’ai rencontré des organisateurs dans le monde entier. Cela permet d’avoir une vision globale de la scène et Animalz est la synthèse de cette expérience. Par exemple : avec de bons amis nous avons organisé une Splash à Beyrouth en 2012 et ce fut une expérience réussie et inoubliable. On ne peut pas en dire plus pour l’instant mais beaucoup de projets à l’international sont dans les cartons.

9- Une question récurrente, mais jamais de réponse claire et précise, est-il envisageable de voir arriver Destroid ou même Excision avec son show « The Paradox » en France ? En Europe ?

Pour les mêmes raisons que notre réponse à la question 7, toute la question réside dans le prix que le public est prêt à mettre pour voir ce type de show. Tout simplement !

10- Y a-t-il un artiste ou un groupe que vous rêveriez d’avoir et que vous n’arrivez pas à faire venir ? Pour quelle(s) raison(s) est-ce si difficile ?

Désolé mais même réponse : Destroid et le Paradox Tour, pour cette même raison de coût.

11- Vous avez sûrement dû avoir des requêtes particulières de la part de certains artistes, vous pouvez nous en raconter ?

Heureusement pour nous : la quasi-totalité des artistes de cette scène sont loin des caprices et des demandes que pourrait avoir Steve Aoki ou Madonna ! Donc rien de bien particulier au niveau des demandes : tant qu’il y a de la vodka, tout va !

12- Avec l’ampleur qu’a pris Chwet, avez-vous déjà pensé à créer votre propre festival Bass Music sur plusieurs jours ?

On a déjà approché le projet de festival en organisant le festival Border qui ne proposait néanmoins qu’une seule soirée Bass Music. Ça reste néanmoins un projet que Live Nation, nos nouveaux partenaires, pourraient nous aider à réaliser !

13- Nous arrivons à la fin de cette interview, quelques mots/informations pour vos fans sur cette nouvelle édition Animalz qui nous attend ?

On a travaillé d’arrache-pied pour sortir un line up de 20 artistes, tous aussi fous les uns que les autres. Ils sont tout aussi pressés que vous d’en découdre. Et la scénographie surtout : je pense que beaucoup ne se sont toujours pas remis du travail réalisé sur la dernière édition ! Attendez-vous à quelque chose de très différent mais de tout aussi pharaonique !

IN SUB WE TRUST !!

Nous remercions le boss de Chwet pour avoir éclairé nos lanternes et répondu à nos questions, on se retrouve prochainement pour une autre Bass Interview et en attendant, rendez-vous au Dock Pullman samedi pour Zomboy, Dion Timmer, Trampa et bien d’autres !!!

Facebook de Chwet

BASS IS LIFE, BASS FOR LIFE

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