Bass Interview #12 : Dirtyphonics

Stoner Music a cette fois réussi à décrocher une interview auprès du fameux groupe français Dirtyphonics, légendes de la Bass Music et icônes sur la scène internationale. Ce long entretien avec nos frenchies nous a permit d’en apprendre un peu plus sur l’histoire de ce trio, anciennement quatuor, principalement basé à Los Angeles.

1- Il n’est pas commun de voir quatre membres dans un groupe de Bass Music. Pouvez-vous nous en dire plus sur la production et le mix à ce niveau-là ? Et comment se fait-il que vous ne soyez plus que trois ?

Nous ne sommes pas les seuls à avoir une dynamique de groupe. Pendulum, Bad Company sont d’autres exemples de groupes emblématiques de la Bass Music mais c’est vrai que ça reste assez marginal. En studio, on n’a pas de méthode prédéfinie, on fait ça au feeling. Ça nous arrive de commencer des tracks chacun de notre côté ou alors de se poser tous ensemble et de partir sur une idée commune. Avec le temps qu’on passe sur la route, on a appris très vite à écrire dans les avions, les chambres d’hôtels, en backstage … On est d’ailleurs en train de répondre à cette interview en volant au-dessus de l’Atlantique.

Thomas a quitté le groupe en 2013 pour se concentrer sur sa peinture et passer plus de temps avec sa famille. Vivre sur la route c’est une vie ultra-intense où tu rencontres énormément de personnes et tu vis des moments magiques mais tu es loin des tiens, tes potes, ta famille.

2- Vivez-vous en France ?

Charly et Pitch ont déménagé à Los Angeles fin 2014. Julien vit encore à Paris, où nous avons toujours un studio. Dès qu’on joue en Europe on essaye de trouver du temps pour passer par Paris et se retrouver tous les 3 au studio pour faire du son.

3- Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à déménager pour vivre à Los Angeles ?

La plupart des gens qui travaillent avec nous sont basés là-bas et c’était plus simple pour nous de se rapprocher. Ça faisait déjà 5 ans qu’on y passait plusieurs fois par an et l’idée nous trottait dans la tête. La plupart de nos potes musiciens habitent ici aussi et quand tu as envie de faire quelque chose tu trouves assez facilement des gens qui veulent participer et travailler avec toi. En France on a entendu trop de fois la réponse « non » quand on arrivait avec quelque chose de nouveau, c’est pour ça qu’on s’est vite tourné vers l’étranger. Et le climat californien… se lever et checker ses mails au bord de la piscine en plein janvier par 25 degrés ça n’a pas de prix !

4- Ressentez-vous une différence entre le public américain et le public européen lors de vos shows ?

Oui bien sur. Ils n’écoutent pas la même musique au même moment. Les genres musicaux évoluent différemment en fonction de s’ils sont créés en Europe ou aux US. On a vu le Dubstep naitre en Europe et tout ce qui est Hyrid ou Trap aux US. Les Américains ont une attention beaucoup plus courte qu’en Europe (même si c’est plutôt générationnel que géographique) et une culture de la musique électronique plus récente. C’est assez cool d’ailleurs de jouer sur les deux continents et de faire des sets différents.

5-  Quelles sont vos passions dans la vie en dehors de la musique ?

La musique occupe la majorité de notre temps mais on continue à skater.

6- En 2014 vous avez eu l’honneur d’accompagner Excision pendant sa tournée aux côtés de ILL Gates, que pouvez-vous nous dire sur cela ? Des souvenirs particuliers, des anecdotes à partager ? Cette tournée a-t-elle eu un impact sur votre notoriété ?

65 dates en 3 mois, 2 bus, 2 semi-remorques remplies de matos, 24 lascars, c’est sur qu’on a d’innombrables souvenirs et histoires de fou. Une tournée comme ça, ça se vit, ça ne se raconte pas. Jouer devant des milliers de personnes tous les soirs ça a forcément un impact sur ta notoriété et c’est un gros kiff !

7- Qu’est-ce que vous espérez en 2016 pour les Dirtyphonics ?

L’année a très bien commencé ! On a gagné le DJmag award de meilleur groupe Électro français, on est parti sur la route avec notre “Neckbreaker Tour” en compagnie de Funtcase et Habstrakt. On a fait plus de 25 dates entre les US et le Canada et on a voyagé non stop entre l’Europe et les US pendant l’été pour la saison des festivals. Côté musique, après avoir sorti “Neckbreaker” et “Holy Sh!t” on est en train de finaliser notre prochain EP et on organise un world tour pour la sortie qui commence en Australie et en Nouvelle-Zélande. On a aussi pas mal de surprises musicales à venir dont on ne peut pas encore parler donc on est bien occupés.

8- Vous êtes bookés un peu partout dans le monde et voyagez énormément, quelle est votre destination favorite ? Y a-t-il un pays que vous rêvez encore de visiter ?

Il y a tellement d’endroits qu’on a kiffé… Des endroits où on aimerait aller jouer et où on n’est pas encore allé il y a l’Afrique du Sud, la Chine ou encore l’Amérique du Sud (Argentine, Chili, Colombie) …

9- On est venus vous voir lors de la dernière édition d’Animalz où vous étiez tous les trois. C’était génial de chanter les 2 ans d’Animalz et vous nous avez offert une exclu, c’était une date un peu spéciale pour vous non ?!

Paris c’est toujours une date spéciale pour nous. C’est la maison, la famille, les potos … Et évidemment Animalz c’est un truc de fou ! 6000 basseux réunis pour une soirée à Paris, on y rêvait quand on a commencé !

10- À l’époque où vous étiez encore quatre, vous vous produisiez en live set, pourquoi être passé au DJ set ?

La réponse est dans ta question. Nous ne sommes plus 4.

11- Comment voyez-vous votre projet Dirtyphonics évoluer avec le temps ? Julien est également producteur pour Tha Trickaz, Pitchin et Charly avez-vous envie vous aussi de créer un sideproject ou de vous investir dans un autre type de musique ?

On a toujours écrit de la musique en dehors de Dirtyphonics et qui te dit qu’on n’a pas déjà un side project ?

12- Quand vous avez lancé Dirtyphonics, aviez-vous pensé que votre groupe se développerait un jour à ce point ? Quelles sont les tracks qui vous ont le plus marqué à produire, celles dont vous êtes le plus fier ?

Quand on a commencé on ne pensait pas aller aussi loin et en même temps on ne s’est jamais fixés de limites. On ne s’interdit rien et on bosse comme des malades.
Les tracks les plus emblématiques de Dirtyphonics sont « Vandals », « Anonymous », « Where Are You Now », « Walk In The Fire », « Quarks », « Scary Monsters » Remix, « Power Now » …

13- On a adoré votre remix « Deviance » de Excision et Datsik, pensez-vous qu’un jour vous pourriez collaborer avec l’un d’eux ?

Datsik nous appelle toutes les semaines pour qu’on passe faire une collab dans son studio ! Nos emplois du temps à tous sont compliqués à gérer pour qu’on se retrouve dans la même ville au même moment mais on va y arriver. Pareil pour Excision, il faut qu’on prenne le temps de le faire.

14- Auriez vous un producteur encore peu connu que vous aimeriez prendre sous votre aile ?

Habstrakt ça compte ? *rires*  On reçoit des morceaux de jeunes producteurs tout le temps et certains font des trucs chanmés ! Muzzi par exemple nous fait bien kiffer en ce moment.

15- Quels sont les productions Bass Music qui vous ont le plus marqué en 2015 ?

Phiso – Jotaro, Decimal Bass – Work For Nothing, Ephwurd & Jauz – Rock The Party, Mind Vortex – Future Fold …

16- Quels sont les producteurs français que vous aimez le plus en ce moment ?

Tha Trickaz, Creaky Jackals, Habstrakt, Bad Joke, Niveau Zero.

17- Quel est le producteur avec qui vous adoreriez faire une collaboration ?

Flume, Pendulum, Noisia, Daft Punk…

18- Après avoir sorti « Irreverence » en 2014 peut-on espérer un nouvel album prochainement ?

Pour le moment on kiffe le format EP. Ça permet de sortir la musique plus vite. La manière de consommer la musique a tellement évolué qu’on ne ressent pas le besoin de faire d’album dans l’immédiat. Mais il ne faut jamais dire jamais.

19- Est-il possible qu’un jour les Dirtyphonics sortent un track Crossbreed ou Jump up ?

On est fermé à aucune saveur, en ce qui concerne le Jump Up allez écouter Dirtyphonics & Funtcase “Neckbreaker”.

20- Pour finir cette interview, auriez-vous un message à transmettre à vos fans ?

Merci de nous soutenir, de nous faire kiffer avec votre énergie aux shows et de nous faire marrer online !

Vous l’aurez deviné, après avoir franchi un cap en 2016 avec le Neckbreaker Tour, les Dirtyphonics ne comptent pas s’arrêter sur leur lancée avec notamment un nouvel EP que l’on attend de pied ferme chez Stoner Music.

Merci à Julien, Charly et Pitchin d’avoir pris le temps de répondre à nos questions !

Facebook et Soundcloud de Dirtyphonics

Écoutez « Walk in the Fire » de Dirtyphonics !

BASS IS LIFE, BASS FOR LIFE

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s